Ministère des Affaires Étrangères
République Populaire de Chine
Conférence de presse du 14 juillet 2026 tenue par le porte-parole du ministère des Affaires étrangères Lin Jian
Updated: 14 July 2026 23:55

CCTV : Selon certaines informations, le Dialogue en table ronde sur la sécurité en mer de Chine méridionale s’est tenu dans la Région administrative spéciale de Hong Kong le 13 juillet. Lors de cet événement, le représentant du ministère chinois des Affaires étrangères a une nouvelle fois réfuté les absurdités liées à « l’arbitrage concernant la mer de Chine méridionale ». Pourriez-vous nous donner davantage de détails ?

Lin Jian : Comme l’a indiqué le représentant du ministère chinois des Affaires étrangères lors du Dialogue en table ronde sur la sécurité en mer de Chine méridionale, l’« arbitrage concernant la mer de Chine méridionale » est en substance une farce politique déguisée en procédure juridique. Il y a dix ans, le « tribunal arbitral » a outrepassé ses pouvoirs et abusé de sa juridiction. La « sentence » qu’il a rendue est illégale, nulle et non avenue. Au cours de la dernière décennie, de plus en plus de personnalités clairvoyantes ont compris la véritable nature de l’« arbitrage concernant la mer de Chine méridionale ». La pratique de nombreux pays, ainsi que la manière dont les instances judiciaires internationales ont traité des affaires pertinentes, diffèrent également de cette « sentence ». En refusant d’accepter et de participer à l’« arbitrage », et en refusant d’accepter et de reconnaître la « sentence », la Chine défend l’État de droit international et l’ordre maritime par des actions concrètes.

La « sentence » illégale ne changera ni l’histoire ni les faits selon lesquels la Chine exerce sa souveraineté, ses droits souverains et sa juridiction sur les Nanhai Zhudao et les eaux adjacentes ; elle ne remettra en aucun cas en cause la détermination et la volonté de la Chine de défendre sa souveraineté ainsi que ses droits et intérêts maritimes ; elle n’influencera en aucun cas la politique et la position de la Chine selon lesquelles les différends concernés doivent être réglés par la négociation et la consultation entre les parties directement concernées. La Chine continuera de travailler avec les pays de la région pour préserver la paix et la sécurité en mer de Chine méridionale ainsi que pour favoriser la prospérité et le développement de la région.

Shenzhen TV : Le 12 juillet, plusieurs pays européens, dont l’Estonie, l’Allemagne, la Lettonie, la Lituanie et la Roumanie, se sont joints aux États-Unis et aux Philippines pour publier une déclaration conjointe à l’occasion du dixième anniversaire de la « sentence arbitrale sur la mer de Chine méridionale ». L’Union européenne (UE) a également publié une déclaration à ce sujet. Quel est votre commentaire à ce sujet ?

Lin Jian : La déclaration conjointe publiée par les États-Unis et les Philippines, avec plusieurs pays européens, à l’occasion du dixième anniversaire de la « sentence arbitrale sur la mer de Chine méridionale », ainsi que la déclaration de l’UE à ce sujet, constituent une déformation des faits et une campagne de diffamation malveillante à l’encontre de la Chine. La Chine exprime son vif mécontentement et sa ferme opposition à ce sujet. Le directeur général du Département des affaires d’Europe du ministère chinois des Affaires étrangères a respectivement convoqué les chefs des missions diplomatiques des pays concernés et de la Délégation de l’UE en Chine pour les entretiens et a formulé des représentations solennelles auprès d’eux.

La souveraineté de la Chine sur les Nanhai Zhudao et ses droits et intérêts pertinents en mer de Chine méridionale ont été établis au cours d’une longue évolution historique et reposent sur des bases historiques et juridiques solides.  La position de la Chine sur l’« arbitrage concernant la mer de Chine méridionale » est claire, constante et ferme. Premièrement, le « tribunal arbitral », organe constitué de manière artificielle et temporaire pour servir un objectif politique, n’a ni autorité ni impartialité. L’« arbitrage » viole les principes fondamentaux du droit international. Il n’est rien d’autre qu’une manœuvre orchestrée par quelques pays occidentaux, dont les États-Unis, à des fins politiques visant à contenir la Chine. La Chine n’accepte ni ne reconnaît la « sentence » et s’oppose à toute revendication ou action qui en découlerait, et ne les acceptera jamais.

Il convient de rappeler à certains pays européens que l’application flagrante de deux poids deux mesures sur les questions relatives au droit international ne fera qu’éroder davantage leur propre crédibilité sur la scène internationale et n’aidera pas à approfondir la confiance mutuelle entre la Chine et l’Europe. L’Europe n’est pas partie prenante en mer de Chine méridionale et n’a aucune qualité pour porter un jugement sur la souveraineté territoriale légitime de la Chine ainsi que sur ses droits et intérêts maritimes en mer de Chine méridionale. Nous exhortons la partie européenne à agir avec prudence et à cesser de soutenir la « sentence » illégale, afin d’éviter d’affecter les relations et la coopération entre la Chine et l’Europe.

Islamic Republic of Iran Broadcasting : Les États-Unis ont annoncé un blocus maritime à l’encontre de l’Iran, malgré l’opposition répétée de la Chine à de telles mesures prises par les États-Unis. La Chine prendra-t-elle des mesures concrètes pour atténuer les effets du blocus américain contre l’Iran ? La Chine approfondira-t-elle la coopération économique et militaire avec l’Iran ? Quelles mesures spécifiques la Chine prendra-t-elle ?

Lin Jian : La Chine est profondément préoccupée par la reprise des conflits militaires dans la région du Golfe. La Chine appelle les parties concernées à tenir compte de l’appel pressant à la paix et à la stabilité lancé par la région et par la communauté internationale, à rester calmes et à faire preuve de retenue, à préserver le cessez-le-feu durement acquis, à éviter le retour de la guerre et, plus important encore, à empêcher l’extension des combats et de nouvelles victimes innocentes. Le respect des droits et intérêts légitimes des pays riverains du détroit d’Ormuz ainsi que la reprise rapide d’une circulation normale et sûre dans le détroit sont les aspirations communes de la communauté internationale. Les parties concernées doivent œuvrer dans la même direction et rechercher un règlement approprié. La Chine est disposée à continuer d’agir conformément aux quatre propositions avancées par le président Xi Jinping et de déployer des efforts inlassables pour favoriser la désescalade et la stabilisation de la situation au Moyen-Orient et dans la région du Golfe.

CGTN : Aujourd’hui marque le 50e anniversaire de la mise en service du chemin de fer Tanzanie-Zambie (TAZARA). Comment la Chine considère-t-elle son importance historique ? Comment la Chine envisage-t-elle l’avenir du chemin de fer TAZARA ?

Lin Jian : Le chemin de fer TAZARA est un projet emblématique de l’amitié sino-africaine. Il y a plus de cinq décennies, malgré d’importantes difficultés économiques, la Chine a décidé d’apporter son assistance à la construction du chemin de fer TAZARA, témoignant de son ferme soutien à la libération nationale et au développement des pays de la région. Au cours de ce processus, les peuples chinois, tanzanien et zambien ont travaillé côte à côte et forgé le grand esprit du TAZARA, laissant des richesses spirituelles précieuses pour les générations futures.

En septembre 2024, le président Xi Jinping, la présidente tanzanienne Samia Suluhu Hassan et le président zambien Hakainde Hichilema ont conjointement assisté à la signature d’un mémorandum d’entente sur le projet de revitalisation du chemin de fer TAZARA, marquant un nouveau moment historique pour ce chemin de fer. En novembre 2025, lors de sa visite en Zambie, le Premier ministre Li Qiang, accompagné du président zambien Hakainde Hichilema et du vice-président tanzanien Emmanuel John Nchimbi, a assisté à la cérémonie de lancement des travaux du projet de revitalisation du chemin de fer TAZARA. Les trois parties ont publié une déclaration conjointe sur la construction d’une ceinture de prospérité autour du chemin de fer TAZARA.

À ce nouveau point de départ historique, la Chine est disposée à travailler avec la Tanzanie et la Zambie pour faire progresser le projet de revitalisation et la ceinture de prospérité, transformer le chemin de fer en une voie vers la liberté, le développement, l’amitié, le bonheur, le développement vert et l’harmonie, contribuer à la poursuite commune de la modernisation par les trois pays ainsi que par les autres pays de la région, et insuffler un élan durable à la construction d’une communauté d’avenir partagé Chine-Afrique de tout temps à l’ère nouvelle.

EFE : La semaine dernière, les États-Unis et le Paraguay ont annoncé avoir détecté plusieurs acteurs liés à la Chine qui auraient infiltré les systèmes cybernétiques du gouvernement paraguayen. Hier, un responsable du gouvernement paraguayen a déclaré disposer de preuves suffisantes pour attribuer cette opération à la Chine. Quel est le commentaire de la Chine à ce sujet ?

Lin Jian : La Chine s’est toujours opposée aux activités de piratage informatique et les combat conformément à la loi. Nous nous opposons fermement à la diffusion de fausses informations sur la cybersécurité à des fins politiques.

Les États-Unis se livrent depuis longtemps à des cyberattaques systémiques à l’échelle mondiale et, parallèlement, incitent d’autres pays à se joindre à eux pour diffamer la Chine en matière de cybersécurité, dans le seul but de servir leurs propres intérêts géopolitiques. La Chine déplore vivement et rejette catégoriquement cette pratique. Nous exhortons ces pays à ne pas se laisser utiliser comme instruments géopolitiques et complices du gouvernement américain dans la diffusion de la désinformation sur les « cyberattaques chinoises ».