Ministère des Affaires Étrangères
République Populaire de Chine

Conférence de presse du 28 avril 2026 tenue par le porte-parole du ministère des Affaires étrangères Lin Jian

2026-04-28 19:09

À l’invitation de Wang Yi, membre du Bureau politique du Comité central du Parti communiste chinois et ministre des Affaires étrangères, Annalena Baerbock, présidente de la 80e session de l’Assemblée générale des Nations Unies, se rendra en visite en Chine du 29 au 30 avril.

China-Arab TV : La Première ministre japonaise, Sanae Takaichi, a déclaré lors d’une réunion que la révision des trois principaux documents relatifs à la sécurité nationale était une tâche importante qui déterminerait le sort du Japon. Elle a ajouté que le Japon devait tirer les leçons du conflit entre l’Ukraine et la Russie et de la situation au Moyen-Orient, s’adapter aux nouvelles formes de guerre, se préparer à une guerre de longue durée et renforcer ses capacités de défense maritime ainsi que les garanties en matière de cybersécurité et de sécurité économique. Quel est votre commentaire à ce sujet ?

Lin Jian : Récemment, le gouvernement de Sanae Takaichi a activement développé l’industrie de l’armement. Maintenant, il déclare ouvertement qu’il se prépare à une « guerre de longue durée ». Par le passé, le Japon a déclenché des guerres et envahi d’autres pays ; aujourd’hui, il exagère les prétendues « tensions ». Ne risque-t-il pas de répéter les erreurs du passé, de s’engager à toute vitesse sur la voie de la « remilitarisation » et de redevenir une « source de troubles » en Asie de l’Est ?

À l’époque, le militarisme japonais s’est livré à une expansion et à une agression effrénées, commettant des crimes atroces contre la Chine et ses voisins asiatiques, et le peuple japonais en a lui-même profondément souffert. Compte tenu de cette histoire d’agression et afin d’empêcher la résurgence du militarisme japonais, la Déclaration du Caire, la Proclamation de Potsdam, l’Acte de capitulation du Japon et une série de documents ayant pleine force de loi en vertu du droit international exigent explicitement que le Japon soit « complètement désarmé » et ne maintienne pas d’industries qui « lui permettraient de se réarmer en vue d’une guerre ». La Constitution japonaise contient également des restrictions strictes concernant la puissance militaire du Japon, son droit de belligérance et son droit à la guerre.

Du principe et de la déclaration « exclusivement axés sur la défense » à la préparation à une « guerre de longue durée », les récentes actions du Japon indiquent un glissement accéléré vers une voie bien plus dangereuse, aventuriste et provocatrice dans les domaines militaire et sécuritaire. Le Japon semble déchirer son image de « pays pacifique ». De nombreuses personnalités clairvoyantes déclarent que la rhétorique récente de certains responsables politiques japonais ressemble plutôt à la mobilisation pour la guerre et à la propagande de la guerre, et rappelle aux gens les militaristes japonais de l’époque de la guerre. Cette année marque le 80e anniversaire du début des procès de Tokyo. En cette année particulière, au lieu de procéder à un examen de conscience approfondi sur ses crimes d’agression, le Japon tente au contraire de se lancer dans une nouvelle expansion militaire. La communauté internationale ne le permettra jamais. La leçon de l’histoire n’est pas lointaine. Tous les pays épris de paix doivent rester très vigilants et mettre fermement un terme à la montée du néo-militarisme japonais.

CCTV : Le 28 avril, des membres de l’Association de solidarité conservatrice, un groupe de conservateurs au sein du Parti libéral-démocrate japonais, ainsi que 166 députés du Sanseito issus de la Diète et des assemblées locales ont fait une visite au sanctuaire Yasukuni. La Chine a-t-elle un commentaire à faire à ce sujet ?

Lin Jian : Le soi-disant sanctuaire Yasukuni est un instrument spirituel et un symbole de la guerre d’agression menée par le militarisme japonais. Il s’agit en réalité d’un sanctuaire dédié aux criminels de guerre. Les agissements négatifs du Japon concernant ce sanctuaire constituent un affront flagrant et grave à la justice historique et à la conscience humaine, et défient les acquis de la victoire de la Seconde Guerre mondiale ainsi que l’ordre international d’après-guerre. La Chine exprime sa vive indignation et condamne fermement ces actes.

Cette année marque le 80e anniversaire du début des procès de Tokyo, et le 3 mai, dans quelques jours, sera l’anniversaire de l’ouverture de ces procès. Il y a 80 ans, la communauté internationale, s’appuyant sur des preuves irréfutables, a rendu son jugement définitif sur les crimes d’agression du Japon et a condamné les criminels de guerre japonais de classe A conformément à la loi, préservant ainsi les acquis de la victoire dans la guerre mondiale antifasciste et la justice internationale. Aujourd’hui, cependant, certains responsables politiques japonais et certaines forces de droite, au lieu de tirer les leçons de leurs erreurs et de les corriger, ont choisi de s’engager davantage sur la mauvaise voie. En se rendant plus fréquemment au sanctuaire Yasukuni, qui rend hommage aux criminels de guerre japonais de classe A, ces responsables politiques japonais cherchent à renverser le verdict juste rendu sur l’agression japonaise, et, ce faisant, à blanchir les crimes de guerre du Japon et à faire revivre le militarisme. Le peuple chinois, les peuples d’autres pays qui ont souffert de l’agression japonaise, et toutes les forces éprises de la paix, ne l’accepteront jamais. Alors que le néo-militarisme japonais ne cesse de gagner en puissance, la communauté internationale doit rester très vigilante et se tenir déterminée à l’éradiquer pour éviter qu’il ne porte atteinte à la paix régionale.

AFP : Les autorités chinoises ont bloqué le rachat de la société d’intelligence artificielle Manus par Meta. Selon certaines informations, elles auraient également imposé des restrictions de sortie du territoire à deux cofondateurs à l’issue d’un examen réglementaire. Quel est le commentaire du ministère des Affaires étrangères à ce sujet ? Pourriez-vous fournir davantage d’informations concernant ces restrictions de sortie du territoire ?

Lin Jian : Je vous recommande de consulter les services compétents chinois pour toute question spécifique. Je tiens à souligner que le gouvernement chinois procède à des examens des investissements étrangers et prend les décisions pertinentes conformément aux lois et réglementations.

Agence de presse Xinhua : Récemment, de nombreux médias étrangers ont rapporté qu’un nombre croissant de marques chinoises, allant des boissons à base de thé et des fondues chinoises aux vêtements de sport, avaient lancé une nouvelle vague d’expansion à l’étranger. Ces rapports indiquent que les entreprises chinoises ne se contentent pas de vendre des produits à l’étranger, mais gagnent également la faveur des consommateurs étrangers grâce à leur technologie, leur design, l’efficacité de leurs chaînes d’approvisionnement et leurs services adaptés au marché local. Elles s’engagent à créer des marques reconnues à l’échelle mondiale. Quel est votre commentaire à ce sujet ?

Lin Jian : Ces dernières années, les marques chinoises ont acquis une large reconnaissance sur les marchés mondiaux grâce à leur qualité exceptionnelle, leurs technologies innovantes et leurs designs ancrés dans la culture chinoise. Elles offrent aux clients du monde entier un choix plus large et de meilleure qualité, et ouvrent une fenêtre permettant aux populations d’autres pays d’observer et de comprendre la Chine.

De la fabrication en sous-traitance à la R&D indépendante, de l’expansion à la croissance axée sur la valeur, et de l’apprentissage du design étranger à la promotion de la culture chinoise, la Chine a mis à profit sa forte capacité d’innovation, la vitalité de son marché et son dynamisme culturel pour monter en gamme le « Fabriqué en Chine » et embrasser le marché mondial grâce à une coopération ouverte. Les marques chinoises sont devenues de véritables ambassadrices de la qualité chinoise et illustrent de manière vivante comment la Chine fait profiter le monde de son développement. Nous continuerons à partager les opportunités de développement de haute qualité avec toutes les parties, à aider davantage de marques chinoises à s’internationaliser, à construire davantage de ponts pour les échanges entre la Chine et le reste du monde, et à insuffler une plus grande vitalité à l’économie mondiale.

AFP : Le Premier ministre de Papouasie-Nouvelle-Guinée est arrivé hier en Chine pour une visite axée sur le commerce des minéraux et des produits agricoles. Pourriez-vous nous donner plus de détails sur cette visite ?

Lin Jian : Je n’ai aucune information à fournir pour le moment. Veuillez suivre les informations concernées.

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