Que la politique reste loin des études à la recherche de l'origine du nouveau coronavirus
2021/05/28

Les thèses complotistes de la piste du laboratoire et de la fabrication humaine du nouveau coronavirus ont déjà été rejetées il y a longtemps. Mais récemment, certains grands quotidiens français, en exploitant une « lettre ouverte de scientifiques » concoctée par les États-Unis, ont remis en cause l'étude conjointe OMS-Chine sur l'origine du nouveau coronarivus, ravivé les spéculations sur la thèse de « fuite de laboratoire », et même lancé des attaques diffamatoires contre des scientifiques chinois. D'où la nécessité de démentir les allégations infondées et de rétablir les faits et la vérité.

Ces journaux reprochent à la Chine de ne pas avoir rendu publiques toutes les données brutes et prétendent que le groupe d'experts conjoint OMS-Chine était soumis à des contraintes pendant sa visite à Wuhan en début de l'année et « n'a pas pu avoir accès à certains lieux stratégiques ». C'est littéralement tordre le cou à la réalité. En fait, la Chine a fourni le maximum de facilités aux travaux du groupe d'experts et a montré pleinement son attitude d'ouverture, de transparence et de responsabilité. Suite à l'accord conclu en juillet dernier avec l'OMS sur les termes de référence, la Chine a mobilisé des centaines de scientifiques qui ont fait de leur mieux pour collecter et répertorier des données et en faire des analyses préliminaires. Elle a montré aux experts de l'OMS, point par point, toutes les données brutes nécessitant une attention particulière. Les experts internationaux, de leur part, ont dit et redit publiquement qu'ils avaient eu des discussions amples et franches avec la partie chinoise au sujet des données. Les experts de l'OMS ont visité des établissements tels que le CDC provincial du Hubei, le CDC municipal de Wuhan et l'Institut de virologie de Wuhan (WIV), ainsi que divers laboratoires de biosécurité, et ils ont eu des échanges scientifiques approfondis, sincères et francs avec les experts de ces établissements. Plusieurs experts internationaux ont fait savoir à différentes occasions et à maintes reprises qu'ils « avaient pu se rendre partout où ils voulaient aller et rencontrer tous ceux qu'ils voulaient rencontrer », et ils ont donné une haute appréciation de l'ouverture et de la transparence de la partie chinoise.

Après la « divulgation » de trois prétendues « thèses universitaires du WIV » par un compte Twitter anonyme, ces journaux pensent avoir mis la main sur un trésor et trouvé la preuve attestant la dissimulation par le gouvernement chinois d'une « fuite de laboratoire ». Sans parler de l'authenticité de ces thèses « divulguées », à en croire les détracteurs, l'accusation contre le WIV n'est rien d'autre que de ne pas avoir présenté, dans les thèses officiellement publiées, les résultats des recherches sur les coronavirus « dans leur intégralité ». Mais c'est tout à fait normal ! Aucune thèse universitaire n'est une énumération exhaustive et complète des éléments primaires, mais leur présentation ordonnée sur la base d'analyses méthodiques. Jean-François Julien, spécialiste français des chauves-souris, affirme que « le fait que des thèses contiennent des informations non publiées dans une revue scientifique n'a rien d'inhabituel, cela arrive même tout le temps. » Il y a quelques jours, des chercheurs du WIV ont soumis une nouvelle thèse à la plateforme de prépublications BioRxiv, rendant publics les derniers résultats de recherches sur les échantillons prélevés quelques années plus tôt dans le district de Mojiang de la province du Yunnan. La conclusion de ces recherches a rejeté une fois de plus et d'une manière rigoureuse la supposition que « le nouveau coronavirus provient d'une fuite de laboratoire. »

Ces journaux ont fait un tas d'histoires autour d'une déclaration du Directeur général de l'OMS Tedros Adhanom Ghebreyesus qui a appelé à « des études supplémentaires sur la possibilité d'une fuite de laboratoire », tentant de renverser la conclusion du groupe d'experts de l'OMS jugeant une fuite de laboratoire « extrêmement improbable ». C'est une manipulation politique aux desseins inavouables. Lors de la conférence de presse, les experts de l'OMS ont affirmé que les spéculations sur la fuite de laboratoire existaient depuis toujours, mais après une visite minutieuse des laboratoires en Chine, aucun signe de suspicion n'avait été trouvé. Si on insiste pour continuer à « enquêter », comme le demande la « lettre ouverte de scientifiques » des États-Unis, allons alors enquêter sur le laboratoire biologique de Fort Detrick de l'Armée américaine①et les plus de 200 laboratoires biologiques déployés par les États-Unis dans le monde entier. Il est étrange que des grands quotidiens prestigieux d'ici ne soufflent mot sur le laboratoire de Fort Detrick. Que cherchent-ils à cacher ? Maintenant que la partie chinoise des études sur l'origine du virus est terminée, l'OMS devrait effectuer des visites sur place dans les pays où le virus aurait déjà circulé pendant l'été-automne 2019. Il est souhaitable que les pays concernés fassent comme la Chine pour adopter une attitude scientifique, ouverte, transparente et responsable, ouvrir leurs laboratoires aux experts de l'OMS et se comporter de manière coopérative dans la recherche de l'origine du nouveau coronavirus.

Ces journaux ont également invoqué le « revirement » du virologue américain Ralph Baric, qui avait coopéré avec la professeure Shi Zhengli du WIV dans des recherches sur les coronavirus et qui a récemment co-signé cette « lettre ouverte de scientifiques » des États-Unis. Ils y voient une « preuve » pour corroborer l'« accusation » selon laquelle le virus se serait échappé du laboratoire P4 de Wuhan. Pourtant, c'est bien sous l'intimidation et les attaques des forces anti-chinoises aux États-Unis que Ralph Baric, et aussi Antony Fauci, directeur des National Institutes of Health (NIH), ont été contraints de « changer de discours ». En réalité, depuis plus d'un an, ils étaient résolument opposés à la thèse de la « fuite de laboratoire ». Le coronavirus que Ralph Baric et Shi Zhengli ont étudié ensemble n'était pas le virus qui a provoqué la COVID-19. Shi Zhengli n'a fait que fournir la séquence et le plasmide du virus RsSHC014. Le processus d'« hybridation » du virus n'a pas été effectué dans le laboratoire de Wuhan, mais dans le laboratoire de l'Université de Caroline du Nord, aux États-Unis, où Ralph Baric travaillait. Même les nouvelles publiées à l'époque par l'université elle-même à ce sujet indiquent que ce sont ses chercheurs qui ont découvert la possibilité de ce coronavirus d'infecter les humains, et non le laboratoire de virologie de Wuhan.

« La politique doit rester loin de la recherche de l'origine du nouveau coronavirus. » Un pays, qui a stocké à lui seul 2,6 milliards de doses de vaccins contre la COVID-19 et qui ne voulait pas offrir la moindre dose pour aider d'autres pays, s'affaire à longueur de journée à fabriquer des mensonges et des rumeurs contre la Chine. Il est clair que son but est de se servir de la pandémie pour contenir la Chine et faire obstacle à son émergence, et en même temps se défausser des responsabilités de son propre échec dans la lutte contre la pandémie à cause de l'incompétence de son administration, qui a causé plus de 30 millions d'infections et plus de 600 000 décès. Ce qui est plus grave, c'est que ses agissements ont gravement perturbé la solidarité contre la pandémie au sein de la communauté internationale. Les grands pays doivent être à la hauteur de leur grandeur. Il faut éviter l'« hooliganisation » de la diplomatie et ne pas se dégrader en « officine de fake news ».

① En juin 2019, des médias américains ont rapporté que le laboratoire biologique de Fort Detrick de l'Armée américaine, dans le Maryland, avait été fermé à cause d'un accident. À la suite de cette fermeture, des pneumopathies de cause inconnue appelées « maladie pulmonaire blanche » ont été signalées dans la région. En mars 2020, le directeur du CDC américain Robert Redfield, en témoignant devant la Chambre des représentants des États-Unis, a déclaré que pendant la saison grippale qui a commencé en septembre 2019 aux États-Unis, certains patients qui semblaient être décédés de la grippe étaient en réalité décédés de la COVID-19.

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