
CCTV : La cérémonie d’ouverture de la Conférence mondiale sur l’intelligence artificielle (IA) 2026 et de la Réunion de haut niveau sur la gouvernance mondiale de l’IA (WAIC 2026) s’est tenue ce matin à Shanghai. Le président Xi Jinping a prononcé un discours liminaire, dans lequel il a avancé quatre propositions sur la gouvernance mondiale de l’IA. Pourriez-vous nous donner davantage d’informations à ce sujet ? Comment la Chine contribuera-t-elle à améliorer la gouvernance mondiale de l’IA ?
Lin Jian : Ce matin, le président Xi Jinping a participé à Shanghai à la cérémonie d’ouverture de la WAIC 2026 et a prononcé un discours liminaire intitulé « Bâtir ensemble un système de gouvernance mondiale de l’intelligence artificielle juste et équitable ».
Le président Xi Jinping a indiqué : À l’heure de l’accélération des changements inédits depuis un siècle, ainsi que du nouveau cycle de révolution technologique et de transformation industrielle, l’innovation technologique en IA connaît une dynamique sans précédent. Porteuses d’immenses opportunités, les technologies intelligentes posent aussi des défis à la gouvernance. La Chine estime que les pays du monde doivent poursuivre une approche centrée sur l’être humain et développer une IA pour le progrès et pour le bien, faire de l’IA une grande force motrice de la prospérité partagée et de la sécurité commune et bâtir ensemble un système de gouvernance mondiale de l’IA juste et équitable. Le président Xi Jinping a avancé quatre propositions à cet égard. Premièrement, poursuivre l’ouverture et le bénéfice partagé et promouvoir le développement tiré par l’innovation. Deuxièmement, renforcer la prise de conscience des risques et assurer la sécurité et la contrôlabilité. Troisièmement, encourager l’inclusion et promouvoir l’enrichissement mutuel entre civilisations. Quatrièmement, promouvoir la solidarité et perfectionner la gouvernance mondiale.
Le président Xi Jinping a souligné : La Chine est un grand pays responsable. Nous avons toujours œuvré à fournir des biens publics internationaux dans le domaine de l’IA. C’est la contribution que la Chine apporte au développement de l’IA. Grâce aux efforts conjoints de différentes parties, l’Organisation mondiale de la coopération en matière d’IA est établie à Shanghai. Pour apporter un plus grand soutien au développement de l’IA et au renforcement des capacités dans le monde, dans les cinq ans à venir, la Chine fournira aux autres pays en développement 5 000 places dans les programmes de formation et de séminaire en matière d’IA, établira des centres de coopération internationale sur l’application de l’IA avec l’ASEAN, la Ligue des États arabes, l’Union africaine, la CELAC, l’Organisation de Coopération de Shanghai et les BRICS et travaillera à la mise en œuvre dans 30 pays du système d’alerte météorologique MAZU piloté par l’IA. La Chine, dans un esprit plus ouvert, s’engagera davantage dans l’action concrète avec une vision plus large. Nous sommes prêts à travailler avec les différentes parties pour saisir les opportunités et relever les défis apportés par le développement de l’IA, en vue de bâtir un avenir meilleur pour l’humanité.
Le Président kazakh Kassym-Jomart Tokayev, le Premier Ministre cambodgien Hun Manet, le Premier Ministre thaïlandais Anutin Charnvirakul et le Secrétaire général des Nations Unies António Guterres ont chacun pris la parole. Ils ont exprimé leurs vives félicitations pour la tenue de la cérémonie de signature de l’Accord portant création de l’Organisation mondiale de la coopération en matière d’IA à Shanghai, hautement apprécié la contribution importante de la Chine à la promotion de la gouvernance mondiale de l’IA et fait écho favorable aux initiatives et mesures avancées par le Président Xi Jinping. La Conférence a publié la Déclaration du Président de la Conférence mondiale sur l’IA 2026 et de la Réunion de haut niveau sur la gouvernance mondiale de l’IA.
The Paper : Hier, la cérémonie de signature de l’Accord portant création de l’Organisation mondiale de la coopération en matière d’IA s’est tenue à Shanghai. Comment la Chine perçoit-elle l’importance et l’influence de la création de l’Organisation ? Quelle est la relation entre cette organisation et la plateforme de gouvernance de l’IA dans le cadre des Nations Unies ?
Lin Jian : Le 16 juillet, la cérémonie de signature de l’Accord portant création de l’Organisation mondiale de la coopération en matière d’IA s’est tenue à Shanghai. Au nom du gouvernement chinois, Wang Yi, membre du Bureau politique du Comité central du Parti communiste chinois et ministre des Affaires étrangères, a participé à la cérémonie et signé l’Accord. Des représentants de 29 pays, dont le Kazakhstan, le Laos, le Pakistan, la Russie et l’Indonésie, ont signé l’accord en tant que membres fondateurs. Le Secrétaire général des Nations Unies António Guterres ainsi que d’autres représentants de différents pays et organisations internationales ont également participé à la cérémonie.
La Chine agit toujours conformément à l’Initiative pour la gouvernance mondiale de l’intelligence artificielle proposée par le président Xi Jinping. Elle adopte une approche centrée sur l’être humain et développe une intelligence artificielle pour le progrès et pour le bien, afin de promouvoir la gouvernance mondiale de l’IA. Comme l’a déclaré le président Xi Jinping ce matin lors de la cérémonie d’ouverture de la WAIC, l’Organisation mondiale de la coopération en matière d’IA est établie à Shanghai. C’est une mesure importante que la Chine a prise pour répondre à l’aspiration du Sud global et promouvoir activement le développement et la gouvernance de l’IA par la coopération internationale. Sa création marquera un jalon important dans l’histoire du développement de l’IA. La Chine préconise depuis toujours la promotion de la gouvernance mondiale de l’IA dans le cadre des Nations Unies. La Chine a œuvré à l’adoption par consensus de la résolution de l’Assemblée générale des Nations Unies sur la coopération internationale en matière de renforcement des capacités dans le domaine de l’IA, et soutient la mise en œuvre du Pacte numérique mondial ainsi que des Objectifs de développement durable des Nations Unies. La Chine œuvrera avec les membres fondateurs afin de favoriser le fonctionnement rapide de l’Organisation.
L’initiative de la création de l’Organisation mondiale de la coopération en matière d’IA constitue un nouvel exemple des efforts déployés par la Chine pour construire une communauté d’avenir partagé pour l’humanité et mettre en œuvre l’Initiative pour la gouvernance mondiale. La Chine travaillera avec toutes les parties afin de poursuivre les buts de la Charte des Nations Unies, de mettre en œuvre les principes de « concertation, synergie et partage », d’adopter une approche centrée sur l’être humain, de renforcer l’alignement et la coordination des stratégies de développement de l’IA, des règles de gouvernance et des normes techniques, de promouvoir la coopération internationale et la gouvernance mondiale dans le domaine de l’IA, et d’assurer un développement de l’IA sain et ordonné au service du bien, de la sécurité et de l’équité.

Reuters : Aujourd’hui, le président américain Donald Trump a déclassifié des renseignements qui, selon lui, démontreraient une ingérence de la Chine dans les élections américaines. Toutefois, selon les évaluations des services de renseignement américains, il n’existe aucune preuve montrant que la Chine a influencé l’élection présidentielle américaine de 2020, au cours de laquelle Donald Trump a été battu. Quel est le commentaire du ministère des Affaires étrangères à ce sujet ? Les propos du président Donald Trump auront-ils une incidence sur les relations sino-américaines ?
Lin Jian : Il s’agit d’une accusation mensongère et d’un dénigrement malveillant qui ont depuis longtemps été démontrés comme étant infondés. La Chine adhère au principe de non-ingérence dans les affaires intérieures des autres pays. Nous ne nous ingérons jamais dans les élections américaines et nous n’avons aucun intérêt à le faire. Le monde a en réalité été témoin de ceux qui se sont ingérés de manière flagrante dans les affaires intérieures d’autres pays, qui ont mené depuis longtemps une surveillance sans discrimination à l’encontre des gouvernements, des entreprises et du grand public dans le monde entier, et qui ont dérobé d’importantes quantités de données de citoyens étrangers. Nous exhortons les États-Unis à faire leur examen de conscience, à cesser de dénigrer sans fondement la Chine, à ne pas faire du tapage autour de la Chine dans le cadre des élections et à faire davantage de choses favorables aux relations sino-américaines.
Associated Press : Les propos du président Donald Trump auront-ils des conséquences sur la visite prévue du dirigeant chinois aux États-Unis en septembre ?
Lin Jian : Nous exhortons les États-Unis à cesser de faire du tapage autour de la Chine dans le cadre des élections et à faire davantage de choses favorables aux relations sino-américaines.
Bloomberg : China Daily a publié sur Internet une vidéo sur la « sentence arbitrale de 2016 concernant la mer de Chine méridionale », dans laquelle les Philippins sont représentés sous les traits de singes. Cette sentence rejette les revendications de la Chine en mer de Chine méridionale. La partie philippine a condamné cette vidéo, la qualifiant de « profondément offensante », et en a demandé la suppression. Quel est le commentaire du ministère des Affaires étrangères à ce sujet ?
Lin Jian : Concernant la vidéo que vous avez mentionnée, il ne s’agit pas d’un acte du gouvernement. Je n’ai pas de commentaire à faire à ce sujet.
Je tiens à souligner que la position de la Chine sur la question de « l’arbitrage concernant la mer de Chine méridionale » est claire et constante. Cet « arbitrage » est une farce politique déguisée en procédure juridique. La soi-disant « sentence » est illégale, nulle et non avenue, et n’a aucune force contraignante.
Folha de S.Paulo : Hier, les États-Unis ont annoncé l’imposition de nouveaux droits de douane unilatéraux sur les produits brésiliens à la suite d’une enquête menée au titre de « l’article 301 ». L’une des accusations porte sur le fait que le système de paiement brésilien appelé « Pix » placerait les entreprises américaines dans une situation désavantageuse. Quel est le commentaire de la Chine à ce sujet ?
Lin Jian : Les guerres tarifaires n’ont pas de gagnants et ne servent les intérêts d’aucune partie. La Chine est prête à travailler avec le Brésil et d’autres pays pour préserver le régime commercial multilatéral centré sur l’Organisation mondiale du commerce (OMC) et défendre l’équité et la justice internationales.
Bloomberg : L’administration Trump a indiqué qu’elle réduirait la durée de validité des visas pour les journalistes étrangers. Les journalistes chinois seraient les plus touchés. Quel est le commentaire du ministère des Affaires étrangères à ce sujet ?
Lin Jian : Les restrictions imposées par les États-Unis aux échanges humains ne servent les intérêts d’aucune partie. La Chine rejette fermement les mesures discriminatoires prises par les États-Unis visant spécifiquement certains pays.
La nouvelle réglementation américaine viole gravement le consensus en trois points conclu entre la Chine et les États-Unis en 2021 sur les questions liées aux médias, et affecte gravement le travail normal des médias chinois aux États-Unis. La Chine exhorte les États-Unis à protéger les droits et intérêts légitimes des journalistes chinois présents aux États-Unis. La Chine se réserve le droit de prendre des contre-mesures réciproques.
O Globo : Concernant les droits de douane imposés par les États-Unis au Brésil, la Chine a déclaré qu’elle était disposée à soutenir le Brésil dans sa lutte contre le protectionnisme. Vous venez également de dire que la Chine est prête à soutenir l’OMC, le Brésil et les règles commerciales. Pourriez-vous préciser concrètement comment la Chine entend soutenir le Brésil dans sa lutte contre le protectionnisme ?
Lin Jian : Nous sommes disposés à maintenir la communication avec le Brésil et à travailler avec le Brésil ainsi qu’avec d’autres pays afin de préserver le régime commercial multilatéral centré sur l’OMC et de défendre l’équité et la justice internationales. Pour toute question spécifique, je vous recommande de consulter les services compétents chinois.
Reuters : Le ministère néo-zélandais des Affaires étrangères et du Commerce a déclaré avoir pris note de l’annonce par la Papouasie-Nouvelle-Guinée de la fermeture du « Bureau économique de Taipei en Papouasie-Nouvelle-Guinée » et a indiqué qu’il assurerait un suivi de cette décision en temps opportun. Quel est le commentaire du ministère des Affaires étrangères à ce sujet ?
Lin Jian : Nous avons déjà exprimé clairement notre position à ce sujet. Le gouvernement de Papouasie-Nouvelle-Guinée a décidé de fermer le « Bureau économique de Taipei en Papouasie-Nouvelle-Guinée ». La Chine apprécie hautement cette décision. Elle démontre une nouvelle fois que l’adhésion au principe d’une seule Chine bénéficie du soutien de l’opinion publique de la communauté internationale et correspond à la tendance générale.
