Recherche de l'origine du nouveau coronavirus :cesser la manipulation politique et revenir à la science
2021/01/14

Après consultations, le groupe d’experts de l’OMS se rendra en Chine le 14 janvier, pour développer des échanges avec les scientifiques et experts médicaux chinois sur la coopération scientifique en matière de recherche de l’origine du nouveau coronavirus.

Dès le début de l’épidémie de la COVID-19, la Chine a toujours mené, dans un esprit d’ouverture, de transparence et de responsabilité, une communication et une coopération étroites avec l’OMS sur la recherche de l’origine du virus. Aujourd’hui, la pandémie est toujours virulente dans le monde, et la tâche de la Chine dans la lutte contre le virus est extrêmement lourde. Malgré cela, la Chine a surmonté les difficultés et approuvé la visite, comme prévu, du groupe d’experts de l’OMS. Cela incarne parfaitement le sens de responsabilité et l’engagement de la Chine, à la hauteur d’un grand pays.

Ces dernières semaines, des cas sporadiques de COVID-19, mais aussi des clusters de contaminations localisés ont apparu en Chine. Pour endiguer le virus, les autorités sanitaires et les experts chinois se sont retroussés les manches dans une course contre la montre. Parmi les membres du groupe d’experts de l’OMS, plusieurs viennent des régions à haut risque. C’est donc une nécessité pour la Chine de s’accorder au préalable avec l’OMS sur les mesures sanitaires pour l’entrée sur le territoire chinois, les modalités de travail et le programme de la visite en Chine, ce qui permettra de faciliter la mission des experts et de respecter les consignes sanitaires chinois pour prévenir les cas importés. Une telle communication en amont est totalement nécessaire et il est légitime d’y consacrer du temps. Il n’y a rien à reprocher.

Pourtant, certaines personnes animées d’arrière-pensées inavouables s’empressent de se servir de cette question technique pour en faire un tas d’histoires. Elles font croire que « si la Chine refuse une enquête de l’OMS, c’est parce qu’elle a quelque chose à cacher », spéculent sur la thèse complotiste de la piste du laboratoire que le monde scientifique a déjà rejetée il y a longtemps, et prétendent que « les Chinois sont indirectement responsables de la mort de 1,8 million de personnes ». Tous ceux qui voient clair dans leur jeu savent : si ces gens lancent des attaques venimeuses contre la Chine, ce n’est pas pour chercher la vérité, mais pour politiser la question de la recherche de l’origine du virus et stigmatiser la Chine, persuadés qu’« un mensonge répété mille fois devient vérité ». Et le premier à avoir cherché à politiser cette question n’est personne d’autre qu’un certain président américain incitant ses partisans à prendre d’assaut le Capitole. En accusant la Chine de tous les maux, il tente de se décharger de sa responsabilité dans l’échec cuisant de sa gestion de la crise sanitaire dans son pays. Ignorants ou ignobles sont ceux qui continuent d’être ses complices et de répéter ses médisances. Ils sont atteints d’une cécité sélective devant les faits suivants : la Chine a déjà accueilli deux fois, en février et en juillet 2020, des experts de l’OMS qui se sont rendus sur le terrain, mené régulièrement des échanges par vidéoconférence depuis un an avec les spécialistes de l’OMS et d’autres pays, partagé dans une attitude scientifique les résultats des recherches chinoises sur l’origine du virus et élaboré conjointement avec l’OMS la section chinoise d’un plan global de coopération scientifique pour le traçage de l’origine du virus. Sur la recherche de l’origine du virus, quel pays, outre la Chine, a accueilli une mission d’experts de l’OMS ? Quel pays a fait plus que la Chine ?

Alors que l’humanité connaît de plus en plus le nouveau coronavirus et découvre de plus en plus de cas précoces remontant avant décembre 2019, nous nous rendons compte que l’identification de l’origine du virus pourrait probablement impliquer plusieurs pays et régions du monde. Récemment, des études publiées dans des revues scientifiques comme Clinical Infectious Diseases, British Journal of Dermatology, Tumori Journal, ainsi que des reportages des médias tels que Reuters et ANSA ont tous fourni des pistes pour une apparition de l’épidémie dans plusieurs endroits du monde au cours du deuxième semestre 2019. D’après un communiqué de l’OMS, le nouveau variant du virus rapporté au Royaume-Uni en décembre dernier serait déjà apparu en septembre 2020. Ceux qui diffament la Chine ont-ils interrogé pourquoi les pays où le virus aurait eu déjà circulé pendant l’été-automne 2019 n’autorisaient-ils pas les experts de l’OMS à enquêter sur place ? Ont-ils accusé le pays qui a rapporté avec trois mois de retard le nouveau variant d’avoir caché quelque chose ? L’ont-ils exhorté à porter la responsabilité des impacts subis par les différents pays du monde ?

Sur la question de la recherche de l’origine du virus, la communauté internationale partage depuis longtemps une convergence : c’est une question scientifique sérieuse et il revient aux scientifiques de la régler. La politique doit « rester aussi loin que possible » de cela. Tous les pays doivent renforcer la coopération, faire preuve de bon sens, respecter la science et les faits. Devant les propos irresponsables, au mépris de la science, voire aux desseins coupables, il faut rester extrêmement vigilant et les rejeter catégoriquement, afin d’éliminer les perturbations et créer les bonnes conditions pour les travaux de la recherche de l’origine du virus. La Chine soutient l’OMS dans ses études et missions à l’échelle mondiale sur l’origine du virus, espère que les autres pays concernés coopéreront activement avec l’OMS, afin de rétablir la vérité le plus rapidement possible et d’aider à mieux faire face à d’éventuelles crises sanitaires similaires dans le futur.

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