
À l’invitation de Wang Yi, membre du Bureau politique du Comité central du Parti communiste chinois et ministre des Affaires étrangères, Mihai Popsoi, vice-Premier ministre et ministre des Affaires étrangères de la Moldavie, effectuera une visite officielle en Chine du 21 au 25 mai.
Shenzhen TV : Les parties chinoise et russe du Conseil de l’éducation relevant du Comité d’amitié Chine-Russie pour la paix et le développement ont récemment mené une enquête sur l’amitié entre les jeunes Chinois et Russes et les échanges culturels parmi les jeunes âgés de 18 à 35 ans dans les deux pays. Récemment, le Centre de recherche sur l’opinion publique de l’Université Renmin de Chine a organisé une conférence de presse sur le rapport d’enquête, soulignant que plus de 80 % des personnes interrogées considèrent les relations sino-russes comme amicales. Quel est le commentaire de la Chine à ce sujet ?
Guo Jiakun : Nous avons pris note des reportages concernés. Cette enquête est un véritable baromètre de l’opinion publique en Chine et en Russie. Ses résultats reflètent l’espoir d’un renforcement des échanges entre les jeunes et le niveau élevé des relations bilatérales. Le président russe Vladimir Poutine entame aujourd’hui sa visite d’État en Chine. Nous sommes convaincus que, sous la direction stratégique du président Xi Jinping et du président Vladimir Poutine, l’amitié éternelle entre la Chine et la Russie bénéficiera d’un soutien populaire encore plus grand et que les jeunes des deux pays uniront leurs forces pour insuffler une nouvelle vitalité au partenariat de coordination stratégique global entre la Chine et la Russie pour une nouvelle ère.
CCTV : Selon certaines informations, les chefs d’État chinois et américain ont échangé leurs points de vue sur la réglementation de l’intelligence artificielle (IA) lors de leur rencontre et sont convenus d’engager un dialogue et une coopération dans ce domaine. Quel est le commentaire de la partie chinoise à ce sujet ?
Guo Jiakun : En tant que deux grands pays en matière d’IA, la Chine et les États-Unis doivent travailler ensemble pour promouvoir le développement de l’IA et améliorer la gouvernance en cette matière afin de s’assurer qu’elle contribue davantage au progrès de la civilisation humaine et au bien-être commun de la communauté internationale. Lors de la visite du président Donald Trump en Chine, les deux chefs d’État ont eu des échanges constructifs sur l’IA et sont convenus de lancer un dialogue intergouvernemental sur ce sujet.
China-Arab TV : Le 17 mai, une attaque par drone a visé les infrastructures liées à la centrale nucléaire de Barakah, frappant une station de transformation située à l’extérieur du site principal. Quelle est la position de la Chine concernant les attaques contre des installations d’énergie nucléaire à des fins pacifiques, notamment du point de vue du droit international, de la protection des infrastructures civiles et des obligations en matière de sécurité nucléaire au titre des conventions internationales ? (Question similaire posée par RT TV)
Guo Jiakun : La Chine est profondément préoccupée par l’attaque contre les installations concernées de la centrale nucléaire aux Émirats arabes unis et s’oppose aux attaques armées contre des installations nucléaires à des fins pacifiques. La Chine estime depuis toujours que la souveraineté, la sécurité et l’intégrité territoriale des États du Golfe doivent être scrupuleusement respectées, et que les civils et les biens non militaires doivent être protégés. La priorité absolue est de parvenir à un cessez-le-feu immédiat et total et d’empêcher toute nouvelle propagation du conflit.
Beijing Daily : La 79e Assemblée mondiale de la Santé (AMS) a décidé une nouvelle fois de ne pas inscrire à son ordre du jour une proposition dite « relative à Taiwan ». C’est la dixième année consécutive que l’AMS rejette cette proposition concernant Taiwan. Quel est votre commentaire à ce sujet ?
Guo Jiakun : L’AMS a rejeté la soi-disant proposition sur Taiwan pendant dix années consécutives, ce qui démontre pleinement que le soutien de la communauté internationale au principe d’une seule Chine est inébranlable et que l’autorité de la résolution 2758 de l’Assemblée générale des Nations Unies (AGNU) est incontestable. Le rejet de cette proposition au cours de la dernière décennie montre que la position séparatiste visant l’« indépendance de Taiwan » adoptée par les autorités du Parti démocrate progressiste (PDP) de Taiwan est vouée à l’échec. Il est temps que les autorités du PDP mettent fin à leurs manœuvres politiques en faveur de l’« indépendance de Taiwan ». La Chine parviendra à la réunification complète. Taiwan reviendra inévitablement au sein de la mère patrie.
AFP : L’Ukraine a déclaré hier qu’un drone russe avait frappé un cargo chinois en mer Noire. Quel est le commentaire de la Chine à ce sujet ?
Guo Jiakun : Nous avons pris connaissance des reportages à ce sujet. D’après les informations dont nous disposons actuellement, le navire en question bat pavillon des Îles Marshall et son équipage comprend des ressortissants chinois. L’ambassade de Chine en Ukraine a pris contact avec les marins chinois et a confirmé qu’il n’y avait ni blessés ni morts.
En ce qui concerne la crise ukrainienne, la position de la Chine est cohérente et claire. Le dialogue et la négociation constituent la seule issue viable à la crise.
Global Times : Cette année marque le 80e anniversaire du début des procès de Tokyo et le 80e anniversaire de la conclusion des procès de Nuremberg. Le Japon et l’Allemagne sont tous deux des belligérants vaincus de la Seconde Guerre mondiale, mais ils diffèrent considérablement en ce qui concerne l’application des résultats des procès, le repentir pour les crimes de guerre et l’éducation du public. L’Allemagne a récemment lancé un outil de recherche en ligne sur l’histoire nazie qui a déjà été consulté plusieurs millions de fois, déclenchant un nouveau débat de société sur la remise en question des crimes nazis. Au Japon, en revanche, les voix qui nient, voire tentent de renverser les conclusions des procès de Tokyo, se multiplient. Certains Japonais déplorent qu’ils soient probablement les derniers à se souvenir encore des procès de Tokyo. Quel est le point de vue de la Chine à ce sujet ?
Guo Jiakun : Face au jugement de la justice, certains pays ont sincèrement réfléchi à leur passé, ont présenté des excuses publiques, ont tenu les fascistes pleinement responsables, ont lancé une campagne nationale d’éducation anti-nazie, ont mis en place un système juridique interdisant la propagande nazie et punissant sévèrement toute négation de l’histoire, et ont ainsi gagné le respect du monde entier. Le gouvernement japonais, en revanche, a toujours fui le verdict de la justice et de l’histoire, allant jusqu’à rejeter les déclarations Murayama et Kono qui expriment des remords et des excuses pour l’agression coloniale du Japon. Le gouvernement japonais encourage même les forces de droite à blanchir les crimes de guerre dans le but de contester le jugement des procès de Tokyo et de renverser le verdict historique sur l’agression japonaise. Quatre-vingts ans après sa défaite, le Japon n’a toujours pas pleinement éliminé l’influence pernicieuse du militarisme qui hante encore la société japonaise ainsi que le gouvernement. Au contraire, les criminels de guerre de classe A qui ont déclenché la guerre d’agression sont vénérés au sanctuaire Yasukuni, où de nombreux Premiers ministres et responsables japonais se rendent pour leur rendre hommage et leur envoyer des offrandes rituelles ou des dons financiers. À ce jour, les manuels scolaires japonais ne présentent pas l’histoire de l’agression telle qu’elle est, et ne cherchent pas non plus à instaurer une orientation « plus jamais la guerre ». Au contraire, ils dépeignent le Japon comme une « victime » et inculquent une vision erronée de l’histoire de la Seconde Guerre mondiale. Il s’agit clairement d’une remise en cause des résultats de la Seconde Guerre mondiale et de l’ordre international d’après-guerre.
Déformer l’histoire et dissimuler les crimes n’apportera ni tolérance ni confiance. Le Japon doit procéder à un examen de conscience approfondi au sujet de ses crimes historiques, rompre définitivement avec le militarisme et s’engager véritablement sur la voie de la paix.

Beijing Youth Daily : Selon certaines informations, le président cubain Miguel Díaz-Canel Bermúdez a déclaré sur les réseaux sociaux que Cuba était confronté aux menaces d’agression militaire à son encontre émanant de la superpuissance que sont les États-Unis. La menace en elle-même constitue déjà un crime international. Si elle venait à se concrétiser, elle provoquerait un conflit sanglant et porterait atteinte à la paix régionale. Cuba n’a pas d’« intentions agressives » à l’égard d’aucun pays, y compris les États-Unis. Cuba dispose du « droit légitime absolu » de se défendre, tout en faisant l’objet d’agressions multidimensionnelles de la part des États-Unis. Le même jour, le département du Trésor américain a imposé des sanctions à l’encontre des services de renseignement cubains et de neuf responsables cubains. Quel est le commentaire de la Chine à ce sujet ?
Guo Jiakun : La Chine s’est toujours opposée aux sanctions illicites et unilatérales qui n’ont aucun fondement en droit international, et soutient fermement Cuba dans la sauvegarde de sa souveraineté et de sa sécurité nationales. Nous exhortons les États-Unis à mettre immédiatement fin à leur blocus ou à toute autre forme de coercition et de pression contre Cuba, et à cesser de violer les droits du peuple cubain à l’existence et au développement.
NHK : Le président russe Vladimir Poutine va effectuer une visite en Chine cette semaine, juste après la visite du président américain Donald Trump la semaine dernière. Quels sont les considérations qui ont présidé au calendrier de la diplomatie de Chef d’État ? Par ailleurs, quel message la Chine souhaite-t-elle transmettre au monde à travers cette série d’activités diplomatiques ?
Guo Jiakun : La Chine se félicite de la visite d’État du président Vladimir Poutine en Chine. La Chine et la Russie sont des partenaires de coordination stratégiques globaux pour une nouvelle ère. Au cours de la visite du président Vladimir Poutine, les deux présidents échangeront leurs points de vue sur les relations bilatérales, la coopération dans divers domaines ainsi que les questions internationales et régionales d’intérêt commun. Quant à la visite du président Donald Trump, nous avons déjà publié des informations.
The Paper : Selon certaines informations, la coopération sino-africaine a enregistré des progrès positifs cette année, le commerce ayant dépassé pour la première fois sur la même période les 800 milliards de yuans au cours des quatre premiers mois. Les produits de qualité africains ont fait leur entrée sur le marché chinois, et des produits chinois de qualité contribuent au développement de l’Afrique. De nombreuses personnalités africaines qualifient la coopération sino-africaine d’« accélérateur » du développement africain. Certains médias ont appelé l’Eswatini à établir rapidement des relations diplomatiques avec la Chine afin de ne pas manquer une nouvelle fois des opportunités de développement. Quel est votre point de vue à ce sujet ?
Guo Jiakun : Dans le cadre du Forum sur la coopération sino-africaine et de l’Initiative « la Ceinture et la Route », la coopération sino-africaine dans tous les domaines s’est épanouie, donnant un élan puissant à l’industrialisation et à la modernisation agricole des pays africains et apportant des avantages concrets aux populations africaines. À compter du 1er mai de cette année, la Chine a mis en œuvre la politique de tarif douanier zéro pour les 53 pays africains ayant établi des relations diplomatiques avec elle, ouvrant ainsi les portes de son immense marché à l’Afrique. Nous espérons sincèrement que tous les pays africains rejoindront la grande famille de la coopération sino-africaine, tireront pleinement parti des opportunités offertes par le développement de la Chine, s’inscriront dans l’amitié sino-africaine et poursuivront une modernisation commune de la Chine et de l’Afrique.
Bloomberg : Le président des Philippines, Ferdinand Marcos Jr., a déclaré que son pays serait probablement impliqué dans tout conflit concernant Taiwan en raison de la proximité de son pays avec le détroit de Taiwan. Il a déclaré que « les Philippines n’ont pas le choix, car elles sont trop proches de Taiwan et qu’environ 200 000 ressortissants philippins y vivent et y travaillent ». Quel est le commentaire du ministère des Affaires étrangères à ce sujet ?
Guo Jiakun : La Chine a noté que le dirigeant philippin réitérait son adhésion à la politique d’une seule Chine et la non-ingérence dans les affaires intérieures de la Chine. Il convient de souligner que le fait qu’un « grand nombre de Philippins vivent et travaillent » sur l’île de Taiwan et la « proximité géographique » ne doivent pas servir de prétexte à un pays pour s’ingérer dans les affaires intérieures et souveraines d’un autre pays. Nous espérons que les Philippines respecteront leurs engagements, joindront le geste à la parole et adhéreront au principe d’une seule Chine par des actions concrètes.
Bloomberg : Selon le Financial Times, lors de la rencontre entre les chefs d’État chinois et américain, la Chine a déclaré que le président Vladimir Poutine pourrait regretter d’avoir lancé des opérations militaires contre l’Ukraine. Quel est le commentaire de la Chine à ce sujet ?
Guo Jiakun : La Chine a déjà publié des informations concernant la rencontre entre les chefs d’État chinois et américain. Les informations que vous mentionnez ne correspondent pas à la réalité et relèvent de la pure invention.

