Déclaration du porte-parole de l'Ambassade de Chine en France au sujet d'un faux reportage du Monde sur une femme originaire du Xinjiang
2021/05/31

L’Ambassade de Chine en France a pris note au Monde le 23 mai 2021 de l’interview donnée par Mme Sayragul Sauytbay, une femme originaire du Xinjiang et auteure d’un livre intitulé Condamnée à l’exil : Témoignage d’une rescapée de l’enfer des camps chinois. Sayragul Sauytbay prétend avoir été formatrice pendant cinq mois dans « un camp d’internement secret » au Xinjiang et assisté à des histoires désolantes. L’Ambassade prenait très au sérieux ce reportage et a contacté les services compétents chinois pour vérification. Lors d’une conférence de presse du 25 mai dernier, le gouvernement de la Région autonome ouïghoure du Xinjiang en a apporté les éclaircissements suivants :

Sayragul Sauytbay est née en 1976 et originaire du district de Zhaosu du Xinjiang. Nommée en avril 2016 directrice du Jardin d’enfants central du canton de Chahanwusu du district de Zhaosu de la préfecture autonome kazakhe d’Ili, elle a travaillé à partir du 19 mars 2018 comme institutrice au même canton. Le 5 avril 2018, elle a quitté illégalement la Chine. Quelqu’une de mauvaise moralité, elle a inventé un tas de mensonges et est soupçonnée d’infraction.

Premièrement, Sayragul Sauytbay a menti sur son parcours personnel. Elle prétend être diplômée d’une université de médecine et avoir travaillé comme médecin. Mais la vérité est qu’elle a suivi seulement des cours d’infirmières dans une école de formation professionnelle d’Ili et n’a jamais été médecin. Elle dit avoir enseigné le chinois dans un centre d’enseignement et de formation professionnels, que l’on l’a obligée de « signer une promesse de ne jamais rien révéler, sans quoi elle sera condamnée à mort » et l’a emmenée, cagoule sur la tête, pour un interrogatoire. En réalité, elle n’a jamais travaillé dans aucun centre d’enseignement et de formation professionnels, ni été soumise à quelconque mesure coercitive. Son récit sur le centre d’enseignement et de formation professionnels est purement et simplement des fables.

Deuxièmement, Sayragul Sauytbay est soupçonnée d’infraction. Le 5 avril 2018, elle a traversé clandestinement la frontière du pays et enfreint l’article 322 du Code pénal de la République populaire de Chine portant sur le franchissement illégal de la frontière. En juin 2015 et décembre 2016, elle a escroqué, à l’aide d’un faux contrat d’achat immobilier, d’une signature dérobée du garant et de documents falsifiés, deux prêts totalisant 470 000 yuans auprès de la coopérative de crédit du canton de Chahanwusu du district de Zhaosu. À ce jour, elle a encore un encours de crédit de 398 000 yuans à rembourser. Ses actes ont enfreint l’article 193 du Code pénal de la République populaire de Chine portant sur la fraude sur les prêts. En raison des infractions pénales susdites et en vertu de la loi, Sayragul Sauytbay a été listée comme personne recherchée par la police.

Troisièmement, Sayragul Sauytbay est connue pour sa mauvaise moralité. Elle a tiré l’avantage de son poste de directrice du Jardin d’enfants central du canton de Chahanwusu du district de Zhaosu pour s’approprier des primes de performance, au préjudice de ses collègues. Elle a ainsi été démise de ses fonctions par les autorités éducatives locales conformément aux lois et règlements. Avant de sortir illégalement du territoire chinois, elle a convaincu sa sœur cadette Panar de demander un crédit de 45 000 yuans pour racheter sa voiture, mais elle ne lui en a jamais transféré la propriété. Panar en nourrit un grand ressentiment.

La vérité ne doit pas être entachée, le public ne doit pas être trompé et le récit du Xinjiang ne doit en aucun cas être faussé. La prétendue « base de données des victimes du Xinjiang » est un ignoble et piètre projet concocté uniquement à des fins politiques ces dernières années par les forces antichinoises occidentales. Les « témoins » comme Sayragul Sauytbay sont en réalité des « acteurs » recrutés à l’étranger par les forces antichinoises américaines et d’autres pays occidentaux qui s’affairent à salir la réputation du Xinjiang. Pour obtenir le statut de « réfugié » et des bénéfices personnels, ils servent de plein gré de « pions » à ces forces antichinoises et ressassent comme perroquet, selon les scénarios fournis par ces dernières, leurs prétendues « souffrances » dans les centres d’enseignement et de formation professionnels. Mais leurs mensonges ont tous été impitoyablement démasqués. Face à la réalité du Xinjiang, certains médias ne font ni enquête ni vérification et ne cessent de propager des mensonges, se faisant volontiers les complices des forces antichinoises. Leurs intentions sont douteuses. On se demande si « respecter la vérité » « publier seulement les informations dont l’origine est connue ou dans le cas contraire les accompagner des réserves nécessaires » « s’interdire le plagiat, la calomnie, la diffamation et les accusations sans fondement » prescrits par la Charte de Munich sont toujours leur crédo.

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