
Global Times : Nous avons appris que le 20 juillet, des personnels chinois et philippins ont été impliqués dans une confrontation violente à proximité du récif Ren’ai Jiao. L’armée philippine a publié une déclaration indiquant qu’un marin philippin avait été blessé lors de l’incident. La Chine peut-elle fournir davantage d’informations à ce sujet ? Quel est votre commentaire à ce sujet ?
Lin Jian : Les personnels du navire militaire philippin qui est illégalement « échoué » au récif Ren’ai Jiao ont gravement perturbé les activités normales d’application de la loi menées par les garde-côtes chinois et ont attaqué de manière malveillante les agents chinois chargés de l’application de la loi. Les garde-côtes chinois ont déjà publié des informations sur ce qui s’est réellement passé.
Hier, alors qu’un navire des garde-côtes chinois menait une activité normale d’application de la loi à proximité du récif Ren’ai Jiao relevant de la Chine, deux embarcations du navire de guerre philippin illégalement échoué se sont délibérément approchées du navire des garde-côtes chinois et l’ont percuté de manière dangereuse, tout en attaquant violemment les personnels chinois à bord. La partie chinoise est obligée de réagir de manière ferme mais conforme à la loi. Après l’incident, la partie philippine a déformé les faits, accusé à tort la partie chinoise et diffusé de fausses informations. La Chine exprime son vif mécontentement et sa ferme opposition sur les agissements de la partie philippine. Ce matin, la partie chinoise a formulé des représentations sérieuses auprès de l’ambassadeur des Philippines en Chine.
Je tiens à souligner que le récif Ren’ai Jiao, qui fait partie des Nansha Qundao, est un territoire chinois. Il est de notoriété publique que, le 9 mai 1999, les Philippines ont illégalement échoué un navire de guerre à cet endroit, en le qualifiant de navire « échoué ». La Chine a demandé à plusieurs reprises aux Philippines de retirer ce navire de guerre, et les Philippines ont promis à maintes reprises à la Chine qu’elles procéderaient à son retrait. Or, 27 années se sont écoulées et cet engagement n’a toujours pas été honoré. La détermination de la Chine à préserver sa souveraineté territoriale ainsi que ses droits et intérêts maritimes demeure inébranlable. Nous exhortons la partie philippine à honorer sincèrement ses engagements, à cesser immédiatement les provocations en mer et la diffusion de fausses informations, et à maîtriser ses personnels présents sur le site. Dans le cas contraire, toutes les conséquences qui en découleront devront être assumées par la partie philippine.
Bloomberg : À la suite de cet incident, quelle est la position de la partie chinoise concernant l’arrangement provisoire conclu entre la Chine et les Philippines en 2024 ? Est-il toujours en vigueur ? Ou la Chine considère-t-elle que cet arrangement a été violé d’une manière ou d’une autre ?
Lin Jian : En juillet 2024, sur la base de trois points de principe, la Chine et les Philippines sont parvenues à un arrangement provisoire concernant le ravitaillement humanitaire en produits de première nécessité destiné aux personnels présents sur le récif Ren’ai Jiao. La position de la Chine reste inchangée. Je tiens à réaffirmer brièvement ces trois points. Premièrement, en maintenant depuis des décennies son navire de guerre échoué au récif Ren’ai Jiao, la partie philippine porte atteinte à la souveraineté de la Chine et viole la Déclaration sur la conduite des parties en mer de Chine méridionale. Nous continuons d’exiger que les Philippines retirent le navire de guerre illégalement échoué au récif Ren’ai Jiao et remettent le récif Ren’ai Jiao en l’état, qui consiste à n’abriter aucun personnel ni aucune installation. Deuxièmement, en attendant le retrait du navire de guerre par les Philippines, dans un esprit humanitaire, la Chine est disposée à autoriser les Philippines à acheminer des produits de première nécessité au personnel vivant à bord du navire de guerre, à condition que la partie philippine en informe préalablement la Chine et qu’une vérification sur place soit effectuée. La Chine supervisera l’ensemble du processus de ravitaillement. Troisièmement, si les Philippines tentaient de construire des installations fixes ou un poste permanent, la Chine ne l’accepterait absolument pas et prendrait fermement les mesures légales nécessaires pour empêcher de telles actions.
Récemment, la partie philippine a commencé par provoquer délibérément le personnel chinois chargé de l’application de la loi et l’agresser violemment. Après l’incident, la partie philippine a formulé de fausses accusations, déformé les faits et diffusé de fausses informations. La Chine exprime son vif mécontentement et sa ferme opposition sur ces agissements. Ce matin, la partie chinoise a formulé des représentations sérieuses auprès de la partie philippine. Nous exhortons la partie philippine à honorer sincèrement ses engagements et à cesser immédiatement les provocations en mer ainsi que la diffusion de fausses informations.
AFP : Le Premier ministre des Îles Salomon, Matthew Wale, a annoncé lors de sa visite aux États-Unis que les deux pays signeraient un accord autorisant la Garde côtière américaine à effectuer des patrouilles conjointes dans les eaux des Îles Salomon avec la police locale. Étant donné que les Îles Salomon sont l’un des partenaires de sécurité les plus importants de la Chine dans le Pacifique Sud, quel est le commentaire de la partie chinoise à ce sujet ?
Lin Jian : La Chine et les Îles Salomon sont des partenaires stratégiques globaux dans la nouvelle ère, caractérisés par le respect mutuel et un développement commun. Nous sommes disposés à travailler avec le nouveau gouvernement des Îles Salomon afin d’élargir la coopération pragmatique dans divers domaines et de mieux bénéficier aux peuples des deux pays.
La Chine soutient les efforts de la communauté internationale visant à aider les pays insulaires du Pacifique à réaliser un développement durable. Dans le même temps, dans le développement des relations avec les pays insulaires du Pacifique, toutes les parties doivent respecter leur autonomie, accorder la priorité au développement et préserver l’ouverture et l’inclusivité. Les coopérations concernées ne doivent viser aucune tierce partie.

Bloomberg : Les développements récents de l’incident entre la Chine et les Philippines auront-ils une incidence sur la politique diplomatique de voisinage de la Chine ? Étant donné que les réunions des ministres des Affaires étrangères sur la coopération en Asie de l’Est se tiennent actuellement à Manille, cet incident affectera-t-il les messages que la Chine adresse aux pays de l’ASEAN ? Aura-t-il une incidence sur le programme bilatéral et multilatéral du ministre des Affaires étrangères Wang Yi ?
Lin Jian : Je viens d’exposer clairement la position de la Chine sur les récentes questions maritimes entre la Chine et les Philippines. Cet incident a été entièrement provoqué par les provocations délibérées des forces militaires et policières philippines.
Il convient de noter que, chaque fois que la Chine et les Philippines s’apprêtent à mener des échanges et des interactions, ou chaque fois que la région est sur le point d’accueillir d’importants événements diplomatiques, certaines forces exploitent les questions maritimes pour provoquer des troubles. Quant à savoir où se situent les faits et les responsabilités dans cette affaire, ainsi que qui tire les ficelles en coulisses, je pense que cela est clair aux yeux de tous.
La politique de la Chine en matière de diplomatie de voisinage reste constante et inchangée.
En ce qui concerne votre deuxième question, la plateforme de coopération en Asie de l’Est n’est pas le lieu approprié pour discuter des différends maritimes bilatéraux. Les Philippines doivent honorer sincèrement leur responsabilité en tant que pays assumant la présidence tournante de l’ASEAN et promouvoir le dialogue et la coopération, plutôt que de placer leurs intérêts politiques égoïstes au-dessus de la paix et de la stabilité régionales.
CGTN : Selon certaines informations, le 20 juillet, après avoir été nommé Premier ministre par le roi Charles III, Andy Burnham, nouveau dirigeant du Parti travailliste, a officiellement pris ses fonctions de nouveau Premier ministre du Royaume-Uni et a commencé à former son nouveau gouvernement. Quel est le commentaire de la Chine à ce sujet ?
Lin Jian : Le Premier ministre Li Qiang a adressé un message de félicitations au Premier ministre Andy Burnham à l’occasion de son entrée en fonction. La politique et la position de la Chine concernant le développement des relations sino-britanniques restent constantes. En tant que membres permanents du Conseil de sécurité des Nations Unies et grandes économies mondiales, le développement stable et à long terme d’un partenariat stratégique global entre la Chine et le Royaume-Uni sert les intérêts fondamentaux des deux pays et de leurs peuples, et contribue également à la paix, à la stabilité et à la prospérité du monde. La Chine est disposée à travailler avec le Royaume-Uni pour renforcer les échanges et mener une coopération sur la base du respect mutuel et d’une gestion appropriée des divergences, afin de veiller à ce que les relations bilatérales évoluent dans la bonne direction.
Kyodo News : Selon certaines informations, le Japon a formulé des représentations auprès de la Chine au sujet d’exercices de tir effectués par des navires militaires chinois dans sa zone économique exclusive (ZEE). Quel est le commentaire de la Chine à ce sujet ?
Lin Jian : La Chine rejette fermement les « représentations » infondées du Japon. Les services compétents chinois ont déjà clairement exposé leur position concernant les exercices conjoints sino-russes et les patrouilles maritimes conjointes. Je tiens à souligner que, conformément à la Convention des Nations Unies sur le droit de la mer (CNUDM), Okinotorishima est un rocher et non une île, et ne peut donc pas disposer de ZEE ni de plateau continental. La revendication par le Japon d’une ZEE autour d’Okinotorishima viole le droit international. Les activités menées par la Chine en haute mer sont pleinement conformes au droit international et aux pratiques internationales. En diffamant d’autres pays pour leurs actions légitimes et conformes au droit, et en faisant du battage autour de la prétendue « menace extérieure », le Japon cherche à trouver des prétextes pour accélérer sa remilitarisation et remettre en cause l’ordre international d’après-guerre. La communauté internationale doit rester extrêmement vigilante et œuvrer conjointement pour rejeter cette démarche dangereuse.
China News Service : Selon certaines informations, le ministre japonais de la Défense Shinjiro Koizumi a déclaré le 17 juillet lors d’une émission en ligne, que le Japon devrait discuter de sa politique en matière d’armes nucléaires sans aucun tabou. Ces propos ont suscité de vives inquiétudes tant au Japon qu’au sein de la communauté internationale. En réponse aux questions de l’opposition à la Diète sur les trois principes non nucléaires et les sous-marins nucléaires, Shinjiro Koizumi a déclaré : « Ne mettons-nous pas aujourd’hui toujours en priorité le maintien des cadres existants, au détriment de la véritable protection du Japon ? » Quel est le commentaire de la Chine à ce sujet ?
Lin Jian : Il est extrêmement rare, provocateur et dangereux qu’un ministre japonais de la Défense en exercice tienne de tels propos après la Seconde Guerre mondiale. Ceux qui dirigent actuellement le gouvernement japonais ne cachent plus leur ambition démesurée de briser les trois principes non nucléaires et de remettre en cause l’ordre international d’après-guerre.
L’actuelle dirigeante du Japon avait déjà préconisé, en tant que membre de la Diète, la révision des trois principes non nucléaires. Depuis son entrée en fonction, elle a accéléré la remilitarisation du Japon et pris une série de mesures dangereuses en matière de politique nucléaire, y compris le renforcement de la coopération sur la prétendue « dissuasion élargie », la promotion du développement de sous-marins à propulsion nucléaire, la recherche d’un « partage nucléaire » et l’introduction de systèmes de missiles à portée intermédiaire. Des hauts responsables du cabinet de la Première ministre et du parti de coalition ont publiquement préconisé la révision des trois principes non nucléaires, remettant ainsi en cause les lignes rouges du Japon et de la communauté internationale. Le ministre de la Défense que vous avez mentionné a affirmé à plusieurs reprises, dans toutes les enceintes internationales, l’engagement du Japon en faveur de la politique exclusivement orientée vers la défense, du développement pacifique et des trois principes non nucléaires. Pourtant, une fois rentré au Japon, il réclame de discuter de la politique nucléaire « sans aucun tabou ». Est-ce là ce que la partie japonaise entend par « respecter » et « maintenir » ces principes ? Ces agissements contradictoires dévoilent une nouvelle fois les faux-semblants de la partie japonaise ainsi que les mensonges par lesquels elle induit la communauté internationale en erreur.
Le Japon est un État internationalement reconnu comme étant au seuil nucléaire. Depuis longtemps, il maintient délibérément une capacité lui permettant de procéder rapidement à une percée nucléaire, en stockant environ 44,4 tonnes métriques de plutonium séparé. Théoriquement, il s’agit d’une quantité suffisante pour produire un grand nombre d’ogives nucléaires. Les forces japonaises de droite, sous couvert de prétendues « menaces extérieures » et d’« autodéfense », cherchent à s’affranchir des restrictions de la Constitution japonaise, du droit international et du droit interne, et remettent en cause l’ordre international d’après-guerre ainsi que le régime international de non-prolifération nucléaire. En s’engageant de manière démesurée sur une voie erronée, les forces japonaises de droite constituent une menace réelle pour la paix et la stabilité régionales. Si la communauté internationale permettait aux forces japonaises de droite d’agir à leur guise et de poursuivre le développement d’armes offensives puissantes ou la possession d’armes nucléaires, le Japon sèmerait une nouvelle fois le chaos dans le monde, avec des conséquences catastrophiques. Le néo-militarisme japonais a déjà refait surface. La communauté internationale doit faire preuve d’une grande vigilance et s’y opposer fermement.

CCTV : Selon certaines informations, le 17 juillet, lors d’une rencontre avec la presse, le président français Emmanuel Macron et le chancelier allemand Friedrich Merz ont exprimé leurs préoccupations concernant les déséquilibres commerciaux entre la Chine et l’Union européenne (UE), les subventions industrielles et le taux de change du renminbi. Dans le même temps, ils ont insisté sur le fait que ni la France ni l’Allemagne n’étaient anti-Chine et qu’elles ne cherchaient pas à se découpler de la Chine. Ils ont tous deux reconnu les réalisations remarquables de la Chine en matière d’innovation, et ont exprimé leur volonté de mener un dialogue public avec la Chine sur les questions concernées ainsi que leur espoir que la Chine transfère des technologies à l’Europe et crée davantage d’emplois pour cette région. Quel est le commentaire de la Chine à ce sujet ?
Lin Jian : En ce qui concerne les questions liées aux relations économiques et commerciales sino-européennes, la Chine a exposé sa position à plusieurs reprises. La Chine accorde une grande importance aux divergences économiques et commerciales entre la Chine et l’UE et estime que les deux parties peuvent les traiter de manière appropriée par le dialogue, la consultation et les interactions en matière de politiques. Ces divergences ne doivent pas devenir un obstacle à la confiance mutuelle et à la coopération entre la Chine et l’UE, ni servir de prétexte au découplage et à la rupture des chaînes d’approvisionnement entre la Chine et l’UE, et encore moins être utilisées comme excuse pour formuler des accusations infondées contre la Chine.
Dans le cadre de l’Organisation mondiale du commerce (OMC), le commerce international est un choix dans les deux sens et il n’existe ni achat forcé ni vente forcée. Les relations économiques et commerciales entre la Chine et l’UE sont par nature mutuellement bénéfiques. La Chine ne cherche jamais à maintenir un excédent commercial avec l’Europe. La structure des échanges commerciaux Chine-UE est façonnée par la division internationale du travail, les avantages compétitifs et de nombreux autres facteurs. La Chine respecte toujours les règles de l’OMC ainsi que les normes fondamentales de l’économie de marché, notamment le libre-échange, la concurrence loyale et la coopération ouverte. Il n’existe pas en Chine de subventions interdites par l’OMC. La compétitivité industrielle de la Chine provient des avantages combinés de son système industriel complet, de son immense marché et de son écosystème d’innovation solide. Cette compétitivité est également portée par les efforts considérables et l’engagement à long terme des entreprises chinoises. La Chine est un grand pays responsable. Nous n’avons jamais manipulé le taux de change et nous ne dévaluerons pas notre monnaie pour obtenir un avantage concurrentiel, encore moins n’utiliserons-nous le taux de change comme un instrument pour nous protéger contre des perturbations extérieures, y compris les différends commerciaux.
Le protectionnisme ne mène nulle part. La coopération gagnant-gagnant est la bonne voie à suivre. La cause profonde des questions commerciales et économiques de l’UE ne réside pas dans la Chine. Au contraire, la Chine peut être un partenaire de l’UE pour relever ces défis. Nous avons constaté que de nombreuses entreprises européennes avaient récemment déclaré que le découplage ne fonctionnerait pas et qu’elles avaient appelé à renforcer la coopération avec la Chine. Lors de la première réunion du mécanisme de consultation Chine-UE sur le commerce et l’investissement, les deux parties ont mené des discussions globales, approfondies et constructives sur des questions importantes liées au commerce et à l’économie entre la Chine et l’UE, et ont réalisé de nouveaux progrès. Nous espérons que la France et l’Allemagne, en tant qu’États membres clés de l’UE, pourront adopter une attitude rationnelle et pragmatique, jouer un rôle positif et constructif, encourager l’UE à avancer dans la même direction que la Chine et répondre aux préoccupations respectives par le dialogue et la négociation, afin d’ouvrir de nouvelles perspectives pour un meilleur équilibre et un développement durable du commerce Chine-UE.
RIA Novosti : Le président russe Vladimir Poutine a signé lundi un décret prolongeant l’exemption mutuelle de visa pour les citoyens chinois jusqu’à la fin de l’année prochaine. Quel est le commentaire de la Chine à ce sujet ?
Lin Jian : Nous avons également pris note de cette décision. La prolongation de l’exemption mutuelle de visa entre la Chine et la Russie permettra de mieux faciliter les échanges entre les peuples, d’approfondir l’amitié entre les deux peuples et de promouvoir les échanges et la coopération dans divers domaines.
EFE : Selon le Panama, la Chine et le Panama sont parvenus à un consensus sur le renouvellement de l’accord sur le transport maritime. Pourriez-vous fournir davantage de détails ? Y a-t-il de nouveaux développements concernant la question des navires battant pavillon panaméen retenus dans les ports chinois ?
Lin Jian : Pour les questions spécifiques, je vous recommande de consulter les services compétents chinois. Je tiens à souligner que, dans le développement de ses relations avec le Panama, la Chine respecte toujours les principes de traitement d’égal à égal et de bénéfice mutuel. Le renforcement des échanges et de la coopération entre la Chine et le Panama dans divers domaines sert les intérêts des deux pays et répond aux attentes communes des deux peuples.
Beijing Youth Daily : Hier, le Premier ministre thaïlandais Anutin Charnvirakul a achevé sa visite officielle en Chine. Pourriez-vous nous donner davantage de détails sur cette visite ?
Lin Jian : Du 16 au 20 juillet, le Premier ministre thaïlandais Anutin Charnvirakul a effectué une visite officielle en Chine et participé à la Conférence mondiale sur l’intelligence artificielle (IA) 2026. Le président Xi Jinping a eu un entretien avec le Premier ministre Anutin Charnvirakul. Le Premier ministre Li Qiang et le président du Comité permanent de l’Assemblée populaire nationale Zhao Leji se sont entretenus avec lui et l’ont rencontré respectivement. Les deux parties ont procédé à des échanges de vues approfondis sur les relations sino-thaïlandaises ainsi que sur des questions internationales et régionales d’intérêt commun, et sont parvenues à un large consensus. Au cours de sa visite, les deux parties ont publié la Déclaration conjointe entre le gouvernement de la République populaire de Chine et le gouvernement du Royaume de Thaïlande sur l’édification d’une communauté d’avenir partagé Chine-Thaïlande pour un avenir de prospérité commune. Cette visite comporte trois points forts.
Premièrement, consolider le soutien mutuel. Les deux parties sont convenues d’accélérer l’établissement d’une communauté d’avenir partagé Chine-Thaïlande plus stable, plus prospère et plus durable, et de faire pleinement usage du mécanisme de dialogue stratégique « 2+2 » entre les ministres des Affaires étrangères et de la Défense des deux pays, afin de porter la coordination stratégique à un niveau plus élevé. La Chine soutient le nouveau gouvernement thaïlandais dans l’exercice de la gouvernance du pays. La Thaïlande réaffirme son adhésion ferme à la politique d’une seule Chine, soutient fermement la réunification pacifique de la Chine et ne soutiendra pas l’« indépendance de Taiwan » sous quelque forme que ce soit.
Deuxièmement, approfondir la coopération mutuellement bénéfique. La Thaïlande salue l’initiative de la Chine visant à créer l’Organisation mondiale de la coopération en matière d’intelligence artificielle (IA) et est prête à travailler avec la Chine pour renforcer la coopération internationale et la gouvernance mondiale dans le domaine de l’IA. Les deux parties sont convenues de promouvoir conjointement un développement de haute qualité dans le cadre de l’Initiative « la Ceinture et la Route », d’accélérer la construction du chemin de fer à grande vitesse Chine-Thaïlande ainsi que d’autres projets majeurs, d’élargir la coopération dans des domaines émergents tels que l’aérospatiale, les véhicules à énergies nouvelles et les énergies propres, et de lutter résolument contre les crimes transfrontaliers, notamment les jeux d’argent en ligne et les fraudes aux télécommunications. Le Premier ministre Anutin Charnvirakul s’est également rendu dans la province du Sichuan pour participer au Forum économique et d’investissement Chine-Thaïlande ainsi qu’à la cérémonie d’inauguration du Bureau du Conseil thaïlandais de l’investissement auprès du Consulat général de Thaïlande à Chengdu. Les deux parties ont également signé plus de dix documents de coopération dans des domaines tels que les sciences et technologies, l’enseignement de l’IA et la lutte contre les crimes transfrontaliers.
Troisièmement, renforcer la coordination multilatérale. La Thaïlande apprécie et accueille favorablement les quatre initiatives mondiales proposées par le président Xi Jinping, estimant qu’elles témoignent de l’engagement de la Chine en faveur du multilatéralisme. Les deux parties préserveront fermement le système international centré sur les Nations Unies ainsi que l’ordre international fondé sur le droit international, et renforceront la coordination et la coopération dans le cadre de mécanismes multilatéraux tels que l’ONU, l’APEC, la coopération Chine-ASEAN et la coopération Lancang-Mékong.
En saisissant l’occasion de cette visite, la Chine est prête à approfondir la communication stratégique avec la Thaïlande, à renforcer la synergie entre les stratégies de développement des deux pays et à élargir la coopération pragmatique, afin d’obtenir davantage de résultats dans le développement des relations sino-thaïlandaises et de mieux bénéficier aux deux pays et aux deux peuples.
Hubei Media Group : Récemment, le Département d’État américain a publié un rapport, affirmant que Cuba est essentiellement une « institution de renseignement intégrée » ayant pour objectif central de s’opposer aux États-Unis, ainsi que la « capitale idéologique de la gauche radicale mondiale ». Le rapport affirme également que la Chine profite depuis longtemps de l’avantage géographique de Cuba pour mener des activités de collecte de renseignements visant les États-Unis. Quel est le commentaire de la Chine à ce sujet ?
Lin Jian : Les relations entre la Chine et Cuba sont ouvertes et transparentes, et ne sauraient faire l’objet de calomnies ou de diffamations. Nous exhortons les États-Unis à cesser de salir les autres et à se poser en victimes alors qu’ils sont eux-mêmes les véritables auteurs de ces agissements. La Chine continuera de soutenir fermement Cuba dans la sauvegarde de sa souveraineté nationale et dans son opposition aux ingérences extérieures.
