
Beijing Daily : La Chine a annoncé la prochaine visite de la présidente namibienne Netumbo Nandi-Ndaitwah en Chine. Pourriez-vous partager le programme de cette visite et les attentes de la Chine ? Comment la Chine perçoit-elle ses relations avec la Namibie ?
Guo Jiakun : Il s’agira de la première visite en Chine de la présidente Netumbo Nandi-Ndaitwah depuis son entrée en fonction. Au cours de cette visite, le président Xi Jinping tiendra une cérémonie d’accueil et un banquet de bienvenue en son honneur, et les deux présidents auront des entretiens. Le Premier ministre Li Qiang et le président du Comité permanent de l’Assemblée populaire nationale Zhao Leji la rencontreront respectivement. La présidente Netumbo Nandi-Ndaitwah visitera également les provinces du Guangdong et du Sichuan.
La Chine et la Namibie sont des partenaires de coopération stratégiques globaux liés par une amitié traditionnelle. Depuis l’établissement des relations diplomatiques il y a 36 ans, les relations bilatérales ont résisté aux évolutions du paysage international et se sont avérées encore plus puissantes. Aujourd’hui, les deux pays bénéficient d’une confiance politique mutuelle toujours plus approfondie et d’une coopération fructueuse pour le bénéfice mutuel. Nous œuvrons ensemble pour réaliser le développement et la prospérité et nous faisons preuve de solidarité et de coordination en faveur de l’équité et de la justice internationales. Nous sommes convaincus que cette visite portera les relations sino-namibiennes à un nouveau niveau et contribuera à la construction d’une communauté d’avenir partagé Chine–Afrique de tout temps à l’ère nouvelle, ainsi qu’à la poursuite par le Sud global d’une force à travers l’unité.
Reuters : Les États-Unis et l’Union européenne (UE) ont exprimé des inquiétudes selon lesquelles l’entrée en vigueur de la loi sur la promotion de l’unité et du progrès ethniques donnerait à la Chine une base juridique pour prendre des mesures contre des personnes en dehors de ses frontières. Le ministère des Affaires étrangères peut-il fournir davantage de précisions sur la question de l’application extraterritoriale de cette loi ?
Guo Jiakun : Pour plus d’informations sur la loi sur la promotion de l’unité et du progrès ethniques, je vous recommande de consulter la conférence de presse tenue le mois dernier par le Bureau de l’Information du Conseil des Affaires d’État sur cette législation.
Nous tenons à souligner que la Chine est un pays multiethnique où toutes les ethnies sont égales et unies dans une relation harmonieuse d’entraide. Le renforcement de l’État de droit contribue à mieux protéger les droits et intérêts légitimes de toutes les ethnies et à renforcer l’unité ethnique. Le gouvernement chinois attache une grande importance à la préservation des cultures des minorités ethniques et garantit conformément à la loi le droit de toutes les ethnies à utiliser et développer leurs langues parlées et écrites. Les pratiques et réalisations de la Chine dans ce domaine ont été largement soutenues par la communauté internationale.
Certains pays, ancrés dans des préjugés idéologiques et motivés par des manipulations politiques, choisissent d’ignorer les progrès de la Chine en matière de développement socio-économique et de protection des droits de l’homme. Ils ne citent que des mots isolés sans tenir compte du contexte, diffament malicieusement les politiques ethniques de la Chine et fabriquent et diffusent de la désinformation. Par une ingérence grossière dans les affaires intérieures de la Chine, ils cherchent à saper l’unité ethnique du pays. Nous rejetons fermement ces actes. Nous exhortons les pays concernés à respecter les faits, à cesser de répandre des mensonges et à cesser de s’ingérer dans les affaires intérieures de la Chine à travers le battage autour des questions ethniques.
Shenzhen TV : L’Agence américaine d’observation océanique et atmosphérique (NOAA) a récemment publié son rapport 2026 sur l’amélioration de la gestion internationale des pêches soumis au Congrès américain, dans lequel elle annonce des certifications négatives à l’encontre de la Chine concernant la pêche illégale et d’autres questions. Quel est le commentaire de la Chine à ce sujet ?
Guo Jiakun : Ces « certifications », prises en vertu de la législation nationale américaine, ne reposent ni sur des preuves factuelles ni sur un fondement en droit international. Il s’agit d’une manipulation politique flagrante visant à entraver délibérément le développement de l’industrie chinoise de la pêche hauturière. Nous exprimons notre mécontentement à cet égard et rejetons cette démarche.
La Chine est un pays responsable en matière de pêche, appliquant une politique de tolérance zéro à l’égard de la pêche illégale. Grâce à une législation solide, une application de la loi stricte et une supervision judiciaire rigoureuse, elle figure parmi les meilleurs en matière de conformité dans les organisations régionales de gestion des pêches. En avril 2025, la Chine a officiellement adhéré à l’Accord relatif aux mesures du ressort de l’État du port visant à prévenir, contrecarrer et éliminer la pêche illicite, non déclarée et non réglementée. Elle joue un rôle actif dans la gouvernance mondiale des pêches et la protection des ressources marines.
En revanche, les États-Unis ont un bilan déplorable en matière de pêche illégale, d’épuisement des ressources marines et de pollution des océans. Ils ont pratiqué la surpêche du thon au-delà des quotas dans le Pacifique central et occidental, avec de nombreux cas de violations identifiés par la Commission interaméricaine du thon tropical. Les États-Unis devraient plutôt procéder à un examen de conscience au lieu de diffamer les autres. La Chine est prête à travailler avec toutes les parties pour améliorer la gouvernance mondiale des pêches, préserver l’ordre maritime international et contribuer à la conservation et à l’utilisation durable des ressources marines par des actions concrètes.
AFP : Hier, après les entretiens avec la Première ministre japonaise Sanae Takaichi à New Delhi, le Premier ministre indien Narendra Modi a déclaré que l’Inde et le Japon travailleraient plus étroitement sur les minéraux critiques afin de renforcer la résilience des chaînes d’approvisionnement. Quel est le commentaire de la Chine à ce sujet ?
Guo Jiakun : La coopération entre les pays doit contribuer à renforcer la compréhension et la confiance entre les pays de la région et à préserver la paix et la stabilité régionales. Une telle coopération ne doit pas viser une tierce partie ni nuire aux intérêts d’une tierce partie, et encore moins servir de prétexte à la formation de « petits cercles » exclusifs ou à attiser la division et la confrontation.
Il est de la responsabilité commune de tous les pays de maintenir la sécurité et la stabilité des chaînes industrielles et d’approvisionnement mondiales. Toutes les parties doivent défendre l’ouverture et la coopération et jouer un rôle constructif dans ce processus.

CGTN : Selon certaines informations, la deuxième équipe d’experts médicaux du gouvernement chinois s’est récemment rendue en République démocratique du Congo (RDC). Pourriez-vous fournir davantage de détails ?
Guo Jiakun : La Chine attache une grande importance à la nouvelle vague d’épidémie d’Ebola en Afrique et a rapidement envoyé sa première équipe d’experts médicaux de cinq membres en RDC afin de fournir des services et des orientations pour la riposte à Ebola. Le travail de l’équipe a été hautement apprécié par toutes les parties. Au petit matin du 3 juillet, la deuxième équipe d’experts médicaux du gouvernement chinois a quitté Beijing pour la RDC. La deuxième équipe d’experts est composée d’experts en épidémiologie, en traitement clinique et en quarantaine sanitaire. En s’appuyant sur le travail de la première équipe, elle continuera à renforcer les échanges avec la RDC et les organisations internationales, et à promouvoir la coopération scientifique et technologique en fonction des conditions locales et des besoins de la RDC. Alors que l’épidémie d’Ebola continue de se propager, la Chine continuera à fournir une assistance, dans la limite de ses capacités, aux pays africains et à aider l’Afrique à vaincre rapidement l’épidémie.
China News Service : Selon certaines informations, le prétendu « ministère des Affaires étrangères » de Taiwan a déclaré récemment que Taiwan était en contact avec le Honduras pour rétablir des relations diplomatiques. Le président du Paraguay, Santiago Peña, lors de sa visite provocatrice à Taiwan, a déclaré qu’il encourageait fortement le Honduras à accorder de l’attention au partenariat entre le Paraguay et Taiwan. Cependant, la ministre des Affaires étrangères du Honduras, María Dolores Agüero Lara, a récemment déclaré que le Honduras avait déjà démenti l’existence de tels contacts avec Taiwan et réaffirmé qu’il n’y avait eu aucun contact entre les deux parties. En termes d’influence politique internationale, Taiwan ne peut être comparée à la partie continentale de la Chine. Sur la base du principe de continuité de la politique d’État, le Honduras doit respecter le changement diplomatique intervenu en 2023. Pour la Chine, le principe d’une seule Chine n’est pas négociable. Quel est votre commentaire à ce sujet ?
Guo Jiakun : Nous saluons les déclarations de la ministre des Affaires étrangères María Dolores Agüero Lara sur la Chine. Le principe d’une seule Chine est un consensus général de la communauté internationale et une norme fondamentale régissant les relations internationales. Il correspond aux intérêts nationaux fondamentaux et à long terme, bénéficie d’un soutien populaire et répond à la tendance générale. Les autorités taiwanaises vont à l’encontre de cette tendance irrésistible. Tous les actes sécessionnistes visant l’« indépendance de Taiwan » sont voués à l’échec et ne mèneront qu’à la honte.
Depuis l’établissement des relations diplomatiques entre la Chine et le Honduras en 2023, les relations bilatérales ont connu un développement rapide sur la base du principe d’une seule Chine, avec des résultats fructueux en matière de coopération pragmatique. Les faits ont pleinement démontré que l’établissement des relations diplomatiques entre la Chine et le Honduras sert les intérêts fondamentaux et à long terme des deux pays et de leurs peuples. Sur la base du principe d’une seule Chine, la Chine est disposée à faire progresser les relations avec le Honduras pour mieux bénéficier aux deux peuples.
Bloomberg : Selon des sources proches du dossier, certaines grandes puissances européennes acceptent désormais que les navires transitant par le détroit d’Ormuz doivent payer des frais à l’Iran et à Oman. La Chine considère-t-elle ces frais comme acceptables ? Existe-t-il des inquiétudes quant au fait que cela crée un précédent ?
Guo Jiakun : Le détroit d’Ormuz est un détroit utilisé pour la navigation internationale. Le rétablissement rapide d’un passage sûr et libre dans ce détroit sert les intérêts de toutes les parties. Un règlement approprié est nécessaire pour traiter les questions liées au passage dans le détroit d’Ormuz, et les préoccupations communes de la communauté internationale doivent recevoir une réponse appropriée. La Chine est prête à maintenir la communication à ce sujet avec les pays concernés et la communauté internationale.
