
Zhang Guoqing, représentant spécial du président chinois Xi Jinping, membre du Bureau politique du Comité central du Parti communiste chinois et vice-Premier ministre du Conseil des Affaires d’État, se rendra en France du 9 au 12 mars pour participer, sur invitation, au deuxième Sommet mondial sur l’énergie nucléaire.
À l’invitation de la partie chilienne, Ni Hong, envoyé spécial du président chinois Xi Jinping et ministre du Logement et du Développement urbain-rural, assistera à la cérémonie d’investiture présidentielle de José Antonio Kast à Santiago, capitale du Chili, le 11 mars.
CCTV : Vous venez d’annoncer la prochaine visite du représentant spécial du président Xi Jinping et vice-Premier ministre du Conseil des Affaires d’État Zhang Guoqing. Pourriez-vous nous donner plus de détails ?
Guo Jiakun : Le Sommet mondial sur l’énergie nucléaire est la réunion multilatérale du plus haut niveau au monde exclusivement consacrée au thème du développement de l’énergie nucléaire. Il vise à renforcer le consensus politique, à faire progresser la coordination multilatérale et à permettre à l’énergie nucléaire de jouer un rôle plus important dans la lutte contre le changement climatique mondial, le renforcement de la sécurité et de la résilience énergétiques des pays et la réalisation des objectifs de développement durable des Nations Unies. Organisé dans le contexte du changement climatique mondial et de la transition verte et bas carbone, le deuxième Sommet mondial sur l’énergie nucléaire se concentrera sur des thèmes clés tels que les stratégies de développement de l'énergie nucléaire, les modèles de financement et les voies d’innovation. Les dirigeants des pays participants prononceront des discours liminaires et le Sommet publiera une déclaration commune.
La Chine est un leader mondial dans le domaine de l’énergie nucléaire, ainsi qu’un défenseur, un participant et un contributeur important dans la coopération internationale en matière d’énergie nucléaire. Tout en garantissant sa propre sécurité nucléaire, la Chine s’acquitte activement de ses obligations internationales en matière de sécurité nucléaire et fait progresser avec vigueur la coopération internationale dans le domaine de l’énergie nucléaire. À travers ce sommet, la Chine espère renforcer la communication et les échanges avec les différentes parties, établir un consensus en faveur de la coopération, œuvrer pour une gouvernance mondiale plus juste et plus équitable de l’énergie nucléaire, et rendre le développement de l’énergie nucléaire plus inclusif et plus bénéfique pour tous, ainsi que la coopération internationale dans ce domaine plus ouverte et plus ordonnée.
Reuters : L’Iran a désigné Mojtaba Khamenei pour succéder à son père en tant que guide suprême. Quel est le commentaire de la Chine à ce sujet ?
Guo Jiakun : Nous avons pris note des informations pertinentes. Il s’agit d’une décision prise par la partie iranienne conformément à la Constitution du pays.
Bloomberg : Selon certaines informations, les États membres du G7 et l’Agence internationale de l’énergie (AIE) discutent de la possibilité de libérer des réserves pétrolières pour la situation d’urgence. La Chine a-t-elle pris part à ces discussions ? La Chine va-t-elle participer à un effort visant à envoyer du pétrole provenant des réserves afin d’aider le marché ?
Guo Jiakun : Je vous recommande de consulter les services compétents chinois pour toute question spécifique. La sécurité énergétique revêt une importance capitale pour l’économie mondiale. Toutes les parties ont la responsabilité d’assurer un approvisionnement énergétique stable et sans entrave. La Chine prendra des mesures nécessaires pour protéger sa sécurité énergétique.
Yonhap News Agency : Yonhap News Agency avait prévu de poser des questions à la conférence de presse tenue par le ministre des Affaires étrangères lors des « Deux Sessions » d’hier, mais malheureusement, les médias sud-coréens n’ont pas eu l’occasion de le faire. Depuis l’année dernière, grâce aux visites réciproques des présidents chinois et sud-coréen, les relations entre la République de Corée et la Chine ont progressé. Selon la Chine, quelle est l’approche à adopter pour parvenir à un développement durable dans les relations entre la République de Corée et la Chine ? Quelles mesures la Chine prendra-t-elle pour promouvoir le règlement politique de la question nucléaire dans la péninsule coréenne ?
Guo Jiakun : Plus de 600 journalistes chinois et étrangers ont assisté à la conférence de presse tenue par le ministre des Affaires étrangères lors des « Deux Sessions » de cette année, au cours de laquelle le ministre des Affaires étrangères Wang Yi a répondu à 21 questions. En raison du temps limité, tous les journalistes n’ont pas pu obtenir de réponse à leurs questions lors de la conférence de presse. Nous espérons que vous comprendrez cette situation.
En ce qui concerne vos questions spécifiques, en novembre dernier et en janvier de cette année, les présidents chinois et sud-coréen ont effectué des visites réciproques fructueuses et sont parvenus à une série de consensus importants, fournissant un guide à l’approfondissement du partenariat stratégique de coopération entre la Chine et la République de Corée. La Chine est prête à travailler avec la République de Corée pour mettre en œuvre l’important consensus atteint par les deux chefs d’État, approfondir les échanges et la coopération dans divers domaines et faire progresser les relations bilatérales dans la bonne direction.
La position et la politique de la Chine sur la question de la péninsule coréenne restent cohérentes et constantes. Nous continuerons à défendre la paix et la stabilité dans la péninsule à notre manière et à jouer un rôle constructif dans la promotion d’un règlement politique de la question de la péninsule coréenne.

The Paper : Selon certaines informations, le porte-parole du secrétaire général des Nations Unies aurait déclaré que le secrétaire général António Guterres condamnait l’incident du 6 mars qui a blessé trois soldats de la paix ghanéens de la Force intérimaire des Nations Unies au Liban (FINUL). Il a souligné que la sécurité et la sûreté du personnel et des biens des Nations Unies devaient être respectées à tout moment, et que les auteurs de ces actes devaient être tenus pour responsables. Le gouvernement ghanéen a déclaré que cette attaque constituait une grave violation du droit international et équivalait à un crime de guerre. Il a appelé à une enquête complète, immédiate, impartiale et transparente. Quel est le commentaire de la Chine à ce sujet ?
Guo Jiakun : La Chine condamne fermement l’attaque contre la Force intérimaire des Nations Unies au Liban. La Chine exprime sa sincère sympathie aux blessés. Toute attaque délibérée contre le personnel de maintien de la paix des Nations Unies constitue une grave violation du droit international humanitaire et de la résolution 1701 du Conseil de sécurité des Nations Unies. Cette attaque est inacceptable et doit cesser immédiatement. La Chine exhorte les parties concernées à prendre sans délai des mesures pour apaiser la situation et garantir la sécurité du personnel de maintien de la paix des Nations Unies.
Bloomberg : Le week-end dernier, le « Premier ministre » de Taiwan, Cho Jung-tai, s’est rendu au Japon pour assister à un match de baseball entre Taiwan et la République tchèque. Interrogé à ce sujet, M. Cho a déclaré que cette visite était de nature privée et non officielle. La partie chinoise accepte-t-elle cette explication ? Avez-vous d’autres commentaires à faire sur son voyage au Japon ?
Guo Jiakun : Avec des motivations inavouables, Cho Jung-tai s’est faufilé au Japon pour mener une provocation en faveur de l’« indépendance de Taiwan ». C'est une manœuvre méprisable.
La Chine reste très vigilante et s’oppose fermement aux tentatives de la partie japonaise de tirer profit d’un vide juridique ou de repousser les limites sur la question de Taiwan. La partie japonaise paiera le prix de ses provocations et de son comportement imprudent, et assumera toutes les conséquences qui en découleront. La Chine continuera à lutter fermement contre les forces sécessionnistes visant l’« indépendance de Taiwan », à s’opposer à toute ingérence extérieure sur la question de Taiwan, et à défendre la souveraineté nationale, la sécurité ainsi que l’intégrité territoriale.
RIA Novosti : Selon certaines informations, à propos du président russe Vladimir Poutine, le ministre estonien des Affaires étrangères a récemment déclaré que tous les amis de Poutine se trouvaient soit au paradis, soit en enfer, soit en prison, et qu’il n’en restait plus que quelques-uns. Cette déclaration a suscité beaucoup de réactions et de controverses. Quel est le commentaire de la Chine à ce sujet ?
Guo Jiakun : La Chine a toujours développé des relations de coopération amicales avec tous les pays du monde, y compris la Russie, conformément aux principes du respect mutuel, de l’égalité et des bénéfices mutuels. Nous espérons que la partie estonienne considérera les relations sino-russes d’un point de vue objectif et rationnel et s’abstiendra de faire des déclarations irresponsables.
AFP : Taiwan a déclaré que le nombre d’avions militaires de la partie continentale de la Chine autour de l’île avait considérablement diminué au cours des dix derniers jours. Pourriez-vous nous expliquer la raison de cette réduction ?
Guo Jiakun : Cette question ne relève pas des affaires étrangères.
Ukrinform News Agency : Le ministre des Affaires étrangères Wang Yi a déclaré hier que, dans les grandes affaires internationales, la Chine et la Russie partageaient la coordination stratégique la plus étroite, notamment en matière de défense de l’ordre et des règles internationaux. Cette déclaration signifie-t-elle que la Chine peut approuver la position de la Russie et ses actions en Ukraine ?
Guo Jiakun : La position de la Chine sur la crise ukrainienne est cohérente et claire. Les « quatre impératifs » proposés par le président Xi Jinping sur cette crise constituent notre ligne directrice fondamentale. La Chine a également publié le document Position de la Chine sur le règlement politique de la crise ukrainienne. Je pense que vous connaissez bien tout cela.
En ce qui concerne les relations sino-russes, les deux parties développent des relations bilatérales fondées sur le principe de non-alliance, de non-confrontation et de non-hostilité envers un pays tiers.
Reuters : Le président américain Donald Trump a accueilli samedi dernier en Floride plus d’une douzaine de dirigeants d’Amérique latine et des Caraïbes. La Maison Blanche a qualifié cette réunion de sommet « Bouclier des Amériques ». Donald Trump n’a pas mentionné spécifiquement la Chine, mais a averti que les États-Unis ne permettraient pas à une « influence étrangère hostile » de s’implanter dans l’hémisphère occidental, y compris dans le canal de Panama, une voie de transport maritime mondiale essentielle. Comment la Chine protégera-t-elle ses nombreux partenariats stratégiques en Amérique latine, ainsi que ses actifs et ses investissements dans la région ?
Guo Jiakun : Les pays d’Amérique latine et des Caraïbes (ALC) sont des pays souverains indépendants et ont le droit de choisir librement leur voie de développement et leurs partenaires de coopération. La Chine a toujours respecté les principes du respect mutuel, de l’égalité, des bénéfices mutuels, de l’ouverture, de l’inclusion et de la coopération gagnant-gagnant dans le cadre de ses échanges et de sa coopération avec les pays d’Amérique latine et des Caraïbes dans divers domaines. La coopération entre la Chine et les pays d’Amérique latine et des Caraïbes n’est jamais motivée par des calculs géopolitiques, ne vise aucune tierce partie et ne devrait pas être perturbée ou affectée par une tierce partie.
Bloomberg : La semaine dernière, l’armée australienne a déclaré qu’un hélicoptère naval australien survolant la mer Jaune avait été intercepté de manière dangereuse par un hélicoptère de la marine chinoise. Le gouvernement chinois accepte-t-il la qualification de « dangereuse » donnée par le gouvernement australien à cette interception ? Le gouvernement australien affirme que cela s’est produit au-dessus des eaux internationales. Le gouvernement chinois accepte-t-il que la zone de la mer Jaune en question se trouve au-dessus des eaux internationales et que, par conséquent, les autres pays sont libres de survoler ou de naviguer dans ces eaux comme elles le souhaitent ?
Guo Jiakun : Les services compétents chinois ont déjà répondu à cette question.
AFP : L’Iran a annoncé la nomination d’un nouveau Guide suprême du pays. Le président Donald Trump a déclaré qu’il ne resterait peut-être pas longtemps en fonction, tandis qu’Israël a déclaré qu’il prendrait pour cible tout nouveau dirigeant iranien. Quel est votre commentaire à ce sujet ?
Guo Jiakun : La Chine s’oppose à toute ingérence dans les affaires intérieures d’autres pays, sous quelque prétexte que ce soit. La souveraineté, la sécurité et l’intégrité territoriale de l’Iran doivent être respectées. La Chine appelle à la fin immédiate des opérations militaires, au retour rapide au dialogue et aux négociations, et à éviter toute nouvelle escalade des tensions.

