Ministère des Affaires Étrangères
République Populaire de Chine
Conférence de presse du 22 juillet 2026 tenue par le porte-parole du ministère des Affaires étrangères Lin Jian
Updated: 22 July 2026 20:13

CCTV : Cette semaine, la Chine a soumis le Document de position de la Chine en matière de gouvernance mondiale du cyberespace à l’ère de l’intelligence numérique à la première réunion du Mécanisme mondial sur les évolutions dans le domaine des TIC (technologies de l’information et de la communication) abordant la sécurité internationale et la promotion d’un comportement responsable des États dans l’utilisation des TIC de l’Organisation des Nations Unies (ONU). Pourriez-vous nous donner plus d’informations à ce sujet ?

Lin Jian : En tant que dernière mesure visant à mettre en œuvre l’Initiative pour la gouvernance mondiale et à construire une communauté d’avenir partagé dans le cyberespace, la Chine a soumis un document de position au Mécanisme mondial sur les évolutions dans le domaine des TIC abordant la sécurité internationale et la promotion d’un comportement responsable des États dans l’utilisation des TIC de l’ONU, présentant la position et les propositions les plus récentes de la Chine en matière de gouvernance mondiale du cyberespace à l’ère de l’intelligence numérique.

Le document préconise le respect de la souveraineté numérique et la promotion d’un développement bénéfique à tous. Les pays ont le droit de choisir de manière indépendante leurs voies de développement des technologies numériques intelligentes, y compris l’intelligence artificielle (IA), ainsi que de choisir de manière indépendante les technologies, produits et services d’IA en fonction de leurs conditions nationales respectives. Aucun pays ne devrait être contraint de choisir son camp. Il s’agit d’un autre principe important, après celui de la souveraineté dans le cyberespace, que la Chine a avancé en matière de gouvernance mondiale du cyberespace. Le document souligne également que tous les pays doivent respecter, dans le cyberespace, les buts et principes de la Charte des Nations Unies afin de préserver conjointement la paix et la stabilité du cyberespace. Il appelle également à défendre le multilatéralisme, à répondre efficacement à l’impact perturbateur des technologies émergentes telles que l’IA sur la cybersécurité, et à formuler des règles internationales pour le cyberespace adaptées à l’évolution de notre époque.

La Chine est prête à renforcer sa coopération avec les autres pays afin de favoriser l’établissement d’un ordre international dans le cyberespace plus juste, plus équitable et plus efficace, et de construire une communauté d’avenir partagé dans le cyberespace.

Reuters : La ministre australienne des Affaires étrangères Penny Wong a déclaré aujourd’hui, en marge des réunions des ministres des Affaires étrangères sur la coopération en Asie de l’Est que la partie australienne estimait que le tir récent d’essai de missile mené par la Chine dans le Pacifique portait atteinte à la stabilité régionale. Penny Wong a également évoqué l’incident maritime récent entre la Chine et les Philippines, affirmant que la partie australienne était préoccupée par « certains comportements agressifs » observés en mer de Chine méridionale, et que les pays de la région devaient réfléchir à la manière d’y répondre. Quel est le commentaire de la Chine à ce sujet ?

Lin Jian : La Chine a déjà exposé clairement sa position solennelle concernant l’attaque malveillante menée par le personnel philippin contre les agents chinois chargés de l’application de la loi. Les pays concernés ont fermé les yeux sur les faits fondamentaux relatifs aux violations des droits et intérêts de la Chine et aux provocations commises par les Philippines, formulé des accusations infondées contre la Chine et continué de faire du tapage autour de la soi-disant « sentence arbitrale sur la mer de Chine méridionale », qui est illégale, nulle et non avenue. La Chine s’oppose fermement à de telles actions.

Grâce aux efforts conjoints de la Chine et des pays de l’Association des nations de l’Asie du Sud-Est (ASEAN), la situation en mer de Chine méridionale est généralement stable. La cause profonde des tensions en mer réside dans la violation des droits et intérêts ainsi que les provocations délibérées commises par les Philippines. Les pays concernés ne sont pas parties aux questions en mer de Chine méridionale et n’ont aucun droit de s’immiscer dans les questions maritimes entre les pays intéressés. Apparemment, chaque fois qu’un incident survient en mer, les mêmes quelques pays pointent immédiatement du doigt la Chine, sans distinguer le vrai du faux. Cherchent-ils à préserver la paix et la stabilité en mer de Chine méridionale, ou simplement à déstabiliser la situation ? Je pense que la réponse est claire. Nous exhortons les pays concernés à cesser d’exagérer les tensions et d’attiser la confrontation, et à respecter effectivement les efforts déployés par les pays de la région pour préserver la paix et la stabilité en mer de Chine méridionale.

La Chine continuera à défendre fermement sa souveraineté, ses droits et ses intérêts conformément à la loi, à gérer de manière appropriée les différends maritimes avec les parties concernées par le dialogue et la consultation, à travailler avec les pays de l’ASEAN pour mettre pleinement et efficacement en œuvre la Déclaration sur la conduite des parties en mer de Chine méridionale, et à faire progresser les consultations sur un code de conduite en mer de Chine méridionale, afin de préserver conjointement la paix et la stabilité en mer de Chine méridionale.

En ce qui concerne le tir d’essai, la Chine a déjà exposé sa position à plusieurs reprises. Il s’agit d’une activité d’entraînement de routine des forces armées chinoises. Elle ne vise aucun pays ni aucune cible en particulier. La partie chinoise avait informé au préalable les pays concernés, dont l’Australie. Cela est conforme au droit international et aux pratiques internationales.