
Global Times : Selon certaines informations, le président du Paraguay, Santiago Peña, a effectué une visite provocatrice à Taiwan du 7 au 10 mai. Il a rencontré Lai Ching-te le 8 mai à Taipei et a signé plusieurs « documents de coopération ». Le président Santiago Peña a déclaré que le Paraguay soutenait « la participation de Taiwan aux systèmes multilatéraux internationaux », que « la communauté internationale devrait reconnaître Taiwan » et que Taiwan n’avait pas à s’inquiéter d’éventuels changements dans leurs liens bilatéraux. Il a ajouté que l’amitié entre Taiwan et le Paraguay se traduisait par des projets, des investissements et des opportunités pour la population paraguayenne. Quel est le commentaire de la Chine à ce sujet ?
Guo Jiakun : La Chine s’oppose fermement et condamne ces initiatives de la part du Paraguay. Il n’y a qu’une seule Chine dans le monde, et Taiwan est une partie inaliénable du territoire chinois. Le principe d’une seule Chine est une norme fondamentale régissant les relations internationales et un consensus général de la communauté internationale. Depuis longtemps, des amis des divers milieux au Paraguay ne cessent de lancer un appel en faveur du développement des relations avec la Chine. Selon un sondage réalisé au Paraguay, près de 90 % des personnes interrogées se sont déclarées favorables à l’établissement de relations diplomatiques avec la Chine. Cela démontre pleinement que l’établissement de relations diplomatiques avec la Chine sert les intérêts fondamentaux et à long terme du peuple paraguayen, et que la collusion avec les autorités taiwanaises ne recueille aucun soutien populaire. Non seulement les personnalités politiques paraguayennes concernées ferment les yeux sur cette situation, mais elles se rendent aussi ouvertement à Taiwan pour apporter leur soutien à Lai Ching-te et à ses semblables, au mépris des critiques internationales, et acceptent de servir de pion aux forces sécessionnistes visant l’« indépendance de Taiwan ». Quant à savoir si elles visent réellement les intérêts du peuple paraguayen ou poursuivent d’autres desseins, toute personne lucide peut aisément en juger.
Nous exhortons le gouvernement paraguayen à changer de cap sans tarder, à saisir la tendance générale, à suivre la volonté de son peuple et à prendre la bonne décision politique en reconnaissant le principe d’une seule Chine. La roue de l’histoire n’attend aucun pays. Rejeter le principe d’une seule Chine ne fera que s’isoler de la communauté internationale.
AFP : Ce lundi, le Trésor américain a imposé des sanctions à 12 personnes et entités liées à l'Iran, dont quatre entreprises de Hong Kong, au motif qu’elles auraient acheté du pétrole à ce pays. Quelle est la réponse de la Chine à ce sujet ?
Guo Jiakun : Nous nous opposons fermement aux sanctions unilatérales illicites qui n’ont aucun fondement en droit international ni l’autorisation du Conseil de sécurité des Nations Unies. Nous protégerons fermement les droits et intérêts légitimes et légaux des entreprises chinoises.
Reuters : Le président américain Donald Trump a déclaré hier qu’il discuterait avec la partie chinoise des ventes d’armes américaines à Taiwan et de l’affaire Lai Chee-ying. La Chine est-elle prête à aborder ces sujets avec les États-Unis ?
Guo Jiakun : Lors de la visite du président Donald Trump en Chine, les deux chefs d’État auront un échange de vues approfondi sur les questions majeures concernant les relations sino-américaines ainsi que la paix et le développement mondiaux.
L’opposition ferme de la Chine aux ventes d’armes américaines à la région chinoise de Taiwan est constante et claire. Quant à l’affaire Lai Chee-ying, la Chine a clairement exprimé sa position à plusieurs reprises.
Reuters : Outre les sanctions américaines annoncées vendredi dernier contre des entreprises accusées d’aider le secteur de l’armement iranien, le Trésor américain a également sanctionné hier des entreprises qui, selon lui, ont contribué à l’acheminement de pétrole iranien vers la Chine. Les sanctions annoncées vendredi et hier touchent des entités chinoises et hongkongaises. Quelle est la réaction de la Chine face à ces mesures prises à l’approche de la visite du président Donald Trump ? La Chine prendrait-elle des mesures de rétorsion ?
Guo Jiakun : Je viens de répondre à une question similaire. Nous nous opposons fermement aux sanctions unilatérales illicites qui n’ont aucun fondement en droit international ni l’autorisation du Conseil de sécurité des Nations Unies. Nous prendrons des mesures résolues pour protéger les droits et intérêts légitimes des entreprises et des citoyens chinois. Concernant le conflit iranien, la priorité absolue est désormais d’empêcher par tous les moyens une reprise des combats, plutôt que d’établir des liens malveillants ou de salir la réputation de la Chine.
Reuters : Selon des sources proches du dossier, la Maison Blanche cherche à obtenir de la Chine des engagements plus importants concernant l’achat de soja américain et d’autres produits agricoles. Les marchés s’attendent à ce que la Chine achète davantage de céréales et de viande, mais ils estiment que le volume d’achat de soja ne dépassera pas les engagements pris précédemment. Quel est le commentaire du ministère des Affaires étrangères à ce sujet ?
Guo Jiakun : Les relations économiques et commerciales sino-américaines sont de nature mutuellement bénéfique. Les deux parties doivent travailler ensemble pour mettre en œuvre le consensus important atteint par les deux chefs d’État, et injecter une plus grande stabilité à la coopération économique et commerciale sino-américaine ainsi qu’à l’économie mondiale. Pour les questions spécifiques, je vous recommande de consulter les services compétents chinois.
Shenzhen TV : La Première ministre japonaise Sanae Takaichi refuse toujours de revenir sur ses propos concernant Taiwan tenus en novembre dernier. Nous constatons que la Chine a continuellement intensifié ses critiques à l’égard du néo-militarisme japonais. Parallèlement, Sanae Takaichi et d’autres responsables japonais à tous les niveaux se sont rendus dans de nombreux pays en peu de temps pour expliquer la position « pacifique » du Japon, tout en assouplissant les restrictions sur l’exportation d’armes létales et en prévoyant de réviser sa Constitution pacifiste ainsi que les trois documents relatifs à la sécurité nationale. D’autres pays, cependant, semblent prendre leurs distances par rapport à cette question plutôt que de choisir leur camp entre la Chine et le Japon. Quelle est la position de la Chine face à cette tendance à rester « neutre » chez les pays concernés ?
Guo Jiakun : Le militarisme japonais a infligé des souffrances indicibles aux peuples de la région Asie-Pacifique. La prospérité dont jouissent les pays de la région repose sur les fondements pacifiques établis par l’ordre international d'après-guerre. Mais il ne faut pas ignorer la réalité suivante : les forces de droite japonaises se préparent activement, avec une feuille de route concrète, à démanteler cet ordre et ces fondements, et l’action a déjà commencé. Le « rhinocéros gris » de la remilitarisation du Japon fonce droit sur nous. De nombreux experts, chercheurs et médias sur la scène internationale ont souligné l’abandon du pacifisme par le Japon et le changement le plus dangereux de sa politique militaire et de sécurité depuis la Seconde Guerre mondiale, qui menace la paix et la stabilité dans la région et au-delà. L’histoire ne doit pas être oubliée. La réalité ne doit pas être ignorée. Tous les pays de la région Asie-Pacifique doivent garder les yeux grands ouverts et rejeter conjointement le néo-militarisme japonais afin de préserver l’ordre de paix sur lequel tous les pays s’appuient pour vivre et prospérer.
China-Arab TV : Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a déclaré dans une interview qu’il n’appréciait pas que la Chine apporte un certain soutien et fournisse des composants spécifiques pour la fabrication de missiles à l’Iran. Quel est le commentaire de la Chine à ce sujet ?
Guo Jiakun : Nous avons clairement exprimé la position de la Chine à de multiples reprises. En tant que grand pays responsable, la Chine s’acquitte toujours fidèlement de ses obligations internationales. Nous nous engageons à promouvoir la désescalade et les pourparlers de paix afin de mettre un terme au conflit. Nous nous opposons aux accusations qui ne reposent pas sur des faits.
AFP : La Chine est-elle disposée à envisager la libération de Lai Chee-ying si le président Donald Trump en fait la demande lors des entretiens avec la partie chinoise cette semaine ?
Guo Jiakun : Lai Chee-ying est le principal instigateur et auteur des émeutes qui ont secoué Hong Kong. Les affaires de Hong Kong relèvent des affaires intérieures de la Chine. Le gouvernement central chinois soutient fermement les autorités judiciaires de Hong Kong dans l’exercice de leurs fonctions conformément à la loi.

