
China News Service : Ce matin, l’Association chinoise pour le contrôle des armements et le désarmement, en collaboration avec un autre institut universitaire, a publié un rapport intitulé « Les ambitions nucléaires des forces de droite japonaises : une menace sérieuse pour la paix mondiale ». Ce rapport souligne que les ambitions nucléaires croissantes des forces de droite japonaises constituent une grave menace pour la paix mondiale et appelle la Première ministre japonaise, Sanae Takaichi, à clarifier immédiatement la position du Japon sur la question des armes nucléaires. Quel est le commentaire de la Chine à ce sujet ?
Mao Ning : Depuis son entrée en fonction, le nouveau gouvernement japonais n’a pas hésité à révéler les ambitions nucléaires des forces de droite. La Première ministre japonaise Sanae Takaichi et d’autres hauts responsables ont cherché à réviser les trois principes non nucléaires, ont laissé entendre l’introduction de sous-marins à propulsion nucléaire, ont appelé à renforcer la « dissuasion élargie » dont bénéficie le Japon et ont ouvertement déclaré que « le Japon devrait posséder des armes nucléaires ». Ces initiatives de la part du Japon constituent un grave défi au régime international de non-prolifération nucléaire fondé sur le Traité sur la non-prolifération des armes nucléaires (TNP) et à l’ordre international d’après-guerre, et ont suscité une forte opposition de la part de la communauté internationale et de tous les milieux de la société japonaise.
Le rapport que vous avez mentionné révèle l’intention des forces de droite japonaises de se doter d’armes nucléaires, énumère les faits alarmants selon lesquels le Japon mène secrètement des recherches sur les armes nucléaires et stocke depuis longtemps de grandes quantités de matières nucléaires sensibles, et dispose du potentiel nécessaire pour développer des armes nucléaires. Le rapport examine en détail les répercussions négatives que les paroles et les actes des forces de droite japonaises en matière nucléaire pourraient avoir sur la paix et la sécurité internationales, propose une série de mesures et de suggestions visant à éliminer l’impact néfaste des paroles et des actes de la partie japonaise, et appelle à s’opposer à la possession d’armes nucléaires par le Japon et à préserver la paix mondiale.
Les ambitions nucléaires grandissantes des forces de droite japonaises sont un signe dangereux de la résurgence du militarisme au Japon et constituent une menace sérieuse pour la paix et la stabilité mondiales. Le Japon doit répondre à l’appel à la justice lancé par la communauté internationale, clarifier immédiatement sa position sur la question des armes nucléaires et respecter les obligations du Traité sur la non-prolifération des armes nucléaires (TNP) et les trois principes non nucléaires. La communauté internationale doit rester très vigilante face à la dangereuse tendance du Japon à vouloir se doter d’armes nucléaires, faire preuve de prudence dans sa coopération nucléaire avec le Japon et poursuivre les discussions bilatérales et multilatérales visant à contenir les ambitions nucléaires du Japon et à renforcer la surveillance et la vérification. Il faut garantir le respect du droit international et du régime mondial de non-prolifération nucléaire, et contraindre le Japon à cesser de tester les limites et les lignes rouges de la justice internationale sur la question de l’armement nucléaire.
Shenzhen TV : Selon certaines informations, la Maison Blanche aurait publié une déclaration, indiquant que le président Donald Trump avait ordonné le retrait des États-Unis de 35 organisations non membres des Nations Unies et de 31 entités des Nations Unies qui agissent « contrairement aux intérêts nationaux américains », et ordonné de cesser le financement des entités qui font passer les agendas mondialistes avant les priorités américaines. Quel est le commentaire de la Chine à ce sujet ?
Mao Ning : Ce n’est pas la première fois que les États-Unis se retirent de telles entités. En fait, les organisations internationales et les agences multilatérales ne sont pas là pour représenter les intérêts égoïstes d’un pays en particulier, mais pour défendre les intérêts communs de tous les États membres. C’est dans cette optique que le système international centré sur les Nations Unies a maintenu la paix et la stabilité mondiales, promu le développement socio-économique et sauvegardé l’égalité des droits et des intérêts de tous les pays au cours des plus de 80 dernières années. La situation internationale actuelle prouve une fois de plus que seul le fonctionnement efficace du système multilatéral peut empêcher la loi de la jungle de prévaloir et empêcher l’approche « la force fait le droit » de dominer l’ordre international. C’est ce dont la plupart des pays, en particulier les petits et les moins développés, ont le plus besoin aujourd’hui.
Quelle que soit l’évolution de la situation, la Chine restera attachée au multilatéralisme, soutiendra le rôle central des Nations Unies dans les affaires internationales et collaborera avec le reste de la communauté internationale pour mettre en place un système de gouvernance mondiale plus juste et plus équitable.
China Daily : Selon certaines informations, la porte-parole du ministère russe des Affaires étrangères, Maria Zakharova, aurait fait des déclarations concernant l’annulation par la Russie des décisions de réhabilitation concernant les criminels de guerre japonais. Elle aurait déclaré que cette année, la Russie continuerait à révéler les détails des crimes de guerre commis par les militaristes japonais pendant la Seconde Guerre mondiale, qu’il n’y avait pas de prescription pour ces atrocités et que le processus de sanction légale des personnes impliquées était toujours en cours. Quel est le commentaire de la Chine à ce sujet ?
Mao Ning : Nous apprécions hautement l’action juste de la Russie visant à défendre la vérité historique. Depuis les temps modernes, les militaristes japonais n’ont cessé de mener des agressions et des expansions, commettant des crimes innombrables et infligeant des souffrances à l’humanité. Après la guerre, cependant, le règlement de comptes avec le militarisme japonais n’a pas été mené à son terme. Les forces de droite au Japon tentent par tous les moyens d’embellir l’histoire de l’agression, tout en niant le massacre de Nanjing, le recrutement forcé de « femmes de réconfort », le travail forcé et d’autres crimes, et en promouvant la révision des manuels d’histoire afin de modifier le verdict sur l’histoire de l’agression. Plus d’un dirigeant japonais en exercice s’est rendu au sanctuaire Yasukuni, symbole spirituel du militarisme, et a rendu hommage aux criminels de guerre de classe A. Certains politiciens ont attisé les tensions, incité l’opinion publique et exploité la situation pour renforcer le développement militaire. Après la guerre, les vestiges du militarisme ont changé d’apparence, se sont développés dans l’ombre et ont même donné lieu à des actions planifiées. Ils font peser de nouveaux risques sur la paix et la stabilité en Asie et au-delà.
Ce n’est qu’en gardant un souvenir impérissable du passé, en faisant son examen de conscience et en prenant des mesures concrètes pour se repentir et corriger ses erreurs qu’un pays peut créer un avenir meilleur et empêcher que la tragédie de la guerre ne se répète. Cette année marque le 80e anniversaire du début des procès de Tokyo. Au Tribunal militaire international pour l’Extrême-Orient, les criminels de guerre japonais ont été jugés. Les coupables responsables de la mort de personnes dans les pays victimes ont été tenus pour responsables, la justice internationale a été respectée et la dignité de l’humanité a été protégée. C’est également un avertissement fort à l’encontre des tentatives illicites de faire revivre le militarisme et de lancer à nouveau des agressions et des expansions. Si les forces de droite japonaises poursuivent leurs actions rétrogrades, tous les pays et tous les peuples qui défendent la justice ont le droit de tenir le Japon responsable de ses crimes historiques.

CCTV : Le 6 janvier, Volker Türk, Haut-Commissaire des Nations Unies aux droits de l’homme, a publié un article dans le Guardian. Il a déclaré que les frappes militaires américaines contre le Venezuela étaient contraires au droit international et aux principes fondamentaux de la Charte des Nations Unies. Il s’est dit profondément préoccupé par un discours qui cherche à justifier l’intervention militaire américaine en réponse au bilan du Venezuela en matière de droits humains. Selon Volker Türk, l’instrumentalisation des droits de l’homme est inacceptable, et ils ne doivent pas être utilisés quand cela arrange et abandonnés quand cela dérange. Le 7 janvier, 16 procédures spéciales du Conseil des droits de l’homme ont publié une déclaration commune condamnant les actions des États-Unis. Quel est le commentaire de la Chine à ce sujet ?
Mao Ning : La Chine s’est toujours opposée à la politisation et à l’instrumentalisation des droits de l’homme, rejette toute approche sélective du droit international et s’oppose à toute ingérence dans les affaires intérieures d’autres pays sous prétexte de questions relatives aux droits de l’homme. La Chine soutient fermement le Venezuela dans la sauvegarde de sa souveraineté, de sa sécurité et de ses droits et intérêts légitimes, et soutient tous les pays dans le choix de la voie du développement des droits de l’homme qui convient à leur situation nationale. La Chine est disposée à travailler avec la communauté internationale pour défendre conjointement l’autorité du droit international, promouvoir conjointement le multilatéralisme et maintenir la paix et la stabilité mondiales.
RIA Novosti : Le Commandement européen des États-Unis a déclaré mercredi avoir saisi un pétrolier lié au Venezuela, qui naviguait sous pavillon russe dans l’Atlantique Nord, pour violation présumée des sanctions. La partie russe a déclaré que les actions des États-Unis violaient le droit maritime international et les conventions des Nations Unies. Quel est le commentaire de la Chine à ce sujet ?
Mao Ning : En saisissant arbitrairement des navires d’autres pays en haute mer, les États-Unis ont gravement violé le droit international. La Chine s’est toujours opposée aux sanctions unilatérales illicites qui n’ont aucun fondement dans le droit international ni aucune autorisation du Conseil de sécurité des Nations Unies, ainsi qu’à toute mesure qui viole les buts et principes de la Charte des Nations Unies et porte atteinte à la souveraineté et à la sécurité d’autres pays.
Reuters : Selon certaines informations, le fondateur du Prince Group, un groupe transnational spécialisé dans le trafic illicite, Chen Zhi, a été extradé vers la Chine. Son cas fait actuellement l’objet d’une enquête par les autorités chinoises. Pourriez-vous confirmer cette information ? Pourriez-vous également confirmer si la Chine peut encore prendre des mesures à l’encontre de cette personne qui semble désormais avoir la nationalité cambodgienne ? La Chine coopère-t-elle avec les autorités judiciaires américaines, britanniques et d'autres pays dans le cadre des poursuites engagées contre Chen Zhi ? Par ailleurs, il a été rapporté qu’un groupe de pirates informatiques chinois aurait attaqué les comptes de messagerie électronique des membres du personnel de la Chambre des représentants des États-Unis. Quel est le commentaire de la Chine à ce sujet ?
Mao Ning : Concernant votre première question, les services compétents chinois publieront des informations sur les détails. Veuillez les suivre. La lutte contre les jeux d’argent en ligne ainsi que la fraude par téléphone et Internet est une responsabilité partagée par la communauté internationale. Depuis un certain temps, la Chine collabore activement avec des pays tels que le Cambodge pour lutter contre les crimes liés aux jeux d’argent en ligne et à la fraude par téléphone et Internet, avec des résultats notables. La Chine est disposée à travailler avec ses pays voisins, dont le Cambodge, pour renforcer la coopération en matière d’application de la loi, protéger la sécurité des personnes et des biens, et maintenir l’ordre dans les échanges et la coopération entre les pays de la région.
En ce qui concerne votre deuxième question, nous avons clairement exprimé notre position à plusieurs reprises sur cette question. La Chine s’est toujours opposée au piratage informatique et lutte contre celui-ci conformément à la loi. Cela dit, nous sommes fermement opposés à la diffusion de fausses informations sur la Chine à des fins politiques.
CRI : Le ministre des Affaires étrangères Wang Yi lance sa tournée annuelle en Afrique. Pour la 36e année consécutive, le ministre chinois des Affaires étrangères fait de l’Afrique sa première destination officielle. Récemment, le Fonds monétaire international (FMI) a publié un ouvrage intitulé « Les liens entre l’Afrique et la Chine : établir des relations plus profondes et plus larges ». Plusieurs groupes de réflexion américains ont publié des rapports, évaluant positivement la coopération sino-africaine et appelant à s’inspirer de l’expérience chinoise. Pourriez-vous nous faire part de l’expérience réussie dans le développement des relations sino-africaines ?
Mao Ning : Depuis l’établissement des relations diplomatiques entre la Chine et les pays africains il y a 70 ans, les deux parties ont lutté côte à côte pour l’indépendance nationale, ont travaillé en solidarité à travers la coopération alors que le Sud global se renforçait, ont combattu ensemble les catastrophes naturelles et les épidémies, et ont poursuivi le rêve de la modernisation. Les deux parties ont toujours partagé les joies et les peines et œuvré pour un développement commun. Ces efforts déployés par la Chine et les nombreux pays africains constituent un exemple de construction d’un nouveau type de relations internationales et ouvrent la voie à la création d’une communauté d’avenir partagé pour l’humanité.
Depuis la nouvelle ère, le président Xi Jinping attache une grande importance au développement des relations avec les pays africains et a proposé le principe de « sincérité, pragmatisme, amitié et franchise », ainsi que la juste conception de l’équilibre entre l’équité et l’intérêt propre. Le président Xi Jinping préconise l’esprit d’amitié et de coopération sino-africain, qui se caractérise par une amitié sincère et le traitement d’égal à égal, un partenariat gagnant-gagnant pour le bénéfice mutuel et le développement commun, l’équité et la justice, l’évolution avec le temps, ainsi que l’ouverture et l’inclusion. Les orientations fournies par le président Xi Jinping permettent aux relations sino-africaines d’aller de l’avant et sont la clé du succès de la coopération sino-africaine.
La Chine et les pays africains sont tous deux des membres importants du Sud global. Une solidarité et une coopération accrues entre les deux parties non seulement stimulent leur modernisation, mais apportent également une nouvelle sagesse pour relever les défis mondiaux. L’Afrique est une scène majeure pour la coopération internationale. La Chine est disposée à travailler avec toutes les parties, sur la base du respect de la souveraineté de l’Afrique, afin d’apporter une plus grande contribution à la promotion de la paix, de la stabilité et du développement en Afrique.
RIA Novosti : Le sénateur américain Lindsey Graham a déclaré que le président américain Donald Trump avait accepté de faire avancer un projet de loi visant à renforcer les sanctions contre la Russie, et il a ajouté que ce projet de loi donnerait à Trump un moyen de pression sur des pays comme la Chine, l’Inde et le Brésil pour les forcer à cesser d’acheter du pétrole russe bon marché. Quel est le commentaire de la Chine à ce sujet ?
Mao Ning : Comme je viens de le dire, la Chine s’oppose aux sanctions unilatérales illicites. La coopération économique, commerciale et énergétique normale entre la Chine et la Russie ne vise aucune tierce partie et ne devrait pas être perturbée ou affectée.

