Question-Réponse du porte-parole de l'Ambassade de Chine en France au sujet des propos déplacés du Ministère français de l'Europe et des Affaires étrangères concernant le Xinjiang
2021/03/05

Q : Le 1er mars, le porte-parole du Ministère français de l’Europe et des Affaires étrangères s’est exprimé sur le Xinjiang, accusant la Chine de « violations des droits de l’homme » des Ouïghours, évoquant un « système de répression institutionnalisé » et du « travail forcé » au Xinjiang et demandant l’envoi d’une mission internationale d’observateurs indépendants sous la supervision de la Haute commissaire aux droits de l’homme pour « enquêter » sur place au Xinjiang. Dans la foulée, certains médias français sèment des rumeurs sur le « génocide au Xinjiang ». Quels sont les commentaires de l’Ambassade de Chine à ce sujet ?

R : Dans le fond, les questions liées au Xinjiang ne sont pas des questions ethniques, religieuses ou des droits de l’homme, mais celles de lutte contre le terrorisme, la radicalisation et le séparatisme, qui touchent à la souveraineté, à l’intégrité territoriale et à la sécurité nationale de la Chine. Depuis un certain temps, des politiciens, intellectuels et médias occidentaux se livrent à des manœuvres politiques de « contenir la Chine par le Xinjiang ». Ils font grand tapage autour du Xinjiang, fabriquant toutes sortes de mensonges monstrueux, comme « génocide », « travail forcé », « stérilisation forcée » et « abus sexuels et tortures systématiques ». Dire ces âneries fallacieuses et abominables, c’est insulter les 1,4 milliard de Chinois, dont les 25 millions d’habitants pluriethniques du Xinjiang ! C’est mépriser la plus élémentaire capacité de jugement de la communauté internationale ! C’est surtout défier la moralité et la conscience humaines !

Ces politiciens, intellectuels et médias occidentaux crient que les femmes ouïghoures sont victimes de « stérilisation forcée » et que les Ouïghours font l’objet d’un « génocide ». Mais en février dernier, le site d’information indépendant américain The Grayzone a déjà révélé comment ce gros mensonge a été concocté. La réalité est qu’au cours des plus de 40 années écoulées depuis 1978, la population ouïghoure du Xinjiang a plus que doublé. Rien que de 2010 à 2018, la population ouïghoure du Xinjiang a augmenté de 25%, supérieure à la croissance démographique régionale du Xinjiang, et 10 fois plus élevée que la croissance des Hans au Xinjiang. Si un tel taux de croissance démographique peut être qualifié de « génocide », quid de certains pays occidentaux, dont la croissance démographique reste longtemps extrêmement faible, voire négative ?

Ils prétendent qu’il y a du « travail forcé » au Xinjiang. Travailler loin de chez soi est un moyen important pour les habitants de tous les groupes ethniques du Xinjiang de gagner de l’argent et de sortir de la pauvreté. La politique d’emploi au Xinjiang est non seulement conforme aux lois chinoises, mais aussi aux normes internationales de travail et de droits de l’homme. Y a-t-il l’ombre du « travail forcé » là-dedans ? Un agriculteur de coton du Xinjiang s’est ainsi exprimé : « Nous recrutons des cueilleurs de coton saisonniers pour les récoltes. Ils peuvent gagner plus de 10 000 yuans en deux mois. C’est un travail très demandé. On cultive sa propre terre, on récolte ses propres cotons et on gagne de l’argent pour soi-même. Comment peut-on appeler ça travail forcé ? » Si la cueillette du coton avec le consentement des travailleurs peut être qualifiée de « travail forcé », quid de l’embauche de travailleurs saisonniers pour les vendanges dans certains pays européens ?

Ils accusent la Chine d’éliminer systématiquement la langue et la culture ouïghoures, de détruire les mosquées et de réprimer la liberté religieuse. En réalité, les billets de yuans RMB portent une inscription en cinq langues, le chinois, le tibétain, l’ouïghour, le mongol et le zhuang ; sept langues sont utilisées dans l’enseignement primaire et secondaire au Xinjiang, et la radio officielle du Xinjiang diffuse des programmes dans cinq langues minoritaires. Si le Xinjiang interdisait aux Ouïghours d’utiliser leur langue ethnique, dans quelle langue ces « persécutées » supposées se sont-elles exprimées devant les médias français ? Le mandarin ou le français ? Il y a plus de 20 000 mosquées au Xinjiang pour une population de 25 millions d’habitants. A titre de comparaison, combien de mosquées compte la France, pays ayant la plus grande population musulmane en Europe ?

Ils remettent en question l’utilisation par la Chine des moyens de haute technologie et l’accusent de surveiller les Ouïghours. Si le Xinjiang a installé, conformément à la loi, des caméras dans les espaces publics, au niveau des routes principales, des hubs de correspondance et dans d’autres lieux publics dans les zones urbaines et rurales, c’est pour améliorer la gouvernance sociale et prévenir et combattre efficacement la criminalité. L’utilisation des outils technologiques modernes et de mégadonnées pour améliorer la gouvernance sociale est une pratique courante au sein de la communauté internationale. Selon le South China Morning Post, les dernières recherches montrent que le Royaume-Uni, l’Allemagne, la France et les Pays-Bas figurent parmi les dix premiers pays au monde en termes de nombre de caméras de surveillance installées. Peut-on ainsi conclure que ces pays occidentaux surveillent leur population ?

Ils prétendent se soucier des droits de l’homme au Xinjiang. De 1990 à fin 2016, des milliers d’actes terroristes violents ont été perpétrés au Xinjiang, faisant des centaines de victimes civiles, des centaines de morts dans la police, et des milliers de blessés, plongeant les populations locales dans de profondes souffrances. A cette époque, pourquoi ne s’étaient-ils pas souciés des droits de l’homme au Xinjiang ? Aujourd’hui, la prospérité et l’harmonie règnent au Xinjiang. La région jouit de la sécurité, de la stabilité et d’un dynamisme de développement soutenu, et les populations vivent et travaillent en paix. Alors maintenant ils commencent à s’intéresser aux droits de l’homme au Xinjiang ! Mais de quels droits de l’homme s’agit-il ? Des « droits de l’homme » des terroristes ?

Ils réclament l’envoi en Chine d’une « mission internationale d’observateurs indépendants » sous la supervision de la Haute commissaire aux droits de l’homme. La porte du Xinjiang est grand ouverte. La partie chinoise a toujours été en communication avec la Haute commissaire elle-même et le Haut-Commissariat aux droits de l’homme au sujet de sa visite en Chine et au Xinjiang. En raison de la pandémie, cette visite est difficile à organiser pour le moment et je crois que toutes les parties peuvent le comprendre. La visite de la Haute commissaire en Chine est une visite amicale dont le but est de promouvoir les échanges et la coopération entre les deux parties, et non de mener une prétendue « enquête » basée sur la présomption de culpabilité. L’« enquête internationale indépendante » brandie par certains pays occidentaux est une tentative de faire un « procès moral » contre la Chine en utilisant les mensonges et les rumeurs comme « preuves ». La Chine ne l’acceptera jamais ! Qu’il me soit permis de demander : si quelqu’un fabrique des rumeurs contre la France, acceptera-t-elle une « enquête internationale indépendante » ? A supposer que la France accepte une fois cette enquête, si d’autres fabriquent des rumeurs dix fois, cent fois, mille fois, acceptera-t-elle encore dix fois, cent fois, mille fois des enquêtes ?!

Les sages ne se laissent pas tromper par les rumeurs. Aujourd’hui, alors que ces mensonges et ces rumeurs ont été piqués un à un, comme des ballons de baudruche, certains en Occident continuent de s’en servir pour dénigrer gratuitement la Chine. C’est absurde sinon abject. Ils ne s’intéressent pas du tout aux droits de l’homme en Chine, mais à y créer des troubles, à perturber le développement économique et social du pays et à priver le peuple chinois de ses droits à la vie, au développement et à la quête du bonheur.

Un proverbe ouïghour dit : « les chiens aboient, la caravane passe ». Ces mensonges et ces rumeurs malins ne peuvent occulter la réalité d’un Xinjiang prospère et stable, ni arrêter le progrès de la Chine. La diversité et la coexistence des civilisations sont l’image naturelle de l’humanité. L’« attachement à soi » et le « respect d’autrui » ne sont pas contradictoires. Le respect mutuel est le fondement des relations sino-françaises et la compréhension réciproque est l’engagement initial pris par les deux pays lors de l’établissement de leurs relations diplomatiques. La Chine ne s’est jamais ingérée dans les affaires intérieures de la France et espère que la France fait le même vice versa dans l’esprit de « réciprocité ». Nous espérons que la partie française pourra regarder en face la réalité et se garde d’accuser gratuitement la Chine sur les questions liées au Xinjiang par complaisance à certains politiciens ou médias irresponsables.

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