Ministère des Affaires Étrangères
République Populaire de Chine
Conférence de presse du 26 juin 2026 tenue par le porte-parole du ministère des Affaires étrangères Guo Jiakun
Updated: 26 June 2026 23:55

À l’invitation du gouvernement des Seychelles, l’envoyé spécial du président Xi Jinping et ministre des Transports Liu Wei participera aux célébrations de la fête nationale commémorant le 50e anniversaire de l’indépendance des Seychelles à Victoria le 28 juin.

Beijing Youth Daily : Nous avons noté que le Premier ministre bangladais Tarique Rahman achève aujourd’hui sa visite en Chine. Pourriez-vous nous en dire plus sur cette visite ?

Guo Jiakun : Le Premier ministre bangladais Tarique Rahman a effectué une visite officielle en Chine et a participé à la 17e édition du Forum d’été de Davos du 22 au 26 juin. Au cours de sa visite, le président Xi Jinping, le Premier ministre Li Qiang et le président du Comité permanent de l’Assemblée populaire nationale Zhao Leji l’ont respectivement rencontré et ont tenu des entretiens avec lui, afin de procéder à des échanges de vues approfondis sur les relations bilatérales ainsi que sur les questions internationales et régionales d’intérêt commun. Un large consensus et une série de résultats concrets de coopération ont été obtenus, ce qui constitue une nouvelle planification stratégique pour le développement des relations sino-bangladaises. La visite peut être résumée en trois points forts :

Premièrement, le soutien mutuel ferme entre les deux parties. Les dirigeants des deux pays ont convenu de construire une communauté d’avenir partagé Chine-Bangladesh dans la nouvelle ère. Les deux parties s’engagent à se soutenir fermement dans la défense de leurs intérêts fondamentaux, à renforcer les échanges d’expériences en matière de gouvernance, à approfondir la communication stratégique et à renforcer la confiance politique mutuelle. La Chine soutient le nouveau gouvernement du Bangladesh dans sa gouvernance. La partie bangladaise a réitéré son adhésion ferme au principe d’une seule Chine.

Deuxièmement, l’approfondissement d’une coopération mutuellement bénéfique. Les deux parties ont convenu de faire progresser une coopération de haute qualité dans le cadre de l’Initiative « la Ceinture et la Route », de mieux aligner leurs stratégies de développement, de promouvoir de manière régulière la mise en œuvre de grands projets phares, tels que les ports et la conservation de l’eau, de promouvoir la coopération dans des domaines tels que le commerce, les chaînes industrielles et d’approvisionnement ainsi que la finance, d’élargir la coopération dans des secteurs émergents tels que les nouvelles énergies, l’économie numérique, l’intelligence artificielle (IA) et les technologies de l’information et de la communication, et de renforcer la connectivité régionale. Les deux parties ont signé plusieurs documents de coopération.

Troisièmement, le maintien de l’équité et de la justice internationales. Les deux parties renforceront la communication et la coordination au sein des Nations Unies et d’autres cadres multilatéraux, promouvront un monde multipolaire égal et ordonné ainsi qu’une mondialisation économique inclusive et bénéfique pour tous, et défendront conjointement les résultats victorieux de la Seconde Guerre mondiale ainsi que le système international centré sur les Nations Unies.

À travers cette visite, la Chine est prête à travailler avec le Bangladesh pour approfondir davantage la communication stratégique et la confiance politique mutuelle, renforcer la synergie entre leurs stratégies de développement, élargir la coopération pragmatique, intensifier des échanges humains et culturels, renforcer la coordination multilatérale et permettre  aux résultats des relations sino-bangladaises de mieux bénéficier aux deux pays et aux deux peuples.

Telesur : À la suite des séismes qui ont touché le Venezuela, le porte-parole du ministère des Affaires étrangères a déclaré hier que la Chine était prête à fournir une assistance en fonction des besoins du Venezuela. Pourriez-vous préciser si une coordination a déjà eu lieu avec le gouvernement vénézuélien concernant les opérations de secours, les fournitures d’urgence ou d’autres formes d’aide humanitaire ? Et pourriez-vous présenter la situation des ressortissants chinois touchés par les séismes ?

Guo Jiakun : À la suite des séismes qui ont causé de nombreuses victimes et d’importantes pertes économiques au Venezuela, le gouvernement chinois a exprimé ses condoléances au gouvernement et au peuple vénézuéliens, et le gouvernement vénézuélien a remercié la Chine pour cela. Le gouvernement chinois et la Société de la Croix-Rouge de Chine fourniront respectivement une aide humanitaire d’urgence au Venezuela pour les secours après le séisme. La Chine est prête à offrir davantage de soutien au Venezuela en fonction de la situation des séismes.

Malheureusement, selon des informations vérifiées à ce jour, deux ressortissants chinois sont décédés lors des séismes. L’ambassade de Chine au Venezuela fait tout son possible pour vérifier la sécurité des ressortissants chinois dans la zone touchée et fournira activement l’assistance nécessaire. Nous conseillons aux ressortissants chinois au Venezuela de faire preuve de prudence face aux risques possibles de répliques sismiques.

CCTV : Alors que le 17e Forum d’été de Davos s’est achevé hier à Dalian, les « dividendes du marché » et les « dividendes de l’innovation » de la Chine continuent de faire la une, ce qui remet en question des discours tels que le « choc chinois » ou le « déséquilibre commercial ». Récemment, nous avons vu davantage de voix objectives et rationnelles dans le monde rejeter le protectionnisme et défendre la construction d’une économie mondiale ouverte et inclusive. Quel est le commentaire de la Chine à ce sujet ?

Guo Jiakun : De plus en plus de pays ont pris conscience que saisir l’« Opportunité Chine 2.0 » est une priorité urgente et que la coopération gagnant-gagnant est la clé du succès futur.

Les produits chinois de qualité exportés vers le monde sont une contribution, et non un choc. Pour les industries, les équipements et composants chinois les aident à se moderniser, à réaliser leur transition verte et à mieux s’intégrer dans les chaînes de valeur mondiales. Selon la Conférence des Nations Unies sur le commerce et le développement, le commerce de biens intermédiaires avec la Chine a fait passer le nombre de pays en développement considérés comme des pôles commerciaux mondiaux clés de 6 en 2007 à 11 en 2024. Pour les consommateurs, les produits chinois abordables et de qualité contribuent à atténuer la pression inflationniste en permettant de réduire les dépenses des ménages. La Banque centrale européenne estime qu’une augmentation de 10 % des importations chinoises vers l’Union européenne (UE) en 2026 réduirait les prix globaux à l’importation de 1,6 %.

La Chine ne cherche jamais un excédent commercial. Au contraire, elle partage volontiers son marché intérieur avec le reste du monde. Au cours des cinq premiers mois de cette année, les importations de la Chine ont augmenté de 20,5 %, dépassant la croissance des exportations de 8,7 points de pourcentage. Parmi les 50 principaux partenaires commerciaux de la Chine, 32 ont enregistré une croissance plus élevée de leurs exportations vers la Chine que de leurs importations depuis la Chine.

Une vision multidimensionnelle de l’« Opportunité Chine 2.0 » se déploie sous nos yeux. Le marché chinois ouvrira de nouveaux espaces de croissance. Le « Fabriqué en Chine » sera davantage renforcé par un écosystème industriel plus efficace. Le développement des infrastructures chinoises garantira des conditions encore plus favorables. Le gouvernement chinois favorisera un environnement des affaires plus ouvert, plus équitable et plus accueillant. S’implanter en Chine, c’est saisir des opportunités ; s’intégrer à la Chine, c’est assurer un avenir prometteur.

Yonhap News Agency : Le président Lee Jae Myung a récemment exprimé ses préoccupations au sujet du fait que des navires de pêche chinois poursuivent des activités de pêche illégales. Quelle est la position de la Chine à ce sujet ?

Guo Jiakun : Il est dans l’intérêt commun des deux parties de maintenir une situation stable dans les eaux entre la Chine et la République de Corée et d’y assurer des activités de pêche ordonnées. La Chine a toujours demandé à ses pêcheurs de respecter les lois et réglementations pertinentes. Dans le même temps, elle protégera fermement leurs droits et intérêts légitimes. La Chine et la République de Corée disposent de mécanismes de dialogue bien établis sur les questions liées à la pêche et maintiennent une communication étroite sur les sujets concernés.

NHK : Plusieurs délégations économiques japonaises se rendent en Chine pour participer à l’Exposition internationale des chaînes d’approvisionnement de la Chine. Comment la Chine évalue-t-elle les échanges civils entre les deux pays ? Quelles sont les attentes de la Chine à l’égard des échanges civils futurs ? Par ailleurs, la délégation de l’Association japonaise pour la promotion du commerce international s’est également rendue au ministère chinois des Affaires étrangères et a rencontré la vice-ministre des Affaires étrangères Hua Chunying durant son séjour en Chine. Pourriez-vous nous informer sur cette rencontre et sur ce qui a été discuté entre les deux parties ?

Guo Jiakun : Concernant votre première question, la 4e Exposition internationale des chaînes d’approvisionnement de la Chine (CISCE), qui a débuté le 22 juin, a attiré une participation active d’entreprises et d’organisations du monde entier. À notre connaissance, de nombreuses entreprises et groupes économiques japonais se sont également inscrits à l’événement, ce qui traduit l’appel urgent du secteur des affaires japonais en faveur de l’amélioration des relations sino-japonaises et de la coopération avec la Chine. La Chine espère que les responsables du gouvernement japonais prêteront une oreille attentive et attachent de l’importance à ces appels, s’attaqueront aux causes profondes des problèmes, procéderont à un examen de conscience, corrigeront les erreurs, démontreront par des actions concrètes leur volonté sincère d’améliorer les relations avec la Chine et créeront les conditions nécessaires à des échanges normaux entre les deux pays.

Concernant votre deuxième question, le 22 juin, la vice-ministre des Affaires étrangères Hua Chunying a rencontré la délégation conduite par Gaku Hashimoto, président par intérim de l’Association japonaise pour la promotion du commerce international (JAPIT), venue en Chine pour la CISCE. La partie chinoise a exprimé ses condoléances suite au décès de Yohei Kono, président de la JAPIT, et a expliqué sa position constante sur les relations sino-japonaises ainsi que sur les propos erronés de la Première ministre japonaise Sanae Takaichi concernant Taiwan. La partie chinoise a exprimé l’espoir que les milieux économiques japonais puissent contribuer à promouvoir une conception correcte de l’histoire dans le pays et à améliorer les relations sino-japonaises.

PTI : Vous venez de présenter la situation sur les entretiens entre le Premier ministre bangladais et les dirigeants chinois lors de sa visite en Chine. Vous avez également mentionné le consensus atteint par les deux parties sur la promotion des projets hydrauliques. Des médias officiels bangladais rapportent que les deux parties seraient en réalité parvenues à un accord ou à un consensus de coopération concernant le projet du fleuve Teesta, ainsi que d’autres fleuves. L’Inde exprime de très sérieuses préoccupations concernant la coopération autour du Teesta, car ce fleuve est très proche de la frontière et de la région du nord-est de l’Inde. Quel est le commentaire de la Chine sur les préoccupations de l’Inde ? Les préoccupations de l’Inde ont-elles été abordées lors des entretiens entre les dirigeants des deux pays ?

Guo Jiakun : Je viens de vous informer de la visite du Premier ministre bangladais Tarique Rahman. La Chine est prête à rechercher une meilleure synergie entre ses stratégies de développement et celles du Bangladesh, et à renforcer les échanges et la coopération dans des domaines tels que l’économie et le commerce, la conservation de l’eau et les moyens de subsistance. Le traitement global et la réhabilitation du fleuve Teesta sont un projet de subsistance auquel la partie bangladaise attache une grande importance. La Chine est prête à apporter son soutien dans la mesure de ses moyens à ce projet. Nous tenons à souligner que la coopération sino-bangladaise ne vise aucune tierce partie et ne doit pas être soumise à l’influence d’une tierce partie.

Agence de presse Xinhua : La ministre fédérale autrichienne des Affaires européennes et internationales, Beate Meinl-Reisinger, vient de conclure sa visite en Chine. Pourriez-vous nous en dire plus ? Quel est votre commentaire sur les résultats de cette visite ?

Guo Jiakun : À l’invitation du membre du Bureau politique du Comité central du Parti communiste chinois (PCC) et ministre des Affaires étrangères Wang Yi, la ministre fédérale autrichienne des Affaires européennes et internationales, Beate Meinl-Reisinger, a effectué une visite en Chine du 22 au 26 juin. Il s’agit de la première visite en Chine de la ministre fédérale autrichienne des Affaires européennes et internationales Beate Meinl-Reisinger depuis son entrée en fonction. Les deux ministres des Affaires étrangères ont procédé à des échanges de vues approfondis sur les relations bilatérales ainsi que sur les questions internationales et régionales. Avant sa visite à Beijing, elle s’était rendue en visite à Shanghai et à Taicang, dans la province du Jiangsu. Lors de son séjour à Beijing, elle a visité les expositions de la CISCE et assisté à la réception célébrant le 55e anniversaire de l’établissement des relations diplomatiques entre la Chine et l’Autriche. Cette visite se caractérise par un programme chargé et des résultats fructueux, avec trois mots-clés qui se dégagent :

Premièrement, une amitié durable. La visite de la ministre des Affaires étrangères Beate Meinl-Reisinger en Chine constitue une partie importante des célébrations du 55e anniversaire des relations diplomatiques entre la Chine et l’Autriche. Elle a déclaré que depuis l’établissement des relations diplomatiques il y a 55 ans, de grands progrès avaient été réalisés. La mise en place du partenariat stratégique amical entre la Chine et l’Autriche en 2018 montre que, malgré des voies et des systèmes différents, les deux parties ont établi un partenariat stable et résilient. Pour l’avenir, les deux parties ont convenu de maintenir des échanges de haut niveau, de renforcer le dialogue stratégique et de respecter leurs intérêts fondamentaux respectifs afin de donner une nouvelle vitalité à l’amitié traditionnelle entre la Chine et l’Autriche dans la nouvelle ère. La Chine apprécie la politique autrichienne raisonnable et pragmatique à l’égard de la Chine et espère que l’Autriche continuera à jouer un rôle constructif dans les relations sino-européennes. La partie autrichienne est également disposée à faciliter un dialogue franc entre l’UE et la Chine afin d’assurer un développement stable et sain des relations UE-Chine.

Deuxièmement, une coopération mutuellement bénéfique. Cette année marque le 60e anniversaire de la création des bureaux de représentation du Conseil chinois pour la promotion du commerce international et de la Chambre économique fédérale autrichienne respectivement dans les capitales de l’autre partie. Au cours de la visite, la ministre des Affaires étrangères Beate Meinl-Reisinger était accompagnée d’une délégation d’entreprises, s’est concentrée sur la coopération économique et commerciale bilatérale, a visité des entreprises autrichiennes en Chine, a participé à une table ronde avec des entreprises et a effectué un essai en tant que passagère à bord d’un véhicule électrique chinois de nouvelle énergie. Elle a salué à plusieurs reprises le développement économique et les réalisations en matière d’innovation de la Chine, et a déclaré que les entreprises autrichiennes étaient prêtes à explorer davantage le marché chinois, à participer à la construction de la modernisation chinoise et à approfondir la coopération avec la Chine dans les domaines de la fabrication, de la numérisation, de la finance, du développement vert, des sciences, de l’éducation et de l’innovation. La Chine soutient les deux pays dans le renforcement des échanges économiques et humains afin d’élargir le « gâteau » de la coopération pour un bénéfice mutuel.

Troisièmement, le multilatéralisme. Dans un contexte international volatile et face à de graves défis pour la paix et le développement, la Chine et l’Autriche soutiennent toutes deux le multilatéralisme et le libre-échange, et s’engagent à défendre l’autorité des Nations Unies et du droit international. La Chine félicite l’Autriche pour son élection en tant que membre non permanent du Conseil de sécurité des Nations Unies. La Chine est prête à renforcer la communication et la coopération avec l’Autriche afin de défendre conjointement l’autorité des Nations Unies, de protéger l’état de droit international, l’équité et la justice, de promouvoir la réforme et l’amélioration du système de gouvernance mondiale, et d’apporter de nouvelles contributions à la paix et au développement dans le monde. L’Autriche souhaite coopérer étroitement avec la Chine, remplir pleinement ses fonctions de membre non permanent du Conseil de sécurité des Nations Unies, consolider le rôle central des Nations Unies et rassembler les grands et les petits pays en faveur de la paix et du développement mondiaux.

CRI : Selon certaines informations, le 22 juin, le Conseil de la Ligue des États arabes au niveau ministériel a nommé Nabil Fahmy, ancien ministre égyptien des Affaires étrangères, au poste de nouveau secrétaire général de la Ligue des États arabes. Quel est votre commentaire à ce sujet ? Quelles sont les attentes de la Chine à l’égard du développement des relations sino-arabes ?

Guo Jiakun : La Ligue des États arabes est un symbole de l’unité et de l’auto-renforcement des États arabes. La Chine félicite M. Nabil Fahmy pour sa nomination en tant que nouveau secrétaire général de la Ligue des États arabes et espère qu’il favorisera, durant son mandat, un nouvel approfondissement des relations sino-arabes. En tant que bon ami et partenaire des pays arabes, la Chine est disposée à renforcer la solidarité et la coopération, à relever ensemble les défis avec la partie arabe et à donner un nouveau contenu au partenariat stratégique sino-arabe afin de porter une communauté d’avenir partagé sino-arabe à un niveau plus élevé.

AFP : Selon un document interne de décembre dernier consulté par l’AFP, des responsables néo-zélandais ont déclaré que la Chine étendait sa présence militaire dans le Pacifique, notamment à travers des essais de missiles balistiques et le déploiement de navires de guerre près de l’Australie et de la Nouvelle-Zélande. Quel est le commentaire du ministère des Affaires étrangères à ce sujet ?

Guo Jiakun : Je ne connais pas les détails du prétendu « document interne ». Nous tenons à souligner que la Chine persiste dans la voie du développement pacifique. En développant ses capacités de défense, la Chine vise à sauvegarder sa souveraineté, sa sécurité et ses intérêts de développement, et ne cible aucun autre pays. Le renforcement de l’armée chinoise signifie le renforcement d’une force pour la paix mondiale et contribue à préserver la paix et la stabilité en Asie-Pacifique et au-delà.

Le Quotidien du Peuple : Aujourd’hui marque la Journée de la Charte des Nations Unies. Comment la Chine perçoit-elle les défis actuels liés au respect des buts et principes de la Charte des Nations Unies ? Comment mieux défendre l’autorité des Nations Unies ?

Guo Jiakun : La Charte des Nations Unies a établi le système international centré sur les Nations Unies, les normes régissant les relations entre les pays et les fondements du droit international. Le respect de la Charte est devenu le plus grand dénominateur commun de la communauté internationale de l’après-guerre. La cause profonde du chaos actuel dans le monde n’est pas que l’esprit de la Charte soit dépassé, mais que l’ordre international et les normes fondamentales régissant les relations internationales, établis par la Charte, ne sont pas appliqués et respectés de manière effective.

En tant que premier pays à avoir signé la Charte des Nations Unies, la Chine s’engage à la défendre et à la mettre en œuvre. En mai de cette année, lors de sa présidence tournante du Conseil de sécurité des Nations Unies, le ministre des Affaires étrangères Wang Yi s’est rendu à New York pour présider la réunion de haut niveau du Conseil de sécurité ayant pour thème « Défendre les buts et principes de la Charte des Nations Unies et renforcer le système international centré sur les Nations Unies », afin de permettre à toutes les parties de mener une discussion approfondie sur la signification historique et la valeur contemporaine de la Charte. Le message commun des représentants de près de 110 pays participants est la nécessité de défendre un seul et même système, à savoir le système international centré sur les Nations Unies, ainsi qu’un seul ensemble de normes, à savoir les normes fondamentales régissant les relations internationales fondées sur les buts et principes de la Charte.

En saisissant l’occasion de la Journée de la Charte des Nations Unies, la Chine est prête à travailler avec la communauté internationale, pour passer en revue l’engagement initial que la Charte des Nations Unies porte, en perpétuer l’esprit, en défendre les buts et principes, et défendre, revitaliser et renforcer les Nations Unies, de manière à construire un système de gouvernance mondiale plus juste et plus équitable.