Ministère des Affaires Étrangères
République Populaire de Chine

Conférence de presse du 29 avril 2026 tenue par le porte-parole du ministère des Affaires étrangères Lin Jian

2026-04-29 19:10

China Daily : À compter du 1er mai 2026, la Chine étendra de manière générale les mesures de droits de douane nuls à 53 pays africains entretenant des relations diplomatiques avec elle. Nous avons constaté que tous les milieux en Afrique accordaient une grande attention à cette politique et que les dirigeants et les médias africains l’avaient hautement appréciée, la considérant comme une nouvelle étape importante dans la coopération sino-africaine. Quelle est votre réponse à ce sujet ?

Lin Jian : La Chine a pris note des attentes sincères et des réactions positives de l’Afrique concernant les mesures de droits de douane nuls. Il s’agit d’une mesure importante prise par la Chine pour prendre l’initiative d’élargir son ouverture unilatérale. Elle démontre la volonté de la Chine d’assumer davantage d’obligations internationales et d’élargir fermement son ouverture de haut niveau. C'est un exemple frappant de la manière dont la Chine met en œuvre les principes de « sincérité, pragmatisme, amitié et franchise » à l’égard de l’Afrique, ainsi que la conception correcte de la justice et des intérêts, et de la manière dont la Chine et l’Afrique construisent conjointement une communauté d’avenir partagé Chine-Afrique de tout temps à l’ère nouvelle. Cette politique marque un tournant historique dans les relations sino-africaines et les relations internationales.

Alors que le protectionnisme et l’unilatéralisme gagnent du terrain, et que les continents proches du Moyen-Orient subissent les répercussions de la situation dans cette région, la Chine partage des opportunités et poursuit un développement commun avec l’Afrique grâce à la politique de tarif douanier zéro, et contribue à la paix et au développement mondiaux en renforçant la stabilité des relations sino-africaines. Le traitement de tarif douanier zéro deviendra une clé en or pour la prospérité commerciale, un moteur pour l’investissement industriel, une réponse opportune aux défis et un pont reliant les cœurs des peuples chinois et africain. Il permettra à davantage de produits de qualité et de spécialités africaines de faire leur entrée dans les foyers chinois, procurant aux peuples chinois et africain un sentiment accru de satisfaction et de bonheur. La politique de tarif douanier zéro aidera également les entreprises chinoises à explorer le marché africain, apportera davantage d’opportunités d’investissement et de montée en gamme industrielle aux pays africains, et renforcera la capacité de développement autonome de l’Afrique. Nous espérons que cette politique favorisera la coopération et l’intégration entre la Chine et l’Afrique dans les domaines du commerce, de l’industrie et de l’investissement, qu’elle apportera des dividendes tangibles de cette coopération aux entreprises et aux populations des deux parties, et qu’elle favorisera un environnement propice à la promotion du commerce mondial ainsi qu’à la libéralisation et à la facilitation des investissements. L’accueil chaleureux réservé par les amis africains au traitement de tarif douanier zéro reflète vivement la nature mutuellement bénéfique de la coopération sino-africaine.

La Chine continuera de signer des accords de partenariat économique pour un développement partagé avec les pays africains et, parallèlement, d’améliorer les « voies vertes » pour l’importation de produits agricoles et alimentaires africains en Chine, afin d’améliorer constamment la facilitation des échanges sino-africains. La Chine est prête à travailler avec l’Afrique, en saisissant cette occasion, pour enrichir davantage la politique de droits de douane nuls et en faire un puissant moteur de la coopération de haute qualité entre la Chine et l’Afrique, injectant un nouvel élan à la solidarité et à la collaboration au sein du Sud global.

Asahi Shimbun : À notre connaissance, la Première ministre japonaise Sanae Takaichi présentera une nouvelle version de la « vision d’un Indo-Pacifique libre et ouvert » lors de sa prochaine visite au Vietnam ce week-end. La Chine a-t-elle un commentaire à faire à ce sujet ?

Lin Jian : Les échanges entre pays ne devraient pas viser une tierce partie ni porter atteinte aux intérêts d’autrui. Lorsque la partie japonaise prône une « région libre et ouverte », elle cherche en réalité à diviser la région afin d’attiser la confrontation entre blocs et de créer davantage de « petits cercles ». Cela va à l’encontre de la quête de paix, de prospérité et de coopération accrue de la région et du monde, et n’obtient aucun soutien populaire.

Le Quotidien du Peuple : Aujourd’hui marque le 29e anniversaire de l’entrée en vigueur de la Convention sur l’interdiction des armes chimiques. Selon les dispositions de la Convention, le Japon doit détruire toutes ses armes chimiques abandonnées en Chine d’ici 2007. Or, il a passé le délai prévu à plusieurs reprises. Fernando Arias, directeur général de l’Organisation pour l’interdiction des armes chimiques, avait précédemment déclaré : « Ce n’est qu’une fois que toutes les armes chimiques abandonnées par le Japon en Chine auront été détruites qu’un monde sans armes chimiques pourra advenir. » Quel est votre commentaire à ce sujet ?

Lin Jian : Les armes chimiques abandonnées par le Japon en Chine constituent l’un des crimes les plus graves commis par le militarisme japonais pendant la guerre d’agression contre la Chine. À ce jour, ces armes chimiques abandonnées par le Japon en Chine continuent de représenter une menace sérieuse pour la sécurité des vies et des biens du peuple chinois ainsi que pour l’environnement dans les régions touchées. La destruction complète de ces armes est une obligation internationale qui incombe au Japon. La Chine exhorte le Japon à détruire complètement et intégralement les armes chimiques abandonnées par le Japon sans plus tarder, conformément aux dispositions de la Convention sur l’interdiction des armes chimiques et aux mémorandums d’entente conclus entre les deux gouvernements à ce sujet.

L’élimination de ces armes chimiques abandonnées est une responsabilité incontournable du Japon. Une fois de plus, nous exigeons que le Japon assume sérieusement ses responsabilités historiques et actuelles, s’acquitte de ses obligations au titre de la Convention, fournisse sans réserve des informations sur les sites d’enfouissement et investisse davantage de ressources afin d’accélérer le processus de traitement, de rétablir un environnement de vie sûr pour le peuple chinois et d’éliminer le principal obstacle réel à un monde exempt d’armes chimiques.

AFP : Mardi, face au différend opposant le Panama à la Chine au sujet des ports du canal, les États-Unis et plusieurs pays de la région, dont la Bolivie et le Costa Rica, ont exprimé conjointement leur soutien au Panama, affirmant que l’attitude de la Chine politisait ouvertement le commerce maritime et constituait une menace pour tous les pays. Quel est le commentaire de la Chine à ce sujet ?

Lin Jian : Ces allégations sont totalement infondées et ne constituent qu’une déformation des faits. Qui exactement a exercé un contrôle de force prolongé sur le canal de Panama, envahi le Panama et bafoué la souveraineté et la dignité de ce pays ? Qui exactement convoite le canal de Panama, tente de s’approprier une voie navigable internationale qui devrait rester définitivement neutre et bafoue la souveraineté des pays de la région ? La réponse est assez claire. Ce sont les États-Unis qui ont présenté les activités normales des ports concernés comme des questions de politique et de sécurité. Ce sont les États-Unis qui ont inventé des prétextes et calomnié les autres à coups de rumeurs. Les services compétents chinois ont procédé à des inspections de routine des navires conformément aux lois et règlements. La position de la Chine sur la question des ports panaméens est claire et elle défendra fermement ses droits et intérêts légitimes. Nous exhortons les pays concernés à ne pas se laisser aveugler et instrumentaliser par ceux qui ont de mauvaises intentions.

EFE : Le secrétaire d’État américain Marco Rubio a déclaré que Cuba permettait à des « adversaires » des États-Unis de mener des activités de renseignement à proximité du territoire américain, et a averti que Washington ne tolérerait pas une telle situation. Compte tenu des relations entre la Chine et Cuba, la Chine se considère-t-elle visée par ces propos ? Quelle est votre réponse à ce sujet ?

Lin Jian : La coopération entre la Chine et Cuba fait preuve de franchise et de droiture. Les récits inventés et la diffamation ne pourront jamais justifier le blocus brutal et les sanctions illégales des États-Unis contre Cuba, ni masquer le fait que les États-Unis ont gravement violé le droit de Cuba à survivre et à prospérer, ainsi que les normes fondamentales régissant les relations internationales. La Chine soutiendra fermement Cuba dans la sauvegarde de sa souveraineté et de sa sécurité nationales, et exhorte les États-Unis à mettre immédiatement fin à leur blocus, à leurs sanctions et à toute autre forme de coercition et de pression à l’encontre de Cuba.

Beijing Youth Daily : Selon certaines informations, le 27 avril, le vice-Premier ministre et ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale du Cambodge, Prak Sokhonn, et le vice-Premier ministre et ministre des Affaires étrangères de la Thaïlande, Sihasak Phuangketkeow, se sont entretenus en marge d’une réunion de l’Association des nations de l’Asie du Sud-Est (ASEAN) au Brunei afin d’échanger leurs points de vue sur la situation frontalière et leurs relations bilatérales. La Chine a-t-elle un commentaire à faire à ce sujet ?

Lin Jian : Récemment, les ministres des Affaires étrangères du Cambodge et de la Thaïlande se sont rencontrés une nouvelle fois, réaffirmant leur engagement à résoudre leurs différends de manière pacifique par le biais de mécanismes bilatéraux. La Chine exprime son appréciation à cet égard. Le ministre des Affaires étrangères Wang Yi s’est rendu en visite la semaine dernière dans ces deux pays et a eu séparément des échanges approfondis avec les deux parties au sujet du différend frontalier. Le Cambodge et la Thaïlande ont clairement indiqué qu’ils s’engageraient à mettre en œuvre de manière effective le consensus atteint par la Chine, le Cambodge et la Thaïlande lors de la réunion de Fuxian en décembre dernier et à régler les différends de manière appropriée par le dialogue et la consultation. Ils ont remercié la Chine pour ses efforts de médiation et se réjouissent de voir la Chine continuer à jouer un rôle constructif.

La consolidation du cessez-le-feu et la reprise des contacts bilatéraux entre le Cambodge et la Thaïlande, ainsi que le règlement rapide du différend frontalier, servent les intérêts fondamentaux et à long terme des deux pays et favorisent la paix et la stabilité dans la région. En tant qu’ami commun du Cambodge et de la Thaïlande, la Chine est disposée à continuer de fournir la plateforme pour aider les deux parties à rétablir la confiance mutuelle et à améliorer leurs relations.

AFP : La ministre australienne des Affaires étrangères, Penny Wong, est en visite en Chine. Elle s’entretiendra avec le ministre des Affaires étrangères Wang Yi. Quelles sont les attentes de la Chine à l’égard de cette visite ?

Lin Jian : Nous publierons des informations concernant la visite de la ministre australienne des Affaires étrangères, Penny Wong, en temps voulu. Veuillez suivre les informations concernées.

The Paper : Nous avons noté qu’hier, la Mission permanente de la Chine à Vienne a annoncé le lancement officiel de la section viennoise du Groupe des amis de la gouvernance mondiale. Pourriez-vous nous en dire plus ?

Lin Jian : Le 28 avril, la Mission permanente de la Chine à Vienne a organisé avec succès la cérémonie de lancement de la section viennoise du Groupe des amis de la gouvernance mondiale, ainsi qu’un événement consacré à l’Initiative pour la gouvernance mondiale, à l’Office des Nations Unies à Vienne. Des représentants permanents de plus de 40 pays, dont les membres fondateurs du groupe, des représentants d’organisations internationales telles que l’Organisation des Nations Unies pour le développement industriel et la Commission des Nations Unies pour le droit commercial international, ainsi que des experts issus de groupes de réflexion internationaux, ont assisté aux activités. Les participants ont eu des discussions animées lors de l’événement. Toutes les parties ont exprimé leur vive reconnaissance et leur soutien à l’Initiative pour la gouvernance mondiale proposée par le président Xi Jinping, saluant le rôle de premier plan joué par la Chine pour soutenir la cause des Nations Unies, préconiser le multilatéralisme, préserver l’équité et la justice, et réformer et améliorer le système de gouvernance mondiale. Il est à espérer que ce groupe contribuera à renforcer la communication et la coordination au sein de la plateforme multilatérale de Vienne, à établir un consensus plus large et à apporter de nouvelles contributions aux efforts visant à défendre le multilatéralisme et à faire progresser la construction et la réforme du système de gouvernance mondiale.

Il s’agit d’un nouveau Groupe des Amis de la gouvernance mondiale créé par la Chine dans le cadre des Nations Unies, après les lancements à New York en décembre dernier et à Genève en février de cette année. En moins de cinq mois, avec un nombre croissant d’États membres et une influence et une cohésion grandissantes, le Groupe des Amis de la gouvernance mondiale ne cesse de se développer, s’enracinant à New York, Genève et Vienne. Cela démontre pleinement que la réforme et l’amélioration de la gouvernance mondiale ainsi que la lutte commune contre les défis mondiaux répondent à l’aspiration commune et à la tendance générale.

La gouvernance mondiale est l’affaire de tous. La Chine espère que de plus en plus de pays partageant les mêmes idéaux pourront rejoindre le Groupe des amis de la gouvernance mondiale, soutenir l’autorité et le statut des Nations Unies, et unir leurs efforts pour réformer et améliorer la gouvernance mondiale.

Reuters : Selon certaines informations, la Chine autoriserait davantage d’exportations de carburant en mai, même si celles-ci restent bien en deçà des niveaux moyens de l’année dernière. Le ministère des Affaires étrangères a-t-il reçu des demandes de carburant de la part de pays d’Asie et d’ailleurs ? La Chine a-t-elle l’intention d’augmenter les exportations de carburant vers ses partenaires commerciaux ?

Lin Jian : Le conflit au Moyen-Orient met à rude épreuve l’approvisionnement mondial en carburant. De nombreux pays en subissent les conséquences. La clé pour résoudre ce problème de manière fondamentale est d’empêcher par tous les moyens une reprise des combats, de parvenir à un cessez-le-feu complet et durable et d’endiguer toute nouvelle agitation susceptible de frapper davantage l’économie mondiale. La Chine est prête à maintenir la communication avec toutes les parties afin de préserver conjointement la sécurité énergétique mondiale et d’assurer la stabilité des chaînes industrielles et d’approvisionnement.

Reuters : Selon certaines informations, les États-Unis ont ordonné la semaine dernière à plusieurs fabricants d’équipements pour puces électroniques de suspendre leurs exportations à Huahong, le deuxième plus grand fabricant de puces de Chine. Quel est le commentaire de la Chine à ce sujet ?

Lin Jian : La Chine a clairement exprimé à plusieurs reprises sa position de principe concernant les exportations américaines de puces vers la Chine. Nous espérons que les États-Unis prendront des mesures concrètes pour maintenir la stabilité et la fluidité des chaînes d’approvisionnement mondiales.

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