Déclaration du porte-parole de l'Ambassade de Chine en France au sujet de l'adoption par le Sénat français d'une résolution relative à Taiwan
2021/05/07

Le 6 mai, le Sénat français a adopté une résolution liée à Taiwan, incitant à soutenir la participation de Taiwan à l’Assemblée mondiale de la santé, à l’OACI, à la CNNUCC et à Interpol. C’est manifestement en violation avec le principe d’une seule Chine et constitue une ingérence flagrante dans les affaires intérieures de la Chine. La partie chinoise tient à y exprimer sa vive protestation et sa ferme opposition.

Il n’y a qu’une seule Chine dans le monde. Taiwan fait partie inaliénable du territoire chinois et le gouvernement de la République populaire de Chine est le seul gouvernement légal représentant toute la Chine. L’unicité de la Chine est un fait reconnu par l’ensemble de la communauté internationale et une norme fondamentale des relations internationales. Elle ne peut être défiée ni bafouée. La question de Taiwan relève purement des affaires intérieures de la Chine. C’est une affaire du peuple chinois seul dont nos compatriotes de Taiwan, dans laquelle aucune ingérence extérieure n’est admissible.

Sur la question de la participation de la région chinoise de Taiwan à l’AMS, la position de la Chine a toujours été claire et constante : il faut traiter cette question dans le respect du principe d’une seule Chine. C’est aussi un principe fondamental fixé par la résolution 2758 de l’Assemblée générale de l’ONU et la résolution 25.1 de l’AMS. L’OMS est une institution spécialisée des Nations Unies réservée aux Etats souverains. Taiwan, étant une province de la Chine, n’a pas le droit d’y adhérer. Toute question concernant la participation de la région chinoise de Taiwan aux activités de l’OMS ou de l’AMS doit être traitée dans le respect du principe d’une seule Chine.

De 2009 à 2016, les deux côtés du détroit de Taiwan reconnaissant tous les deux le « consensus de 1992 » incarnant le principe d’une seule Chine, le gouvernement central chinois a, après des consultations inter-détroit, donné son accord pour que Taiwan participe à l’AMS sous le nom de Chinese Taipei et à titre d’observateur. C’était un arrangement exceptionnel accordé par le gouvernement central chinois dans le contexte du développement pacifique des relations inter-détroit. Il ne constitue pas un précédent et ne signifie pas plus que Taiwan est doté du statut d’observateur. Depuis son arrivée au pouvoir dans la région chinoise de Taiwan, le Parti démocrate progressiste s’accroche obstinément à sa position prônant l’« indépendance de Taiwan », refuse de reconnaître le « consensus de 1992 », défie sans cesse le principe d’une seule Chine et se livre à des activités au préjudice de la paix et de la stabilité du détroit de Taiwan, ce qui fait que la base politique de la participation de la région de Taiwan à l’AMS n’existe plus. En novembre 2020, lors de la reprise de travaux de la 73e AMS, le Bureau et la session plénière de l’AMS ont respectivement décidé de ne pas inscrire à l’ordre du jour un point supplémentaire proposé par une poignée de pays visant à « inviter Taiwan à participer à l’Assemblée mondiale de la Santé en tant qu’observateur ». Cela prouve que le principe d’une seule Chine est inébranlable et que les propositions de résolutions liées à Taiwan sont impopulaires et vouées à l’échec.

Le gouvernement central chinois attache une grande importance à la santé de nos compatriotes de Taiwan. Depuis le début de l’épidémie de la COVID-19, le gouvernement central chinois communique régulièrement et en temps utile les dernières informations épidémiques à la région de Taiwan. Des experts sanitaires taiwanais ont d’ailleurs été accueillis à Wuhan pour une visite globale sur place. Des dispositions appropriées ont été prises pour la participation de la région de Taiwan aux affaires sanitaires internationales. Il existe à Taiwan un point de contact du Règlement sanitaire international. Les experts sanitaires taiwanais peuvent participer aux réunions techniques concernées de l’OMS, et en cas de besoin, les experts de l’OMS peuvent se rendre à Taiwan pour mener des inspections et apporter de l’assistance. La région de Taiwan peut obtenir à point nommé les informations publiées par l’OMS sur les urgences de santé publique dans le monde, et les informations des urgences de santé publique à Taiwan peuvent aussi être communiquées rapidement à l’OMS. Les systèmes d’échange d’informations entre la région de Taiwan d’un côté, et l’OMS et les différents pays de l’autre, sont performants, et les canaux de communication ont toujours été fluides. L’allégation selon laquelle l’absence de Taiwan à l’OMS créera une « faille » dans le système de santé publique mondiale ne tient pas la route. Il s’agit d’un tour de passe-passe politique des autorités taiwanaises visant à se servir de l’épidémie pour prôner l’« indépendance de Taiwan ».

Il en est de même pour l’OACI, la CNNUCC et Interpol, seuls les Etats souverains peuvent en devenir membres. Taiwan, en tant qu’une province de la Chine, n’a pas le droit d’y adhérer. La question de la participation de la région de Taiwan aux activités de ces organisations doit aussi être traitée conformément au principe d’une seule Chine.

Le respect du principe d’une seule Chine constitue la base politique des relations sino-françaises et aussi un engagement solennel pris par tous les gouvernements français successifs à la Chine depuis l’établissement des relations diplomatiques sino-françaises en 1964. La partie chinoise exhorte la partie française à respecter effectivement la souveraineté nationale et l’intégrité territoriale de la Chine, à observer scrupuleusement le principe d’une seule Chine, à traiter prudemment et judicieusement les questions liées à Taiwan et à agir davantage en faveur du développement des relations et de la coopération sino-françaises.

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