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Conférence de presse du 29 juillet 2021 tenue par le porte-parole du Ministère des Affaires étrangères Zhao Lijian
2021/07/29

Le Conseiller d'État et Ministre des Affaires étrangères Wang Yi présidera le 5 août la première conférence du Forum international sur la coopération en matière de vaccins contre la COVID-19. La conférence se tiendra par liaison vidéo et aura pour thème « Renforcer la coopération internationale en matière de vaccins et promouvoir la distribution juste et équitable des vaccins dans le monde ». Une trentaine de parties, à savoir des Ministres des Affaires étrangères ou des Ministres compétents des pays concernés, des représentants de l'ONU et d'autres organisations internationales et des représentants d'entreprises concernées, participeront à cette conférence. Toujours dans le cadre de cette conférence, les entreprises de vaccins de Chine et d'autres pays participants tiendront également aujourd'hui un dialogue entre les entreprises sur la coopération internationale en matière de vaccins.

CNR : Quelles sont les considérations et les attentes de la Chine pour la première conférence du Forum international sur la coopération en matière de vaccins contre la COVID-19 ?

Zhao Lijian : En mai dernier, le Président Xi Jinping a annoncé lors du Sommet mondial sur la Santé les cinq mesures de la Chine pour continuer de soutenir la solidarité mondiale contre la COVID-19, y compris l'initiative d'établir un forum international sur la coopération en matière de vaccins contre la COVID-19 où les pays et entreprises engagés dans la production et le développement de vaccins et les autres parties prenantes pourront discuter ensemble d'une distribution juste et équitable des vaccins dans le monde. Cette initiative a été positivement appréciée et largement saluée par la communauté internationale.

À l'heure actuelle, la pandémie de COVID-19 fait toujours rage dans le monde. Le vaccin est une arme puissante pour vaincre la pandémie. La tenue de ce forum vise à mettre en œuvre l'esprit important du discours du Président Xi Jinping, à promouvoir davantage la coopération internationale et l'accès équitable aux vaccins à l'échelle mondiale et à aider les pays à vaincre la pandémie.

En tant que plus grand pays en développement et membre responsable de la communauté internationale, la Chine reste toujours fidèle à la vision de la communauté de santé pour tous, a pris l'initiative de faire du vaccin un bien public mondial, et a apporté par des actions concrètes une contribution chinoise à la réalisation de l'accessibilité et de l'abordabilité des vaccins dans les pays en développement et au renforcement de leurs capacités en matière de vaccins.

Agence de presse Xinhua : Certains disent que la Chine, en profitant de son aide en vaccins, s'engage dans une « diplomatie de vaccins ». Qu'en pensez-vous ?

Zhao Lijian : Le vaccin est une arme pour vaincre la COVID-19, mais pas un outil pour rechercher l'intérêt politique égoïste, encore moins une excuse pour attaquer et salir d'autres pays. Depuis le début de cette année, malgré la nécessité d'une vaccination nationale à grande échelle, la Chine, fidèle à la vision de la communauté d'avenir partagé pour l'humanité, a fait de son mieux pour fournir plus de 700 millions de doses de vaccins à l'extérieur, en particulier aux pays en développement. Les actions de la Chine ont aidé en temps opportun plus de 100 pays à sauver des vies et à lutter contre la pandémie sans aucune condition politique assortie. Si cela est considéré comme une « diplomatie de vaccins », alors, la « diplomatie de vaccins » de la Chine est hautement populaire et est dans l'intérêt commun de la communauté internationale.

Les pays qui accusent et salissent la Chine doivent d'abord se demander ce qu'ils ont fait pour le monde. Il leur faut arrêter de s'engager dans la « diplomatie de mensonge » et la « diplomatie de diffamation » et concentrer leur esprit et leur attention à des actions concrètes dans la lutte antiépidémique mondiale.

CCTV : Le 28 juillet, le Conseiller d'État et Ministre des Affaires étrangères Wang Yi a participé à la cérémonie d'ouverture de la conférence de célébration du 30e anniversaire de l'établissement des relations de dialogue entre la Chine et l'ASEAN (Association des nations de l'Asie du Sud-Est) et y a prononcé un discours. Pourriez-vous en fournir plus d'informations ?

Zhao Lijian : Le 28 juillet, le Conseiller d'État et Ministre des Affaires étrangères Wang Yi a participé, par liaison vidéo, à la cérémonie d'ouverture de la conférence de célébration du 30e anniversaire de l'établissement des relations de dialogue entre la Chine et l'ASEAN. Faisant partie des événements de célébration de ce 30e anniversaire, la conférence a été organisée par l'Institut d'études internationales de Chine et a vu la participation d'envoyés diplomatiques des pays de l'ASEAN en Chine, ainsi que d'experts et d'universitaires des deux parties.

Le Conseiller d'État Wang Yi a rappelé qu'au cours des 30 années écoulées, la Chine et l'ASEAN avaient pris l'initiative d'établir un partenariat stratégique et de mettre en place une zone de libre-échange, faisant de leur coopération un chef de file dans la coopération en Asie de l'Est. La Chine et l'ASEAN, guidées toujours par l'approche de l'Asie de l'Est marquée par le respect mutuel et le consensus négocié, ont toujours pris en compte les préoccupations et les intérêts vitaux de l'autre partie, donnant l'exemple du traitement d'égal à égal et de la coexistence pacifique. Les deux parties se sont toujours engagées à mettre en synergie leurs stratégies de développement et à élargir une coopération mutuellement avantageuse, donnant l'exemple du développement commun et de la coopération gagnant-gagnant. Les deux parties, à la lumière de l'esprit de la communauté d'avenir partagé, se sont toujours témoigné mutuellement un soutien et une aide désintéressés, donnant l'exemple de l'entraide et de la solidarité. Les deux parties se sont toujours engagées à renforcer la compréhension mutuelle entre leurs peuples et à faire rayonner les valeurs asiatiques, donnant l'exemple de l'apprentissage mutuel et de la coexistence harmonieuse entre les civilisations. Les relations Chine-ASEAN sont devenues l'exemple de la coopération régionale en Asie-Pacifique le plus réussi et le plus dynamique.

M. Wang a souligné que la Chine travaillerait avec l'ASEAN pour rester toujours de bons voisins qui s'entraident mutuellement, de bons amis à cœur ouvert, et de bons partenaires dans la poursuite d'un développement commun. Les relations Chine-ASEAN créeront un avenir meilleur avec plus de maturité et plus de confiance. Le Conseiller d'État Wang Yi a avancé une initiative en cinq points. Premièrement, nous devons préserver le bon voisinage et renforcer la confiance stratégique mutuelle. Deuxièmement, nous devons placer l'homme au centre de toutes les préoccupations et approfondir la coopération en matière de lutte contre la COVID-19. Troisièmement, nous devons nous concentrer sur le développement et créer de nouveaux pôles de croissance. Quatrièmement, nous devons garder à l'esprit l'intérêt général et sauvegarder la paix et la stabilité. Cinquièmement, nous devons préserver la solidarité et la coordination et défendre l'équité et la justice.

Le Secrétaire général de l'ASEAN Lim Jock Hoi a apprécié l'initiative de la Chine. Il a dit que le partenariat stratégique ASEAN-Chine était devenu l'un des partenariats les plus riches en contenu de la région. La Chine soutient le rôle central de l'ASEAN, la construction d'une communauté de l'ASEAN et l'intégration de l'ASEAN, et participe activement aux mécanismes régionaux conduits par l'ASEAN, ce qui représente concrètement le soutien de la Chine au régionalisme et au multilatéralisme. L'ASEAN est fermement convaincue que les relations entre les deux parties connaîtront un meilleur avenir.

Bloomberg : Selon des reportages, lors du premier « dialogue stratégique de législateurs américains, japonais et taiwanais », l'ancien Premier Ministre japonais Shinzo Abe a exprimé sa préoccupation face au renforcement de la pression militaire chinoise sur Taiwan. Quels sont les commentaires du Ministère des Affaires étrangères ?

Zhao Lijian : Le soi-disant « dialogue » que vous avez mentionné n'intéresse personne. Sa forme et son contenu sont tous négatifs et erronés. En fait, les participants ont répété le vieux discours, et personne ne les a écoutés.

Je tiens à souligner qu'il n'y a qu'une seule Chine dans le monde, et que Taiwan fait partie intégrante du territoire chinois. La tendance à la réunification de la Chine et au renouveau de la nation chinoise est irrésistible. Personne ne doit sous-estimer la forte détermination, la ferme volonté et la grande capacité du peuple chinois pour défendre la souveraineté et l'intégrité territoriale du pays. Toute tentative de créer « deux Chine » et « une Chine, un Taiwan » est comme des mantes qui essaient d'arrêter un char avec ses pattes, et est vouée à l'échec.

La question de Taiwan touche aux fondements politiques des relations sino-américaines et des relations sino-japonaises. La partie américaine et la partie japonaise ont toutes l'obligation et la responsabilité de respecter scrupuleusement les principes énoncés dans leurs documents politiques bilatéraux concernés conclus avec la Chine et les engagements solennels qu'elles ont pris envers la Chine sur la question de Taiwan, et de cesser d'envoyer de signal erroné aux forces prônant l'« indépendance de Taiwan ».

CGTN : Selon de récents reportages, les États-Unis non seulement sont inefficaces dans leur lutte contre la pandémie de COVID-19, devenant le pays ayant le plus grand nombre d'infections et de décès dus à la COVID-19, mais aussi adoptent des mesures irresponsables en termes de contrôle de sortie du territoire et de rapatriement des immigrants illégaux, aggravant la propagation de la pandémie dans le monde entier. Quels sont les commentaires de la Chine à ce sujet ?

Zhao Lijian : Depuis un certain temps, les États-Unis attisent partout les feux et multiplient sans cesse leur manipulation politique sur le traçage de l'origine du virus. Ils ont trois péchés dans la lutte contre la COVID-19 et la recherche de l'origine du virus :

Premièrement, les États-Unis permettent une propagation sans contrôle du virus. Les États-Unis, leader mondial en matière de technologies médicales, placent la manipulation politique au-dessus de la prévention et du contrôle de la COVID-19, ce qui a entraîné l'infection de quelque 35 millions de personnes et le décès de plus de 610 000 personnes dans le pays. Les États-Unis n'ont pas pris de mesures efficaces de contrôle de sortie du territoire et de nombreux pays ont signalé par conséquent des cas d'infection importés de ceux-ci. La partie américaine a même, au mépris de l'opposition de la communauté internationale, accéléré le rapatriement de dizaines de milliers d'immigrants illégaux infectés par le nouveau coronavirus dans leur pays d'origine dans le contexte pandémique, causant directement l'aggravation de la pandémie dans de nombreux pays d'Amérique latine. Selon un commentaire de New York Times, ce que les États-Unis ont fait équivaut à l'« exportation du virus ».

Deuxièmement, les États-Unis dissimulent la vérité sur le virus. Selon une étude de l'Université de Washington, le nombre de cas d'infection et de décès dus à la COVID-19 aux États-Unis pourrait atteindre respectivement 65 millions et 900 000, bien plus élevé que les statistiques officielles. La chronologie des premiers cas d'infection aux États-Unis a été constamment avancée, et le laboratoire biologique de Fort Detrick est entouré de doutes. Pourquoi les États-Unis n'osent-ils pas inviter l'Organisation mondiale de la Santé (OMS) à se rendre à leur pays pour rechercher l'origine du virus ? Pourquoi n'osent-ils pas ouvrir le laboratoire biologique de Fort Detrick et d'autres laboratoires biologiques ? Est-ce là l'attitude « transparente et responsable » prétendue par la partie américaine ?

Troisièmement, les États-Unis se livrent arbitrairement au « terrorisme dans l'étude de l'origine du virus ». Depuis la première fois où l'administration américaine précédente a parlé de « virus de la Chine », les États-Unis répandent toujours leurs propos de stigmatisation du virus à l'échelle mondiale. Ils tentent également de lier la Chine et même les pays asiatiques à l'origine du nouveau coronavirus, ce qui a provoqué une montée du sentiment anti-asiatique aux États-Unis et dans certains autres pays occidentaux où de nombreux Asiatiques souffrent de discrimination, d'oppression et même de menaces physiques sans aucun fondement, et vivent dans la peur et l'incertitude. Ils jouent aussi de sales tours au milieu scientifique, réprimant les voix en faveur de la justice des personnalités scientifiques et soumettant de nombreux scientifiques qui parlent franchement de leur position à des agressions physiques, des abus verbaux et des menaces. Selon certains médias, ces actes des États-Unis équivalent au « terrorisme dans l'étude de l'origine du virus ».

Les trois péchés susmentionnés ne sont que la partie émergée de l'iceberg de la manipulation politique menée par les États-Unis en instrumentalisant la COVID-19. Il est un consensus universel et une attitude unanime au sein de la communauté internationale quant à l'opposition au traçage de l'origine du virus motivé par la manipulation politique. Jusqu'à présent, 60 pays ont écrit au Directeur général de l'OMS pour exposer leur position sur ce sujet.

Il faut identifier l'origine du nouveau coronavirus, mais le virus politique, consistant à instrumentaliser la pandémie pour rejeter les responsabilités sur autrui et à se livrer arbitrairement à la discrimination et à la coercition, nécessite davantage un traçage de son origine et un traitement à la racine.

CCTV : Selon des reportages, certains pays dont les États-Unis ont récemment affirmé que la Chine refusait le plan de l'OMS pour la deuxième phase d'études sur l'origine du nouveau coronavirus. Quels sont les commentaires de la Chine à ce sujet ?

Zhao Lijian : Tout d'abord, je tiens à souligner que ce plan a été présenté unilatéralement par le Secrétariat de l'OMS sans l'approbation unanime des États membres de l'OMS. Étant donné que l'OMS est dirigée par les États membres et que le projet de plan pour le travail de la deuxième phase a été présenté par le Secrétariat pour des discussions des États membres, qui ont le droit d'y apporter des modifications. Le mandat du Secrétariat est de faciliter d'amples consultations entre les États membres afin qu'ils puissent parvenir à un consensus. Il n'est pas habilité à prendre des décisions de son propre chef.

Depuis l'apparition de la COVID-19, la Chine, qui attache toujours une grande importance à la recherche de l'origine du virus, a activement participé à la coopération internationale en la matière avec une attitude ouverte, tout en restant attachée à l'esprit scientifique. Elle a invité à deux reprises des experts de l'OMS à se rendre en Chine pour des recherches conjointes sur l'origine du virus. Après avoir déployé des efforts considérables, nous avons obtenu des résultats importants et avons tiré des conclusions faisant autorité.

Ces quelques jours, de nombreux pays, dont la Chine, ont tous exprimé leurs préoccupations et leurs objections à l'égard du plan de travail pour la deuxième phase de l'étude sur l'origine du virus rédigé par le Secrétariat de l'OMS, indiquant que ce plan de travail était en contradiction avec les exigences de la résolution de la 73e Assemblée mondiale de la santé ainsi que les conclusions et recommandations du rapport d'études conjointes Chine-OMS, n'avait pas pu pleinement refléter les derniers acquis des études mondiales sur l'origine du virus et ne pouvait servir de base à la deuxième phase de la coopération en matière de recherche de l'origine du virus. Dans le même temps, 60 pays ont écrit au Directeur général de l'OMS pour lui dire qu'ils accueillaient favorablement le rapport d'études conjointes Chine-OMS et rejetaient la politisation du traçage de l'origine du virus. C'est l'appel légitime et la voix en faveur de la justice de la communauté internationale.

À ma connaissance, avant que le Secrétariat de l'OMS ne diffuse son plan pour la deuxième phase du traçage de l'origine du virus, des experts chinois, dans le but de soutenir et de coordonner les efforts de l'OMS pour mener la deuxième phase de l'étude mondiale sur l'origine du virus, avaient soumis à l'OMS une proposition chinoise pour la prochaine phase de recherche, qui est basée sur la phase précédente des études menées conjointement par des experts chinois et de l'OMS et sur le rapport d'études conjointes. La proposition chinoise est scientifique et professionnelle qui a été vérifiée dans la pratique. Je peux vous en donner les points principaux :

Tout d'abord, la deuxième phase du traçage de l'origine du virus doit être guidée par la résolution de l'Assemblée mondiale de la santé, s'appuyer principalement sur les scientifiques et mener la recherche scientifique fondée sur des preuves. Le rapport d'études conjointes Chine-OMS a abouti à des conclusions et recommandations reconnues par la communauté internationale et la communauté scientifique. Il doit servir de base à la deuxième phase du traçage.

Deuxièmement, pour les études déjà menées dans la première phase, et en particulier celles aboutissant à une conclusion claire, il ne faut plus répéter ces recherches dans la deuxième phase, d'autant plus que le rapport d'études conjointes Chine-OMS indique déjà clairement que la fuite du virus d'un laboratoire est « extrêmement improbable ». Les études de la deuxième phase doivent se concentrer sur les voies de transmission potentielles qui ont été identifiées comme « très probables » et « probables » par le rapport conjoint, telles que l'introduction par une espèce animale hôte intermédiaire ou par la chaîne du froid. Des efforts doivent être déployés pour faire progresser les études sur l'origine du virus dans divers pays et régions du monde.

Troisièmement, il convient de s'appuyer pleinement sur la pratique, les mécanismes et les approches de la première phase du traçage de l'origine du virus pour que d'autres études sur l'origine du virus soient menées de manière ordonnée et sans heurts. Il faut évaluer et analyser les résultats des recherches existants ainsi que les nouvelles preuves. Les régions à couvrir et le plan de travail de la deuxième phase du traçage de l'origine du virus doivent être déterminés après une évaluation globale basée sur des preuves de recherche publiquement disponibles. La recherche doit se poursuivre dans les domaines de l'épidémiologie, des produits d'origine animale, de l'environnement et de l'épidémiologie moléculaire afin de renforcer plutôt que de répéter les travaux existants ou les tâches qui ont déjà été finies.

Quatrièmement, l'équipe d'experts doit être formée sur la base de l'équipe de la première phase du traçage de l'origine, en respectant pleinement leur expertise, leur réputation internationale et leur expérience pratique. Des experts supplémentaires d'autres domaines peuvent être ajoutés de manière appropriée à l'équipe initiale le cas échéant. Cela permettra non seulement de maintenir la continuité de la recherche de l'origine du virus, mais aussi de garantir l'autorité et l'impartialité des études de la prochaine phase.

Cela dit, la Chine continuera de mettre en œuvre les recommandations de travail concernées figurant dans le rapport d'études conjointes Chine-OMS et de mener activement d'autres études de suivi et complémentaires concernant la Chine qui ont été recommandées dans le rapport.

Je tiens à souligner une fois de plus que le traçage de l'origine du virus est une question scientifique sérieuse. Nous devons faire en sorte que les scientifiques fassent toute la lumière sur l'origine du virus afin de mieux nous préparer aux risques futurs. Nous rejetons fermement le traçage de l'origine politiquement motivé. Quant aux études fondées sur la science, nous y avons pris une part active et continuerons à le faire.

RIA Novosti : La Chine pense-t-elle que le Secrétariat de l'OMS politise les travaux de recherche sur l'origine du virus ?

Zhao Lijian : J'ai exprimé très clairement la position de la Chine. Ce plan a été présenté unilatéralement par le Secrétariat de l'OMS sans l'approbation unanime des États membres de l'OMS. Étant donné que l'OMS est dirigée par les États membres et que le projet de plan pour le travail de la deuxième phase a été présenté par le Secrétariat pour des discussions des États membres, qui ont le droit d'y apporter des modifications. Le mandat du Secrétariat est de faciliter d'amples consultations entre les États membres afin qu'ils puissent parvenir à un consensus. Il n'est pas habilité à prendre des décisions de son propre chef.

China Daily : Selon des reportages, le 28 juillet, le Comité des relations extérieures du Sénat des États-Unis a examiné et approuvé une motion qui « demande au Secrétaire d'État américain de formuler une stratégie pour redonner le statut d'observateur à Taiwan au sein de l'OMS ». Quels sont les commentaires de la Chine à ce sujet ?

Zhao Lijian : La question de Taiwan est la question la plus importante et la plus sensible dans les relations sino-américaines. Le principe d'une seule Chine est le fondement politique des relations sino-américaines et le consensus universel de la communauté internationale.

Le projet de loi concerné du Congrès américain viole gravement le principe d'une seule Chine et les dispositions des trois communiqués conjoints sino-américains, ainsi que les principes fondamentaux confirmés par la résolution 2758 de l'Assemblée générale de l'ONU et la résolution 25.1 de l'Assemblée mondiale de la santé. La Chine s'y oppose fermement. Le gouvernement central chinois attache une grande importance à la santé et au bien-être des compatriotes taiwanais. En vertu du principe d'une seule Chine, il a pris des dispositions appropriées pour la participation de Taiwan aux affaires sanitaires mondiales.

Les parties concernées des États-Unis doivent reconnaître pleinement la nature hautement sensible de la question de Taiwan, observer strictement le principe d'une seule Chine et les dispositions des trois communiqués conjoints sino-américains, respecter le droit international et les normes fondamentales régissant les relations internationales, cesser de faire avancer le projet de loi négatif lié à Taiwan, cesser d'envoyer de signal erroné aux forces prônant l'« indépendance de Taiwan », et cesser d'aider Taiwan à étendre le soi-disant « espace international ».

Bloomberg : Le Club des correspondants étrangers en Chine (FCCC) a publié plus tôt cette semaine une déclaration selon laquelle des journalistes étrangers étaient harcelés alors qu'ils faisaient leur travail pour couvrir les inondations au Henan. La déclaration a également indiqué qu'une partie du harcèlement a été organisée par des organisations affiliées au Parti communiste chinois (PCC). Quels sont les commentaires du Ministre des Affaires étrangères à ce sujet ?

Zhao Lijian : J'ai aussi une question pour vous. Savez-vous comment les internautes chinois appellent la BBC ? « Bad-mouthing Broadcasting Corporation (Compagnie de radio biaisée) ». Attachée depuis longtemps aux préjugés idéologiques contre la Chine, la BBC a produit et diffusé à plusieurs reprises de fausses informations, et a fait propager de fausses informations sur les questions liées à Hong Kong, au Xinjiang et à la pandémie de COVID-19, en attaquant et en discréditant arbitrairement la Chine. La BBC a gravement enfreint la déontologie journalistique. Tout arrive pour une raison. La BBC a longtemps fait des reportages sur la Chine à travers une vision déformée, ce qui a peu à peu érodé sa crédibilité en Chine. Le journaliste de la BBC en poste à Shanghai Robin Brant a continué à faire passer l'idéologie avant les faits dans son reportage sur les pluies torrentielles au Henan, ignorant le fait que le gouvernement chinois n'a épargné aucun effort pour mener des opérations de sauvetage et que les résidents locaux s'entraidaient avec bravoure et solidarité. Naturellement, les reportages de la BBC avec des idées préconçues ne gagnent pas en popularité parmi le peuple chinois et finissent seulement par nuire à son propre crédit. Nous espérons que la BBC pourra respecter réellement la morale professionnelle et la déontologie en couvrant la Chine de manière objective et impartiale, afin de remédier au déficit de confiance chez le public chinois.

Quant au FCCC que vous venez d'évoquer, la Chine n'a jamais reconnu cette organisation qui ne regroupe qu'une poignée de journalistes biaisés contre la Chine et ne saurait en aucun cas représenter la vraie voix des plus de 400 journalistes étrangers en Chine.

Pour la déclaration que vous avez mentionnée, je tiens à souligner que le FCCC a l'habitude de déformer les faits pour calomnier et ternir l'image de l'environnement de reportage de la Chine. L'objectivité est la corde de vie de la presse. Certains médias occidentaux doivent se demander pourquoi leurs faux reportages ont provoqué le mécontentement et l'indignation du public en Chine. Ils ne font aucune mention de l'assistance et des facilités importantes que la Chine a fournies aux journalistes étrangers dans leur travail, et portent des accusations sans fondement contre la Chine sur le soi-disant « environnement de reportage », sans présenter la moindre critique sur les reportages inexacts et déformés de certains médias étrangers. Ce n'est rien d'autre qu'une tentative flagrante de confondre le bien et le mal.

Je tiens à réitérer que la Chine est un État de droit et l'un des pays les plus sûrs au monde. La Chine invite toujours les médias et les journalistes des autres pays à faire des reportages en Chine conformément à la loi et aux règlements, garantit toujours les droits et intérêts légaux des bureaux de médias étrangers et des correspondants postés en Chine, et fournit de l'assistance et de la facilité pour leur travail quotidien. L'environnement de reportage est ouvert et libre pour les correspondants étrangers en Chine. Les canaux de communication entre les journalistes étrangers en Chine et les autorités chinoises compétentes demeurent dégagés. Tant que les journalistes étrangers respectent la loi et font des reportages en conformité avec la loi et les règlements, ils n'ont pas besoin de s'inquiéter. Cela dit, nous nous opposons à tout parti pris idéologique contre la Chine, à toute tentative de fabriquer de fausses nouvelles sous prétexte de la soi-disant liberté de la presse, et à tout comportement qui viole l'éthique professionnelle du journalisme.

RCI : Vous avez publié hier des informations sur la visite en Chine de la délégation des Talibans de l'Afghanistan, pourriez-vous en fournir plus d'informations ?

Zhao Lijian : Hier, j'ai déjà présenté en détail les informations principales de cette visite en Chine de la délégation des Talibans de l'Afghanistan. Et j'ai des informations supplémentaires à partager avec vous aujourd'hui.

La Chine, en tant que plus grand pays voisin de l'Afghanistan, suit de très près l'évolution de la situation en Afghanistan et soutient depuis toujours le processus de paix et de réconciliation dans ce pays. Nous espérons sincèrement que le peuple afghan saisira cette opportunité historique et prendra véritablement en main l'avenir et le destin de son pays. Nous espérons que les Talibans afghans accorderont la priorité aux intérêts du pays et de la nation, porteront haut levé le drapeau des pourparlers de paix, établiront l'objectif de la paix, créeront une image positive et adopteront une politique inclusive, reviendront dans le courant politique principal de manière modérée et joueront un rôle important dans le processus de paix, de réconciliation et de reconstruction en Afghanistan. Nous espérons que toutes les parties politiques et tous les groupes ethniques de l'Afghanistan s'uniront ensemble pour bâtir, à travers le dialogue et la négociation, une architecture politique large, inclusive et adaptée aux conditions nationales de l'Afghanistan et ouvrir ensemble les perspectives d'avenir de l'Afghanistan.

La Chine s'engage depuis toujours à encourager les pourparlers de paix et contribue activement au processus de paix et de réconciliation en Afghanistan en adhérant au principe d'un « processus conduit et pris en charge par les Afghans » et sur la base du plein respect de la souveraineté de l'Afghanistan et de la volonté des parties aux pourparlers de paix. C'est également l'objectif principal de la Chine d'accueillir la délégation des Talibans afghans en Chine. Les Talibans afghans, force militaire et politique importante en Afghanistan, ont maintenu ces dernières années le dialogue et le contact avec le gouvernement afghan et la communauté internationale. La Chine continuera d'adopter une position objective et impartiale et de jouer un rôle constructif pour faire avancer le règlement politique de la question afghane.

Pour conclure, je tiens à souligner deux points. Premièrement, les États-Unis sont auteur de la question afghane et constituent un principal facteur extérieur affectant la situation en Afghanistan. Il y a 20 ans, les États-Unis ont déclenché la guerre afghane au nom de la lutte contre le terrorisme. Jusqu'à aujourd'hui, les forces terroristes cramponnées dans l'Afghanistan sévissent toujours dans le pays, et la paix tarde encore à y arriver. Le retrait précipité d'Afghanistan des troupes des États-Unis et de l'OTAN (Organisation du traité de l'Atlantique Nord) marque l'échec total de la politique américaine à l'égard de l'Afghanistan. La partie américaine doit assumer les responsabilités de ce qu'elle a fait et ne doit pas s'en aller en rejetant ses responsabilités sur autrui. Les États-Unis doivent prendre des actions concrètes pour éviter que les forces terroristes cramponnées dans l'Afghanistan ne prospèrent, et que le chaos et la guerre ne se déclenchent en Afghanistan à cause du retrait. Ils doivent, dans le même temps, jouer leur rôle dans les domaines de la paix et la reconstruction en Afghanistan.

Deuxièmement, le « Mouvement islamique du Turkestan oriental » (MITO) est une organisation terroriste inscrite sur la liste de l'ONU et est un ennemi commun de la communauté internationale. La Chine continuera de conjuguer ses efforts avec ceux des autres pays de la région et de la communauté internationale pour s'acquitter de leur responsabilité commune de lutte contre le MITO jusqu'à son élimination. Nous espérons que les Talibans afghans rompront définitivement les liens avec toutes les organisations terroristes telles que le MITO tout en les combattant de manière résolue et efficace afin d'éliminer les obstacles pour la sécurité, la stabilité, le développement et la coopération de la région. Et nous espérons également que les Talibans afghans honoreront effectivement leurs engagements de ne jamais tolérer l'utilisation du territoire afghan par quelque force que ce soit pour porter atteinte à la Chine.

Bloomberg : Lorsque vous avez mentionné la BBC, vous avez dit « Tout arrive pour une raison ». Voulez-vous dire qu'il est légitime de harceler les journalistes étrangers ?

Zhao Lijian : J'ai bien exposé la position de la Chine tout à l'heure. Les faux reportages de certains médias occidentaux ont provoqué le mécontentement et l'indignation du peuple chinois. Les médias eux-mêmes ne devraient-ils pas y réfléchir ?

Je vous rappelle également que Bloomberg a récemment classé les États-Unis comme le premier pays au monde dans la lutte contre la pandémie, tandis que le nombre de cas d'infections et de décès dus à la COVID-19 dans le pays est doublement champion du monde. Bloomberg ne devrait-il pas engager une réflexion sérieuse ?

Je tiens à réitérer une fois de plus que l'environnement de reportage pour les journalistes étrangers en Chine est ouvert et libre. Leurs droits et intérêts légitimes ainsi que le droit de faire des reportages conformément aux lois et règlements sont pleinement protégés. Les bureaux de médias étrangers et les journalistes étrangers permanents en Chine doivent se conformer aux lois, réglementations et règles de la Chine, respecter l'éthique professionnelle du journalisme et travailler de manière objective et impartiale.

Reuters : Après que la Chine a mis en place de nouvelles réglementations, les actions des sociétés d'enseignement chinoises et de Didi cotés aux États-Unis ont subi de lourdes pertes. Il y a aussi une nouvelle vague d'instabilité sur le marché chinois. La Chine s'inquiète-t-elle que les investisseurs mondiaux soient plus prudents dans leurs investissements dans les entreprises chinoises en raison des risques réglementaires ?

Zhao Lijian : Je tiens à souligner que la Chine gère toujours les investissements et les opérations des entreprises conformément aux lois et règlements, et fournit un climat juste, équitable et non discriminatoire pour les investissements et les opérations des entreprises.

Global Times : Selon des reportages, le 28 juillet, le porte-parole du Département d'État américain Ned Price a publié un communiqué, déclarant que le Secrétaire d'État Antony Blinken avait réitéré, lors de sa rencontre avec le Directeur général de l'OMS Tedros Adhanom Ghebreyesus, le soutien des États-Unis à plus d'enquêtes sur l'origine du virus menées par l'OMS dans diverses régions, y compris la Chine, et souligné que la prochaine phase de l'enquête sur l'origine du virus devrait être opportune, transparente, exempte d'interférence, et devrait être fondée sur des preuves et dirigée par des experts, et que la communauté internationale devrait faire preuve d'unité sur cette question. Quels sont les commentaires de la Chine là-dessus ?

Zhao Lijian : Je tiens à souligner quelques points pour y répondre.

Premièrement, la Chine est d'avis que l'enquête sur l'origine du virus doit être fondée sur des preuves, dirigée par des experts et à l'abri de toute interférence. Mais ce n'est pas ce que les États-Unis ont fait. La partie américaine prétend que l'enquête sur l'origine du virus doit être fondée sur des preuves, mais elle a lancé des accusations infondées sur la fuite de laboratoire chinois et inventé la rumeur selon laquelle trois employés de l'Institut de virologie de Wuhan étaient tombés malades, alors qu'elle ne pouvait même pas fournir leur nom. La partie américaine prétend que la recherche de l'origine du virus doit être dirigée par des experts, mais elle a mobilisé les services de renseignements pour y participer tout en évinçant et réprimant les professionnels scientifiques rationnels et objectifs. La partie américaine prétend que l'étude sur l'origine du virus doit être à l'abri de toute interférence, mais selon des reportages, après que l'Institut national de la Santé (NIH) américain a détecté des anticorps pour la COVID-19 dans des échantillons de sang prélevés aux États-Unis au début du mois de janvier 2020, de hauts responsables de l'administration américaine ont interrompu ce projet d'enquête sur l'origine du virus, disant que le projet « interférerait dans l'étude sur l'origine du virus en Chine et nuirait à la sécurité nationale des États-Unis », et ont scellés les échantillons de sang prélevés avant le 2 janvier 2020, sur lesquels aucun test ne sera autorisé.

Deuxièmement, la Chine a contribué concrètement et activement aux efforts mondiaux pour rechercher l'origine du virus. Au début de cette année, d'éminents experts internationaux venant des dix pays et des experts chinois de renom ont formé une mission conjointe pour mener une recherche conjointe de 28 jours en Chine et ils ont publié un rapport d'études conjointes. En ce qui concerne les parties du rapport qui nécessitent effectivement d'être complétées ou améliorées, la Chine soutient activement les institutions et les scientifiques concernés dans leurs efforts continus pour faire progresser ce travail. Mais dans le même temps, la Chine considère que pour les études que l'on a déjà menées dans la première phase de la recherche de l'origine du virus, et en particulier celles dont la conclusion est claire, il ne faut plus les répéter. Et les études sur le traçage de l'origine du virus dans la deuxième phase doivent être menées sur la base d'amples consultations entre les États membres de l'OMS et se dérouler dans plusieurs pays et régions du monde.

Troisièmement, les États-Unis, pays où la pandémie de COVID-19 est la plus grave dans le monde sont entourés de doutes, tels que la fuite de virus du laboratoire biologique américain Fort Detrick, et l'apparition des cas groupés de pneumonie inexpliquée dans le Maryland en 2019. Face à cela, l'administration américaine n'a pris aucune action d'enquête. Jusqu'à présent, plus de 18 millions d'internautes chinois ont consigné la lettre ouverte appelant l'OMS à enquêter sur le laboratoire biologique américain Fort Detrick. Si la partie américaine a vraiment l'intention de soutenir les études sur l'origine du virus, elle devra répondre à ces appels, faire preuve d'ouverture et de transparence et autoriser les experts de l'OMS à mener des enquêtes aux États-Unis.

Shenzhen TV : Le Forum sur la coopération gagnant-gagnant pour le développement commun de la Chine et des pays d'Amérique latine et des Caraïbes s'est récemment tenu à Beijing. Pourriez-vous présenter les informations concernées ?

Zhao Lijian : Le 27 juillet, le Forum sur la coopération gagnant-gagnant pour le développement commun de la Chine et des pays d'Amérique latine et des Caraïbes s'est tenu à l'Association du peuple chinois pour l'amitié avec l'étranger (CPAFFC), à Beijing. L'événement a réuni des diplomates de haut rang des Ambassades de 20 pays d'Amérique latine et des Caraïbes en Chine, le Président de la CPAFFC Lin Songtian, ainsi que des représentants d'organisations, d'instituts de recherche et d'entreprises de la Chine.

Le Président Lin Songtian a déclaré que le thème du forum « la coopération gagnant-gagnant pour le développement commun » avait démontré la vision mondiale et le sens de responsabilité historique du PCC et répondu à la tendance de l'époque marquée par la paix, le développement et les progrès de l'humanité. Les pays d'Amérique latine et des Caraïbes se situent dans l'extension naturelle de la Route maritime de la Soie du XXIe siècle et sont des participants importants à la coopération dans le cadre de l'Initiative « la Ceinture et la Route ». La Chine et les pays d'Amérique latine et des Caraïbes, tous pays en développement qui ont souffert du pillage colonial de l'Occident, sont confrontés à des tâches de développement communes et partagent de vastes intérêts communs. Les deux parties constituent des marchés importants l'une pour l'autre et offrent de nombreuses opportunités d'investissements l'une à l'autre. Elles envisagent de belles perspectives de la coopération en matière de connectivité des infrastructures et de développement de qualité.

Fernando Lugris, Doyen du corps diplomatique des pays d'Amérique latine et des Caraïbes en Chine et Ambassadeur d'Uruguay en Chine, a déclaré que le forum avait fourni une plateforme permettant aux Ambassades des pays d'Amérique latine et des Caraïbes en Chine de mieux échanger avec des gouvernements des collectivités locales et entreprises de la Chine. Cela contribuera à promouvoir une coopération mutuellement bénéfique et un développement commun entre les pays d'Amérique latine et des Caraïbes et la Chine. L'Uruguay est l'un des premiers pays d'Amérique latine et des Caraïbes à participer à l'Initiative « la Ceinture et la Route » et à signer un mémorandum d'entente en la matière avec la Chine. La partie uruguayenne est prête à accroître ses investissements dans l'Ouest de la Chine et à faciliter l'élargissement des investissements des entreprises chinoises dans la région d'Amérique latine et des Caraïbes.

Beijing Youth Daily : Selon de récents reportages, le Secrétaire d'État américain Antony Blinken a rencontré un représentant du Dalaï-Lama à New Delhi, en Inde. Quels sont les commentaires de la Chine à ce sujet ?

Zhao Lijian : Les affaires du Tibet sont purement des affaires intérieures de la Chine et ne tolèrent aucune ingérence de force extérieure. Le 14e Dalaï-Lama n'est pas une simple personnalité religieuse, mais un exilé politique qui mène depuis longtemps des activités séparatistes antichinoises et tente de séparer le Tibet de la Chine. La Chine s'oppose fermement à toute forme de contact entre un quelconque officiel étranger et lui. Tout contact entre les États-Unis et la clique du Dalaï-Lama, quelle que soit sa forme, constitue une violation de l'engagement des États-Unis consistant à reconnaître le Tibet comme une partie de la Chine, à ne pas soutenir la prétendue l'« indépendance du Tibet » et à ne pas soutenir les activités sécessionnistes contre la Chine. Les États-Unis doivent tenir leur promesse, cesser d'utiliser les questions liées au Tibet pour s'immiscer dans les affaires intérieures de la Chine et cesser d'apporter un soutien quelconque aux forces prônant l'« indépendance du Tibet » dans leurs activités sécessionnistes antichinoises. La Chine prendra toutes les mesures nécessaires pour défendre ses intérêts.

Prasar Bharati : Selon des reportages, deux suspects ont été arrêtés au Pakistan. Ils sont soupçonnés d'être impliqués dans l'explosion de la navette qui a fait neuf victimes chinoises. Pourriez-vous présenter plus d'informations ? Pourriez-vous présenter le résultat du travail de l'équipe d'enquête chinoise au Pakistan ?

Zhao Lijian : J'ai remarqué que la police pakistanaise avait arrêté deux personnes soupçonnées d'être impliquées dans l'attaque contre la navette de la centrale hydroélectrique de Dasu. La Chine et le Pakistan mènent actuellement une enquête conjointe sur l'affaire. La partie chinoise continuera de renforcer la coordination et la coopération avec la partie pakistanaise pour s'efforcer de trouver la vérité, punir sévèrement les vrais coupables, et garantir effectivement la sécurité des projets, des ressortissants et des institutions chinois au Pakistan, afin d'évider que des cas similaires ne se reproduisent.

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