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Interview de S. E. Monsieur WAN Li, Ambassadeur de Chine en Côte d'Ivoire, avec le journal « L'inter »
2020/04/24

Q : Depuis quelques jours, des informations font état de la maltraitance, voire de l'expulsion de ressortissants africains de la province du Guangdong en Chine. Qu'en est-il exactement, et quelle est la situation aujourd'hui ?

R : Bonjour. Le Fraternité Matin a fait publier le 17 avril la Déclaration du Porte-parole de l’Ambassadede Chine et un reportage du journaliste ALAKAGNI HALA, pour faire savoir au public ce qui s’est passé à Guangdong ainsi que la position et des points de vue de la partie chinoise. J’aimerais souligner que le gouvernement chinois s’engage à préserver la santé et la sécurité de tous les chinois et les ressortissants étrangers vivant en Chine, à les traiter sur un pied d’égalité, et à s’opposer fermement aux traitements différentiés à l’encontre des personnes ciblées ainsi que la discrimination et le racisme. Le renforcement des mesures de prévention et de contrôle par le gouvernement provincial du Guangdong est raisonnable et légal, qui ne cible pas aux africains.

Or, le travail de la mise en œuvre des politiques de certains agents à la base resterait à améliorer, faute d’une communication suffisante. Une telle situation aurait lieu partout dans le monde, mais elle ne reflète certainement pas la politique du gouvernement. On peut trouver des activistes radicaux dans tout pays, mais leurs propos et comportement ne représentent certainement pas l’attitude et la position de la majorité du peuple.

La partie chinoise attache une grande importance aux préoccupations de la partie africaine, et a mené des concertations étroites avec elle. Les deux parties ont dégagé un large consensus et se sont engagées à régler les questions concernées d’une manière appropriée. M. ZHANG Xin, vice-gouverneur de la province du Guangdong, et plusieurs consuls généraux des pays africains ont visité le 18 avril des étudiants africains vivant à Guangzhou, et leur ont distribué des matériels médicaux. Tous les consuls généraux présents ont manifesté leurs soutiens au gouvernement local dans sa prise de mesures équitables et non-discriminatoires conformément aux lois et règles en vigueur. Et le 19 avril, le Comité de pilote de la prévention et du contrôle de la pandémie de Guangzhou a publié une lettre ouverte à tous les habitants de cette ville, en réclamant des traitements sur un pied d’égalité dans la mise en œuvre des mesures de prévention et de contrôle et une application de l’attitude de tolérance zéro à la discrimination. Selon la lettre, aucune institution ou aucun individu ne pourra pas contraindre ou refuser aux personnes ciblées de se loger à l’hôtel, de louer des chambres, de prendre des moyens de transport publics tels que le métro, le bus et le taxi, et d’avoir accès aux lieux publics tels que la communauté, le magasin, le parc, et aucune institution ou aucun individu ne pourra pas refuser à donner des services quotidiennes tels que la consultation des médecins, la restauration, et des achats, en vue de préserver les droits légitimes de tous les habitants de Guangzhou.

Q : Le porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères, Zhao Lijian, déclarait récemment au cours d'un point-presse que '' des dispositions appropriées ont été prises pour certains Africains en difficulté ''. Quelles sont ces dispositions appropriées ? Est-il prévu le rapatriement des Africains dans leurs pays respectifs ?

R : Le gouvernement provincial du Guangdong a établi un mécanisme de communication fluide avec des Consulats Généraux des pays africains accrédités à Guangzhou, pour assister les ressortissants de ces pays à collaborer avec la partie chinoise dans la lutte contre la pandémie. Les mesures appropriées comprennent la réduction ou l’exonération de frais de logement durant la période de confinement collectif en faveur des personnes qui ont des difficultés financières, la facilité accordée aux personnes en réelle difficulté lors de leur séjour provisoire en Chine, la réponse positive, au cas par cas et conformément aux lois et règles, des préoccupations manifestées par la partie africaine etc. Je n’ai pas entendu parler du rapatriement des africains. Ce qui est sûr, c’est que les droits légitimes de tous les ressortissants étrangers vivant en Chine seront préservés 100% dans la condition que ceux-là respectent scrupuleusement les lois et règles en vigueur ainsi que les mesures de prévention et de contrôle prises par le gouvernement chinois.

Q : Le président américain, Donald Trump, a déclaré qu'il suspendait les contributions financières de son pays à l'OMS, cela en pleine crise sanitaire mondiale. Quel commentaire en faites-vous ?

R : Depuis la survenue de l'épidémie de COVID-19, l’Organisation mondiale de la Santé a, sous la conduite du Directeur général Dr Tedros Adhanom Ghebreyes, rempli activement ses attributions et responsabilités et joué un rôle central de coordination dans la promotion de la coopération internationale contre la pandémie, gagnant la reconnaissance et les éloges de la communauté internationale.

Après l’annonce par la partie américaine de suspendre son financement à l’OMS, le Secrétaire Général de l’ONU M.Antonio Guterres, le Président de la Commission de l’Union Africaine M.Moussa Faki Mahamat ainsi que plusieurs dirigeants des pays africains dont l’Ethiopie et le Rwanda ont tous exprimé leur soutien à l’OMS. Le Groupe des 77 aux Nations unies et la Chine ont publié une déclaration pour saluer le leadership de l’OMS dans la lutte contre la pandémie de Covid-19. La France, l’Allemagne, le Royaume-Uni, le Canada, le Japon et d’autres pays ont également exprimé leur soutien à l’OMS pour qu’elle continue de jouer un rôle important dans la réponse à la pandémie de Covid-19 et dans le renforcement du système mondial de santé publique. Tout cela traduit la position commune de soutien à l’OMS de la communauté internationale.

Les Etats-Unis estimaient que l’OMS n’avait pas suivi ce qu’ils avaient dit alors qu’ils y étaient financièrement le premier contributeur. Telle est la raison principale de la décision américaine. Suivant cette logique, nous devons donc faire ce que dictent ceux qui ont le plus de moyens financiers. Cela ressemblerait plutôt à une société par actions qu’une organisation inter-gouvernementale. Evidemment, c’est au contraire des exigences de la démocratisation des relations internationales et du principe universellement reconnu selon lequel tous les pays, grands ou petits, puissants ou faibles, riches ou pauvres, sont égaux.

La partie américaine a déclaré qu’elle entendait jouer le rôle de leader dans la lutte mondiale contre la pandémie de Covid-19, donc elle doit d’abord assumer des responsabilités plus grandes qui incombent à la première puissance économique mondiale.

R : Alors que la lutte mondiale contre le virus arrive à un stade crucial, la décision des États-Unis ne peut qu'affaiblir la capacité de l'OMS et porter atteinte à la coopération internationale contre la pandémie. Ce sont les États-Unis eux-mêmes et d'autres pays du monde, en particulier les plus vulnérables, qui en seront affectés. La pandémie ne connaît pas de frontière. La communauté internationale doit travailler dans la coopération et la solidarité pour y faire face. Les différentes parties doivent renforcer leur soutien à l’OMS pour qu’elle joue un rôle important dans la riposte contre la pandémie, et non le contraire.

La Chine soutient le rôle moteur de l'OMS dans la lutte mondiale contre la pandémie. Nous avons fait un don de 20 millions de dollars US à l'OMS pour soutenir ses actions visant à aider les petits et moyens pays aux systèmes de santé publique vulnérables. Fidèle à la vision de la communauté de destin pour l’humanité, nous continuerons d’apporter à l’OMS notre soutien et aide au mieux de nos capacités.

Q : Des informations persistantes font état de la fabrication et de la mauvaise manipulation du covid-19 dans un laboratoire à Wuhan. A-t-on vraiment fabriqué le Covid-19 en Chine ? Dans quel laboratoire et à quelle fin ?

R : J’ai constaté qu’un petit nombre de politiciens et médias occidentaux disaient que le nouveau coronavirus aurait dû s’échapper de l’Institut de Virologie de Wuhan, et certains d’autres disaient qu’il aurait dû être fabriqué par le laboratoire P4 à Wuhan. Ces allégations ne reposent sur aucune preuve solide. Il s’agit d’une supposition de subjectivité. Wuhan a fait le premier rapport du Covid-19, mais cela ne dit pas que le virus soit d’origine de Wuhan. La question d’origine du virus est une question scientifique, qui doit faire l’objet de recherches et de réponses par des scientifiques et experts du secteur sanitaire.

Des scientifiques et experts du secteur sanitaire public de l’Organisation Mondiale de la Santé et de plusieurs pays ont affirmé qu’aucun preuve ne pouvait justifier la théorie du nouveau coronavirus soit créé en laboratoire. Le 26 mars, Dr. Francis Collins, Directeur général de l’Institut National de la Santé (NIH) des Etats-Unis a fait publier un article disant que des découvertes d’un groupe international de spécialistes en virologie soutenu par l’Institut ont remis en cause des allégations de la manipulation du nouveau coronavirus en laboratoire et ont justifié que le virus est d’origine de la nature. Le 4 avril, Dr. Ian Lipkin, expert américain en maladie infectieuse a déclaré lors d’une interview faite par CNN que, le nouveau coronavirus aurait pu avoir accès à l’espèce humaine depuis des mois même des années, et de nouvelles mutations auraient se produire pour que le virus soit transmissible entre humains. Le 17 avril, Dr. Anthony Fauci, principal expert américain en maladies infectieuses a lui aussi rejeté la théorie selon laquelle le coronavirus aurait pu s’échapper du laboratoire à Wuhan, lors d’un point de presse à la Maison Blanche.

A mon avis, pour la communauté internationale, l’urgence est de se focaliser sur la prévention et sur le contrôle de la pandémie, de renforcer la coopération internationale, mais pas d’accuser ni de calomnier la Chine comme certains individus qui n’ont que pour but de rejeter leur propre responsabilité dans un mauvais travail de prévention et de contrôle de la pandémie.

Q : La Chine, précisément la ville de Wuhan a été l'épicentre du Covid-19. Quelle la situation réelle de la maladie aujourd'hui dans votre pays ?

R : Depuis des semaines, la situation du contrôle et de la prévention du Covid-19 en Chine continue de s’améliorer. L’épidémie est en général sous contrôle. La province du Hubei, où se trouve la ville de Wuhan, n’a signalé aucun nouveau cas confirmé pendant 17 jours. La propagation du Covid-19 à Wuhan a été contenue, et la ville a rouvert toutes ses portes à l’extérieur. L’enjeu principal pour nous, c’est une augmentation rapide du nombre des cas d’infection importés.

Le 17 avril, dans un esprit d’ouverture, de transparence, d’objectivité et de responsabilité envers l’histoire et le peuple, les autorités municipales de Wuhan ont publié le bilan révisé de l’épidémie. Le nombre des cas confirmés connaît une diminution de 217 cas et une augmentation de 542 cas, et le nombre des décès issus des cas confirmés, une diminution de 164 cas et une augmentation de 1,454 cas. Ce nouveau décompte porte à 50,333 le bilan des cas confirmés, dont 3,869 décès.

Au début de l’épidémie, des cas ont été signalés en retard ou à tort, d’autres n’ont même pas été signalés. Les raisons sont parmi autres le défaut du système statistique de la santé publique, la surcharge des établissements et agents sanitaires, l’insuffisance des capacités de dépistage et de traitement, et l’inefficacité des échanges entre quelques établissements sanitaires et le système d’information du contrôle et de la prévention des maladies. À mesure que la situation s’améliorait, la municipalité de Wuhan a mis en place un groupe de travail chargé des études des données liées à l’épidémie et de l’investigation épidémiologique. Conformément à des lois et règlements chinois, ce groupe de travail a révisé le bilan municipal de l’épidémie, avec des augmentations et des diminutions.

La révision du bilan, qui fait écho à la pratique courante internationale, est fondamentalement différente qu’une dissimulation des données. La pratique de Wuhan a été reconnue par l’OMS. J’ai noté que récemment des pays et régions avaient aussi procédé à une correction de leurs données. Le 21 avril, l’Office des Statistiques Nationales (The Office of National Statistics, ONS) du Royaume-Uni a fait savoir que jusqu’au 10 avril, le bilan des décès réel du pays pourrait être 41% plus élevé que le bilan communiqué par le gouvernement, parce que le Département de la Santé britannique n’a compté que les décès aux hôpitaux.

Toutefois, il est regrettable de voir la pratique normale de Wuhan manipulée par des hommes politiques et médias occidentaux et utilisée comme argument pour attaquer et noircir la Chine. À la suite d’une simple comparaison du bilan de la Chine et de leur propre pays, des gens ont inventé, à partir de rien, un « mensonge chinois » sur la vraie situation de l’épidémie en Chine.

Ils se sont concentrés sur des chiffres relativement bas en Chine, tout en ignorant les mesures complètes, fondamentales et drastiques prises par notre gouvernement. En fait, dès le 23 janvier, où la Chine ne signalait que 830 cas d’infection confirmés, nous avons déclaré le confinement de la ville de Wuhan. Peu après, la province du Hubei s’est mise en confinement dans son ensemble, et d’autres provinces ont également demandé aux résidants de rester chez eux. Les Chinois ont suivi strictement les mesures édictées par le gouvernement. Ils restaient toujours chez eux, sauf en cas d’urgence, et portaient toujours un masque quand ils étaient obligés de sortir. Nous avons pu ainsi briser la chaîne de la transmission du virus. Par ailleurs, nous avons adopté de manière intégrale de différentes stratégies, comme la précocité du dépistage, du signalement, du confinement et du traitement, la concentration des malades, des spécialistes sanitaires et des ressources pour une prise en charge intégrée, ainsi que la réception et le traitement de tous les malades, les cas légers comme les graves. Ces stratégies nous ont permis d’élever les taux de traitement et de guérison et de maintenir les taux d’infection et de mortalité à un niveau relativement bas. En outre, l’ensemble du pays se mobilise pour lutter contre l’épidémie. Nous avons investi des centaines de milliards de yuans RMB (des dizaines de milliards de dollars américains), bien que notre PIB souffre d’une perte estimée de milliers de milliards de yuans RMB (des centaines de milliards de dollars américains).

C’est grâce aux efforts conjoints de tous les Chinois que nous avons pu effectivement contrôler l’épidémie. Ces efforts ne sont pas à ignorer, ni à noircir.

Q : On parle de nouveaux cas importés de contamination. Qu'en est-il ? Faut-il craindre une seconde vague de contamination en Chine ?

R : L’enjeu d’aujourd’hui pour la Chine, c’est de prévenir les cas confirmés importés, tant qu’on voit une propagation rapide de la pandémie à l’échelle internationale. Jusqu’au 20 avril, la Chine a enregistré au total 1,583 cas confirmés d’origine étrangère, et parmi les 1,679 cas confirmés actifs, 841 sont d’origine étrangère. L’ensemble du pays doit faire face à un défi majeur que représentent des cas importés et une éventuelle résurrection de l’épidémie au sein du pays. Les provinces du Guangdong, dans le sud, et du Heilongjiang, dans le nord-ouest, sont confrontées à des pressions particulièrement lourdes. Pour nous, ce n’est pas encore l’heure de nous relâcher. Nous devons renforcer les mesures de contrôle et de prévention, pour consolider les fruits très chèrement acquis de la lutte contre l’épidémie et protéger la sûreté et la santé de tous les Chinois et les étrangers résidant en Chine.

Vous demandez s’il y aura une seconde vague de contamination. Je voudrais partager avec vous des avis de Docteur ZHONG Nanshan, pneumologue et chef du groupe de consultation de haut niveau du gouvernement chinois de la lutte contre le Covid-19. Docteur ZHONG pensait que l’apparition de cas relatifs à des cas d’origine étrangère ne traduisait pas une résurrection de l’épidémie, et que la survenue ou non d’une seconde vague dépendrait de l’efficacité de l’intervention, notamment de l’intervention du gouvernement. Pour le pneumologue, la grave situation que nous avons vécue au début de l’épidémie ne se répéterait pas, parce que nous avons déjà eu des moyens de prévention et acquis des expériences dans les traitements et les confinements précédents.

Q : Le fait que le virus ait été découvert en premier en Chine, laisse planer des préjugés sur les ressortissants chinois comme étant de facto des porteurs du virus. Comment percevez-vous cette stigmatisation et que faites-vous pour y mettre fin ?

R : L'OMS a répété à maintes reprises que le nouveau coronavirus est un phénomène mondial et que la source est encore indéterminée, et nous devons porter notre attention sur ce qu'il faut faire pour endiguer la propagation du virus et éviter la stigmatisation de certains lieux et de certaines communautés. Le nom COVID-19 a été choisi par l'OMS dans le but de ne faire aucun lien entre le virus et certaines régions ou pays. Beaucoup d’experts de la santé dans le monde ont estimé que même si l’épidémie a fait sa première parution en Chine, cela ne signifie pas pour autant que son origine se trouve en Chine. La revue scientifique de référence Nature a fait trois publications pour s’excuser d’avoir associé le nouveau coronavirus à la ville de Wuhan.

La grande majorité des Ivoiriens peuvent considérer cette pandémie avec raison et objectivité. C’est seulement une très faible minorité qui, par crainte du virus et fourvoyée par certains politiciens et médias occidentaux, garde des préjugés sur des ressortissants chinois.

Je me suis opposé à plusieurs reprises via des médias ivoiriens aux propos et comportements de stigmatisation à l’égard de la Chine et des Chinois. Le gouvernement ivoirien a aussi dit que les dispositions étaient en cours pour garantir la sécurité et les droits et intérêts légitimes des ressortissants chinois en Côte d’Ivoire. L’Ambassade de Chine prendra des mesures immédiates si des traitements injustes à l’égard de ses ressortissants sont signalés pour protéger les droits et intérêts légitimes de ces derniers.

Q : La Chine, on le sait, apporte son soutien à de nombreux pays dans le monde. Pour ce qui est de la Côte d'Ivoire, à quel niveau se situe l'appui de la Chine, et qu'est-ce qu'il est prévu dans le futur pour soutenir la Côte d'Ivoire, pendant et après la pandémie du coronavirus ?

R : Comme ce qu’affirme le Président chinois S. E. Monsieur XI Jinping, la pandémie de Covid-19 ne connaît pas de frontière ni de race, et l’actuelle crise mondiale de santé publique montre la nécessité urgente et l’importance de la construction d’une communauté de destin pour l’humanité. Seules la solidarité et la coopération permettront à la communauté internationale de vaincre la pandémie et de protéger le foyer commun de l’humanité.

La Chine et la Côte d’Ivoire sont de bons amis et frères. Pour la Chine, la Côte d’Ivoire est un partenaire important. Au moment difficile de la lutte contre le Covid-19 en Chine, la Côte d’Ivoire nous a accordé un soutien moral et des aides en matériel. Nous en sommes très reconnaissants, et nous tenons ce soutien précieux au cœur. Quand la pandémie survient en Côte d’Ivoire, la partie chinoise se mobilise activement pour aider la partie ivoirienne, dans la mesure de ses capacités.

Au niveau du gouvernement, après avoir livré à la partie ivoirienne un premier lot de don en matériel médical, nous envisageons à faire un deuxième lot de don plus important que le premier.

Au niveau du secteur privé, Monsieur Jack MA, fondateur du groupe Alibaba, a fait un don à travers ses fondations à la Côte d’Ivoire. Ce don, déjà livré à la partie ivoirienne, est suivi par un autre don d’Alibaba qui est arrivé à Abidjan le 22 avril. En outre, des entreprises et ressortissants chinois en Côte d’Ivoire ont eux-aussi apporté leurs aides à la partie ivoirienne.

Au niveau de notre Ambassade, nous avons aussitôt envoyé des masques à l’Institut National de l’Hygiène Publique, mobilisé des moyens financiers pour soutenir des départements du gouvernement ivoirien et la fondation Children of Africa, et organisé une visioconférence permettant à des experts sanitaires de la province chinoise du Sichuan de partager leurs expériences et acquis de lutte contre l’épidémie avec leurs homologues de la Côte d’Ivoire et des trois autres pays d’Afrique de l’ouest et du centre.

La Côte d’Ivoire est un grand pays d’Afrique de l’ouest, avec des potentialités économiques considérables. La partie chinoise attache une haute importance au partenariat sino-ivoirien, qui est de bonne qualité, et entend travailler avec la partie ivoirienne pour renforcer davantage la coopération pragmatique et amicale dans divers domaines. Les impacts de la pandémie à l’économie des deux pays et à la coopération bilatérale restent de court terme. Je suis convaincu qu’après avoir vécu l’épreuve de la pandémie, les relations sino-ivoiriennes verront un développement plus important et d’une meilleure qualité. Notre coopération bilatérale s’en sortira plus approfondie, et notre amitié, encore plus solide.

Q : Quels conseils avez-vous à donner par exemple aux autorités ivoiriennes, ainsi qu'aux populations de Côte d'Ivoire pour venir à bout du Covid-19 ?

R : J’ai noté que le gouvernement ivoirien a aussitôt pris des mesures de contrôle et de prévention, après l’apparition du premier cas confirmé, et les a mis à jour selon l’évolution de la pandémie. Ces mesures sont en train de donner de bons effets, je m’en félicite et espère qu’elles pourront continuer d’être effectivement appliquées et strictement respectées. Le Covid-19 est notre ennemi commun. La Chine continue d’être aux côtés de la Côte d’Ivoire pour lutter contre ce fléau, et je crois qu’ensemble nous vaincrons cette pandémie. Bon courage !

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