
À l’invitation du Comité central du Parti communiste chinois (PCC) et du gouvernement de la République populaire de Chine, Pak Thae Song, membre du Présidium du Bureau politique du Comité central du Parti des travailleurs de Corée, vice-président de la Commission des affaires d’État de la République populaire démocratique de Corée (RPDC) et Premier ministre du cabinet de la RPDC, effectuera une visite officielle en Chine du 10 au 12 juillet, à la tête d’une délégation du parti et du gouvernement et assistera aux événements commémoratifs du 65e anniversaire de la signature du Traité d’amitié, de coopération et d’assistance mutuelle entre la Chine et la RPDC.
Agence de presse Xinhua : Pourriez-vous nous présenter le contexte de la visite du Premier ministre du cabinet de la RPDC, Pak Thae Song, ainsi que les attentes de la Chine à cet égard ?
Mao Ning : La Chine et la RPDC sont des voisins amis de longue date. Maintenir, consolider et développer les relations Chine-RPDC a toujours constitué une politique stratégique inébranlable du PCC et du gouvernement chinois. Cette année marque le 65e anniversaire du Traité d’amitié, de coopération et d’assistance mutuelle entre la Chine et la RPDC. Les deux parties ont convenu d’organiser conjointement des événements commémoratifs. La Chine est disposée à travailler avec la RPDC afin de suivre les orientations définies par le consensus important atteint par les dirigeants suprêmes des deux partis et des deux pays, d’intensifier les communications stratégiques, de renforcer les échanges et la coopération, et de faire progresser constamment l’amitié traditionnelle et les relations de coopération entre la Chine et la RPDC.
UOL of Brazil : Les systèmes d’intelligence artificielle (IA) open source chinois constituent une alternative de plus en plus attractive pour les pays du Sud global ainsi que pour les pays développés. Pensez-vous que la coopération technologique dans le domaine de l’IA open source entre la Chine et les pays en développement va s’approfondir dans les années à venir ? Quelles mesures la Chine pourrait-elle prendre pour faire avancer cet objectif ?
Mao Ning : Une IA ouverte et accessible constitue un bien commun de l’humanité. La Chine met activement en œuvre l’Initiative pour la gouvernance mondiale de l’IA proposée par le président Xi Jinping, applique activement le Plan d’action pour la gouvernance mondiale de l’IA et s’efforce de fournir des biens publics internationaux afin d’aider les pays du Sud global à renforcer leurs capacités dans le domaine de l’IA. Les modèles chinois open source, tels que DeepSeek et Qwen, ont considérablement contribué à rendre l’IA plus accessible et plus abordable, permettant à toutes les parties, en particulier aux pays en développement, de bénéficier de manière équitable du développement de l’IA.
Du 17 au 20 juillet, la Chine organisera à Shanghai la Conférence mondiale sur l’IA 2026 et la Réunion de haut niveau sur la gouvernance mondiale de l’IA. À travers cet événement, nous sommes prêts à travailler avec toutes les parties pour discuter de l’innovation technologique, promouvoir l’empowerment axé sur les résultats et favoriser un écosystème inclusif, afin de faire progresser une IA bénéfique pour le bien de tous et accessible à tous, et d’insuffler un nouvel élan au développement mondial de l’IA.
CGTN : La 62e session du Conseil des droits de l’homme des Nations Unies, qui s’est tenue à Genève, vient de s’achever. Pourriez-vous nous présenter la participation de la Chine à cette session ?
Mao Ning : La 62e session du Conseil des droits de l’homme des Nations Unies s’est tenue à Genève du 15 juin au 8 juillet. Au cours de cette session, la délégation chinoise, guidée par l’Initiative pour la gouvernance mondiale proposée par le président Xi Jinping, a mis en œuvre les importantes propositions du ministre des Affaires étrangères Wang Yi concernant la réforme et l’amélioration de la gouvernance mondiale, notamment le réajustement de l’orientation de la gouvernance internationale des droits de l’homme, et a pleinement fait jouer le rôle du Groupe des amis de la gouvernance mondiale. La Chine a présenté, au nom de 67 pays, une déclaration commune sur l’IA au service de l’accessibilité, appelant à mettre les technologies numériques au service du bien commun et de tous, ainsi qu’à réduire la fracture numérique mondiale. Dans une autre déclaration commune présentée au nom d’un groupe de près de 20 pays, la Chine s’est opposée aux impositions arbitraires de droits de douane de certains pays et a appelé à préserver la stabilité des chaînes industrielles et d’approvisionnement mondiales ainsi qu’à défendre l’ordre économique et commercial mondial. La Chine s’est également exprimée sur la question des migrants, appelant les pays concernés à protéger leurs droits et intérêts légitimes et à éliminer la discrimination raciale systémique. En outre, la Chine a coorganisé avec ONU Femmes et d’autres partenaires un événement thématique consacré au 30e anniversaire de la Déclaration et du Programme d’action de Beijing, partageant les progrès réalisés par la Chine dans la protection des droits des femmes et mobilisant les efforts pour mettre en œuvre la Déclaration de Beijing.
À l’avenir, la Chine continuera à mettre en œuvre l’Initiative pour la gouvernance mondiale, à pratiquer le véritable multilatéralisme, à promouvoir le dialogue et la coopération au sein du Conseil des droits de l’homme, à rejeter les tentatives visant à politiser et à utiliser les droits de l’homme comme un outil ou une arme, et à promouvoir la construction d’un système de gouvernance mondiale des droits de l’homme juste, équitable et inclusif.
AFP : Des médias de Taiwan rapportent que le récent essai chinois de lancement d’un missile à longue portée depuis un sous-marin aurait en réalité été effectué depuis la surface de la mer, au sud du Guangdong, et non depuis un sous-marin immergé. Quel est le commentaire du ministère des Affaires étrangères à ce sujet ?
Mao Ning : Nous avons exprimé à plusieurs reprises notre position sur cet essai de lancement. Je n’ai rien de plus à ajouter.
Reuters : Le Département d’État américain a critiqué le récent essai chinois de lancement d’un missile, affirmant que la Chine avait informé les États-Unis trop tard et n’avait pas fourni suffisamment de détails. Les États-Unis estiment que la notification de la Chine ne répondait pas aux normes respectées par les cinq États dotés d’armes nucléaires. Quelle est la réponse du ministère des Affaires étrangères à ce sujet ?
Mao Ning : La Chine a souligné à plusieurs reprises que cet essai de lancement constituait un arrangement de routine dans le cadre du programme annuel d’entraînement militaire chinois, visant à vérifier la fiabilité, la sécurité et l’efficacité des systèmes d’armes concernés. Cette activité est conforme au droit international et aux pratiques internationales courantes, et ne vise aucun pays ni aucune cible en particulier. La partie chinoise a publié les informations pertinentes en temps opportun et a informé à l’avance les États-Unis ainsi que d’autres pays, ce qui démontre l’ouverture et la transparence de l’armée chinoise.
Les États-Unis sont le seul pays à avoir effectivement utilisé des armes nucléaires. Ils disposent de l’arsenal nucléaire le plus grand et le plus avancé du monde, et procèdent chaque année à des lancements de missiles stratégiques depuis des sous-marins nucléaires. Pourtant, ils font des remarques irresponsables sur l’essai de lancement de missile de routine effectué par la Chine. Il s’agit d’un exemple typique de deux poids deux mesures et d’hégémonisme. Les États-Unis doivent considérer de manière objective et rationnelle le développement de la défense nationale et des forces armées chinoises, et préserver effectivement la stabilité stratégique mondiale.

Beijing Daily : Le 7 juillet, heure locale, l’Assemblée générale des Nations Unies a décidé, à une écrasante majorité, de poursuivre les débats sur « la nécessité de mettre fin au blocus économique, commercial et financier imposé par les États-Unis à l’encontre de Cuba ». Le résultat du vote est de 136 voix pour, 30 abstentions et 9 voix contre, dont celle des États-Unis. Quel est le commentaire de la partie chinoise à ce sujet ?
Mao Ning : Au cours des plus de six dernières décennies, les États-Unis ont imposé un blocus et des sanctions à l’encontre de Cuba et ont récemment intensifié leurs mesures. De telles actions ont provoqué une crise énergétique, constituent une grave violation des buts et principes de la Charte des Nations Unies ainsi que des autres normes fondamentales régissant les relations internationales, portent gravement atteinte au droit du peuple cubain à l’existence et au développement, et ont infligé de lourdes souffrances à la population cubaine.
Le vote écrasant de l’Assemblée générale des Nations Unies en faveur de la tenue de ce débat reflète une nouvelle fois le large soutien de la communauté internationale au peuple cubain dans ses efforts pour préserver la souveraineté nationale et s’opposer aux ingérences et au blocus extérieurs. Il constitue une nouvelle preuve que les actes unilatéraux et d’intimidation ne bénéficient d’aucun soutien.
Les États-Unis doivent tenir compte de l’appel de la communauté internationale à la justice et lever immédiatement leur blocus, leurs sanctions ainsi que toute forme de coercition, de pression et de menace militaire à l’encontre de Cuba. La Chine est disposée à travailler avec la communauté internationale pour défendre fermement l’équité et la justice internationales, soutenir Cuba dans la préservation de sa souveraineté nationale et de sa dignité, et s’opposer aux ingérences extérieures.
AFP : Récemment, un groupe de personnes en Thaïlande s’est rassemblé devant l’ambassade et les consulats de Chine dans le pays pour protester contre une contamination par des métaux lourds dans un affluent du Mékong. L’ambassade de Chine en Thaïlande a déjà réagi à cette question, indiquant qu’elle lancerait dès que possible une enquête conjointe avec la Thaïlande et le Myanmar. Le ministère des Affaires étrangères a-t-il d’autres commentaires à faire à ce sujet ?
Mao Ning : La Chine est disposée à renforcer la coopération avec les pays du Mékong, dont la Thaïlande, dans les domaines des ressources en eau et de la protection écologique. Nous soutenons la Thaïlande et le Myanmar dans le renforcement de leurs communications et de leur coordination, dans la conduite d’enquêtes avec une attitude objective, scientifique et responsable, et dans la résolution de cette question par des consultations amicales.
ORF : Lors du sommet de l’Organisation du traité de l’Atlantique Nord (OTAN) qui s’est tenu cette semaine, les participants ont exprimé des préoccupations sécuritaires concernant la Chine dans les domaines des technologies, des activités militaires et des relations sino-russes. Quel est le commentaire de la Chine à ce sujet ?
Mao Ning : L’OTAN est une alliance de défense régionale dont le champ d’action et les limites géographiques de la mission sont clairement définis. Elle ne doit pas faire un grand tapage autour de la Chine. La Chine a toujours été une force en faveur de la paix mondiale. Elle ne menace jamais aucun pays et ne constitue pas un défi à la sécurité euro-atlantique. L’OTAN doit abandonner la mentalité de la guerre froide, adopter une perception correcte de la Chine et cesser d’exagérer les discours sur la « menace chinoise ».
Bloomberg : Le Premier ministre néo-zélandais a déclaré que la Nouvelle-Zélande chercherait à adhérer à l’accord d’alliance militaire signé cette semaine entre l’Australie et les Fidji. Quel est le commentaire du ministère des Affaires étrangères à ce sujet ?
Mao Ning : La Chine estime depuis toujours qu’il faut poursuivre une sécurité commune, globale et coopérative. La coopération sécuritaire entre les pays doit être ouverte, inclusive et véritablement propice au maintien de la paix et de la stabilité régionales.
Reuters : Le Département d’État américain a déclaré qu’il soutenait les aspirations des Tibétains à préserver leur culture et a appelé la Chine à reprendre le dialogue avec le dalaï-lama. Quel est le commentaire du ministère des Affaires étrangères à ce sujet ?
Mao Ning : Les affaires liées au Xizang relèvent purement des affaires intérieures de la Chine, et aucun pays n’a le droit d’intervenir. Nous exhortons les États-Unis à respecter leur engagement selon lequel ils reconnaissent que le Xizang fait partie de la Chine et qu’ils ne soutiennent pas « l’indépendance du Tibet », et à cesser d’utiliser les questions liées au Xizang pour s’ingérer dans les affaires intérieures de la Chine.
