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Les relations entre l'Algérie et la Chine sont "historiques et fortes" selon l'ambassadeur algérien
2016/11/03


(Xinhua/Chen Junxia)

BEIJING, 2 novembre (Xinhua) -- "Les relations entre l'Algérie et la Chine sont historiques et fortes, et nous souhaitons que nos deux pays se connaissent mieux et s'apprécient encore plus", a déclaré mercredi Ahcene Boukhelfa, l'ambassadeur d'Algérie en Chine, lors d'une interview accordée à Xinhua à l'occasion du 62e anniversaire de la fondation de la République algérienne démocratique et populaire.

Les relations entre les deux pays remontent à 1958, année qui a vu l'établissement des relations diplomatiques bilatérales entre le Gouvernement provisoire de la République algérienne (GPRA) et la République populaire de Chine.

Les diplomates des deux pays "s'attellent à construire et à développer une relation forte et dynamique dans l'intérêt des deux peuples et conjuguent leurs efforts pour la préservation de la paix et de la stabilité dans le monde entier", a indiqué M. Boukhelfa, qualifiant ces relations bilatérales de "toujours excellentes".

Les présidents algérien Abdelaziz Bouteflika et chinois Xi Jinping ont signé en 2014 un accord de partenariat stratégique global, "le premier que la Chine a conclu avec un pays arabe", a-t-il souligné, ajoutant que dans le cadre de ce partenariat, les ministres des Affaires étrangères des deux pays ont signé la même année un plan quinquennal de développement des relations dans tous les domaines.

Par ailleurs, a-t-il ajouté, "la Chine est depuis 2013 le premier partenaire économique de mon pays et nous œuvrons, jour après jour, au renforcement et à l'expansion de cette relation".

Selon l'ambassadeur, d'importantes visites ont été effectuées de part et d'autre cette année. La Chine a reçu le secrétaire général du Front de libération nationale (FLN), le parti qui a conduit l'Algérie à recouvrer son indépendance en 1962, ainsi qu'Abdelkader Messahel, ministre des Affaires maghrébines, de l'Union Africaine et de la Ligue arabe et, tout récemment, Abdelouahab Nouri, ministre de l'Aménagement du territoire, du Tourisme et de l'Artisanat.

De son côté, l'Algérie a reçu Wang Yong, conseiller d'Etat, ainsi que les vice-ministres des Affaires étrangères en charge de différents dossiers et des responsables du Parti communiste chinois. "Toutes ces visites dénotent, à notre sens, la solidité des relations bilatérales et donneront à coup sûr un nouvel élan à nos liens. Par ailleurs, les flux d'échanges humains composés notamment d'hommes d'affaires, d'étudiants, d'hommes de la presse et de la culture sont quasi-quotidiens", a-t-il poursuivi.


(Xinhua/Chen Junxia)

"Le rôle des relations sino-algériennes est éminemment déterminant dans la politique étrangère de mon pays. Cette dimension est incrustée tant dans la lettre que dans l'esprit de la Déclaration de partenariat stratégique global par le biais duquel les chefs d'Etat de nos deux pays ont tenu à signifier leur volonté commune pour hisser les relations bilatérales à des niveaux quantitatif et qualitatif plus élevés", a affirmé M. Boukhelfa.

Le diplomate se rappelle qu'"aux moments les plus adverses", le peuple chinois a apporté au peuple algérien une aide importante et précieuse pour se libérer du joug du colonialisme et que le peuple algérien, représenté à l'époque par son ministre des Affaires étrangères, Abdelaziz Bouteflika, a déployé tous les efforts pour arracher en 1971 l'adoption par l'Assemblée générale des Nations Unies de la résolution qui a permis à la Chine de retrouver la plénitude de ses droits dans le concert des nations et de reprendre son siège légitime aussi bien à l'AG de l'ONU qu'au Conseil de sécurité.

En ce qui concerne les échanges entre peuples, M. Boukhelfa a noté que "les entreprises chinoises sont nombreuses en Algérie et leur présence se verra encore plus renforcée. Nous espérons que la présence chinoise soit traduite en termes d'investissement, de même que nous souhaitons que des entreprises algériennes s'intéressent aux opportunités d'investissement et d'exportation que recèle le marché chinois".

Le diplomate a aussi encouragé ses compatriotes à venir visiter ce "si beau pays" qu'est la Chine et invité les Chinois "à aller découvrir les richesses et les paysages fabuleux de notre pays".

Parlant des projets conjoints, M. Boukhelfa a indiqué vouloir "peaufiner et enrichir" le cadre juridique régissant les relations bilatérales "qui est déjà très important". Et de citer par exemple la signature cette année d'un accord sur les capacités industrielles "qui va ouvrir la voie à un véritable transfert de technologies et un accroissement substantiel des investissements chinois en Algérie".

"En outre, nous travaillons à faciliter et à densifier les flux d'échanges entre nos deux pays. Vous devriez savoir que plus de 55.000 Chinois vivent et travaillent en Algérie."

Evoquant les échéances à venir, l'ambassadeur a annoncé pour prochainement une série de visites de haut de niveau dans les deux sens, "à l'instar de la visite en Chine du président de l'Assemblée populaire nationale (APN) et d'autres visites en Algérie qui seront effectuées par des dirigeants chinois".

Selon lui, les autorités et les entreprises travaillent aussi à un projet important, celui de Port Centre à Ténès, entre Alger et Oran, qui sera réalisé avec des partenaires chinois et sera au service non pas de l'économie algérienne seule, mais aussi à celles de toute la région.

Il s'agit d'un projet "porteur et ambitieux" qui est en "parfaite adéquation" avec le souhait du président chinois Xi Jinping d'établir une route maritime dans le cadre de l'initiative "la Ceinture et la Route". "A côté de ce grand projet, il y encore d'autres projets qui sont en cours d'élaboration ou de discussion entre nos deux pays et ce dans tous les domaines", a-t-il conclu

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