Déclaration du porte-parole de l'Ambassade de Chine en France au sujet des critiques du Ministère français de l'Europe et des Affaires étrangères contre la condamnation par la partie chinoise du meurtre des civils afghans par des militaires australiens
2020/12/02

Le 30 novembre, le Ministère français de l’Europe et des Affaires étrangères a tenu, lors d’un point de presse, des critiques déplacées sur un tweet du porte-parole du Ministère chinois des Affaires étrangères ZHAO Lijian à propos du meurtre des civils afghans par des militaires australiens. Le porte-parole de l’Ambassade de Chine en France y répond comme suit :

Récemment, un rapport officiel du Ministère australien de la Défense a reconnu publiquement que 25 soldats des forces spéciales australiennes étaient impliqués dans le meurtre de 39 civils et prisonniers de guerre afghans entre 2009 et 2013. Parmi les accusations, la fusillade ou l’égorgement d’hommes et de garçons, les yeux bandés, et l’égorgement de deux garçons de 14 ans avant de les mettre dans un sac et jeter à la rivière.

Le tweet de Monsieur ZHAO Lijian relève d’un commentaire objectif basé sur les faits susmentionnés, et l’image qu’il a postée avec le tweet est une caricature CG (computer graphics) créée par un peintre chinois sur la base de ces mêmes faits. La partie française, au lieu de condamner le meurtre barbare des civils et les exactions de guerre, accusent celui qui les dénonce de « tendancieux », « choquant » et « insultant ». On ne peut pas s’empêcher de demander, à entendre cette déclaration choquante, si c’est une prise de position du côté des criminels de guerre plutôt que du côté de la justice internationale et de la conscience humaine. Un pays où le droit à la caricature est défendu à cor et à cri ne pourra-t-il pas tolérer le droit à la caricature d’un jeune peintre chinois ? Où est la liberté d’expression dont on se vante ? Au fond, c’est le « deux poids, deux mesures » qui fait que l’on prend des positions sans même distinguer ce qui est juste et ce qui ne l’est pas, au mépris de la conscience.

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